Robert Carradine
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Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Né le 24 mars 1954 à Hollywood, Californie (États-Unis), Robert Carradine est un acteur américain appartenant à une grande dynastie hollywoodienne. Il est le fils du vétéran du cinéma John Carradine, et le demi-frère des acteurs David Carradine, Keith Carradine et Bruce Carradine. Issu de cette fratrie de comédiens au style aussi éclectique que leur filmographie, Robert Carradine s’est taillé une place bien à lui dans l’histoire du cinéma américain — une place certes moins dramatique que celle de ses frères, mais tout aussi mémorable pour les amateurs de comédie et de cinéma populaire des années 1980.
Longtemps associé à un seul rôle, il est pourtant bien plus qu’un simple nerd à lunettes.
La Revanche des nerds : le rôle culte de Lewis Skolnick
Si le nom Robert Carradine n’évoque pas immédiatement une filmographie imposante, son visage, lui, est gravé dans la mémoire collective. C’est en 1984 qu’il accède à une notoriété internationale grâce à La Revanche des nerds (Revenge of the Nerds), comédie devenue culte dans laquelle il incarne Lewis Skolnick, le nerd par excellence : intelligent, naïf, maladroit et obstinément optimiste.
Le film, sorte de manifeste geek avant l’heure, met en scène une bande de marginaux surdoués qui prennent leur revanche sur les populaires du campus à coups d’ingéniosité, de camaraderie et, disons-le, de gags pas toujours subtils. Le succès est immédiat, et Robert Carradine reprend ce rôle dans plusieurs suites, consolidant son statut de héros des ringards.
Avec La Revanche des nerds, il devient malgré lui un symbole de la culture outsider, à une époque où le mot « nerd » n’avait pas encore été valorisé par la technologie ou les réseaux sociaux. Son personnage devient presque un archétype, et sa moustache — oui, même elle — a sa propre petite place dans l’histoire du cinéma comique.
Une carrière variée mais discrète, entre télévision et cinéma indépendant
Avant ce rôle iconique, Robert Carradine fait ses armes dans des films beaucoup plus sérieux. Il débute dans Aloha, Bobby and Rose (1975), puis joue aux côtés de John Wayne dans The Cowboys (1972), alors qu’il n’a même pas 20 ans. On le retrouve ensuite dans des œuvres plus ambitieuses comme Mean Streets de Martin Scorsese (1973), où il incarne un jeune homme désespéré, ou encore dans Coming Home (1978), drame sur les vétérans du Vietnam, avec Jane Fonda et Jon Voight.
Autant dire qu’il ne s’est pas contenté de jouer des geeks dans des campus américains. Mais c’est bel et bien la comédie — parfois potache, souvent sincère — qui finit par définir sa carrière aux yeux du grand public.
À la télévision, Robert Carradine apparaît dans une multitude de séries : Law & Order: Criminal Intent, ER, NCIS, The Twilight Zone, Lizzie McGuire (où il joue le père de Lizzie), ou encore Jane the Virgin. Toujours dans des rôles secondaires, souvent attachants, parfois simplement fonctionnels, mais portés par une présence discrète et efficace.
Un héritage familial et artistique assumé
Né dans une famille d’acteurs, Robert Carradine n’a jamais vraiment cherché à éclipser ses frères. Là où David flirtait avec les marges du cinéma expérimental et Keith collectionnait les rôles dans les drames historiques ou les séries HBO, Robert choisissait une voie plus modeste, mais tout aussi essentielle dans l’écosystème hollywoodien : celle de l’acteur fiable, capable de jouer un professeur lunaire, un père bienveillant ou un nerd attachant, sans jamais voler la vedette — ni s’y perdre.
Sa fille, Ever Carradine, poursuit aujourd’hui la tradition familiale, avec des rôles notables dans The Handmaid’s Tale ou Runaways. La relève est donc assurée, et le nom Carradine continue de circuler sur les plateaux, génération après génération.
Robert Carradine : une icône inattendue de la culture pop
S’il n’a jamais été une star au sens classique du terme, Robert Carradine reste une figure emblématique pour ceux qui ont grandi dans les années 1980 et 1990. Il incarne un certain cinéma de la marge, de l’underdog, où l’on peut être petit, timide, binoclard… et finir par gagner.
Son jeu sobre, ses personnages souvent sincères, et sa longévité discrète font de lui un acteur dont la carrière mérite d’être relue autrement que sous l’angle du cliché comique. Car derrière les lunettes de Lewis Skolnick se cache un comédien bien plus subtil qu’il n’y paraît.
Et puis, soyons honnêtes : sans Robert Carradine, qui aurait défendu les nerds au cinéma ?