Rob Schneider
- Casting
Détails
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| Filmographie | 11 films |
Biographie
Rob Schneider, de son nom complet Robert Michael Schneider, est né le 31 octobre 1963 à San Francisco, en Californie (États-Unis). Il est surtout connu pour ses comédies populaires des années 2000, ses nombreux rôles excentriques et son appartenance au cercle très fermé des humoristes formés au Saturday Night Live. Acteur de physique passe-partout mais à l’énergie débordante, Rob Schneider s’est imposé comme un visage récurrent de la comédie américaine, souvent dans des rôles absurdes, décalés, parfois contestés, mais toujours assumés. Fils d’un père américain d’origine juive et d’une mère philippine, Rob Schneider revendique régulièrement son métissage, qu’il évoque autant dans ses sketchs que dans ses engagements personnels. Il est également le père de la chanteuse Elle King, née en 1989.
Les débuts sur scène et l’ascension via Saturday Night Live
C’est par le stand-up que Rob Schneider entre dans le monde du spectacle, se produisant dans les comedy clubs californiens à la fin des années 1980. Son style ? Rapide, nerveux, parfois clownesque, toujours énergique. Il attire rapidement l’attention et intègre l’équipe d’écriture de Saturday Night Live (SNL) en 1988, avant de passer devant la caméra en 1990.
Il y crée plusieurs personnages devenus emblématiques, comme The Richmeister, employé de bureau ringard à l’enthousiasme excessif, qui surnomme tout le monde avec des "Hey, Mikey-boy!" et autres absurdités typiques des open spaces des années 90. Sa période à SNL coïncide avec celle d’autres comédiens devenus célèbres : Adam Sandler, Chris Farley, David Spade… Une bande de potes qui formera ensuite la colonne vertébrale d’un certain type de comédie américaine.
L’ère des comédies "à la Rob Schneider" : Deuce Bigalow, The Animal et compagnie
C’est à partir de la fin des années 1990 que Rob Schneider se lance dans des films en solo, souvent produits par Happy Madison, la société d’Adam Sandler. Il incarne des personnages marginaux, souvent naïfs, mis dans des situations totalement improbables. Le ton est volontairement absurde, le comique souvent physique, et les intrigues frôlent allègrement le surréalisme.
Parmi les titres les plus connus :
- Deuce Bigalow: Male Gigolo (1999), où il joue un nettoyeur d’aquariums reconverti en escort-boy
- The Animal (2001), dans lequel son personnage reçoit des greffes d’animaux et développe des comportements bestiaux
- The Hot Chick (2002), un film de "body swap" où il incarne une adolescente coincée dans le corps d’un homme adulte
Ces films connaissent un succès commercial relatif, souvent alimenté par un public adolescent friand d’humour potache. Côté critique, les avis sont bien plus mitigés — voire franchement désastreux. Mais Rob Schneider ne cherche jamais à faire dans la subtilité : il assume pleinement une comédie bas de plafond, parfois volontairement grotesque, et cultive une image de "loser attachant" un peu à côté de la plaque.
Rôles secondaires dans les films d’Adam Sandler : un comparse fidèle
Même quand il ne tient pas le rôle principal, Rob Schneider reste omniprésent dans l’univers cinématographique d’Adam Sandler. Il apparaît dans Big Daddy, The Waterboy, 50 First Dates, You Don’t Mess with the Zohan, Grown Ups, et une longue série d’autres films produits par Happy Madison.
Ses apparitions sont souvent brèves mais marquantes, avec des personnages ultra-caricaturaux : le coach hystérique, le livreur déjanté, l’étranger au fort accent (parfois problématique selon les sensibilités d’aujourd’hui). Il incarne une certaine figure de l’humour à l’ancienne, où l’exagération prime sur la nuance — avec tous les débats que cela peut susciter.
Une image publique entre autodérision et controverse
Rob Schneider cultive depuis longtemps une image de trublion, à la fois dans ses rôles et dans ses prises de parole. Il n’hésite pas à se moquer de lui-même, de ses films mal notés, ou de son statut d’"acteur ringard". Il a même été l’objet de blagues régulières dans les médias, notamment par South Park, qui parodiait à répétition ses films ("Rob Schneider is… a carrot!").
Mais derrière cette légèreté apparente, Rob Schneider prend parfois des positions plus sérieuses. Il s’est exprimé sur des sujets politiques, a soutenu certains candidats républicains, et s’est également fait remarquer par des prises de position controversées sur les vaccins, notamment durant la pandémie de Covid-19. Ces sorties lui ont valu plusieurs critiques et un éloignement relatif de certaines sphères hollywoodiennes.
Télévision, stand-up et un retour à l’essentiel
En parallèle du cinéma, Rob Schneider est revenu ces dernières années à ses racines comiques, notamment avec le stand-up. Il tourne régulièrement aux États-Unis, avec un humour fidèle à lui-même : débridé, provocateur, parfois kitsch, parfois touchant. Il a également lancé une série semi-autobiographique, Real Rob (Netflix), dans laquelle il joue une version fictive de lui-même, entouré de sa vraie femme et de sa fille.
La série adopte un ton volontairement second degré, entre sitcom décalée et auto-parodie. Elle reflète assez bien l’univers de Rob Schneider : une envie de faire rire coûte que coûte, même si ça frôle parfois le ridicule.
Rob Schneider : un acteur atypique, à la marge mais jamais loin
Rob Schneider n’a jamais cherché la reconnaissance critique, ni les rôles profonds. Il représente une forme d’humour populaire, à l’ancienne, un peu brouillon, parfois daté, mais encore apprécié par un public fidèle. Il fait partie de cette génération de comédiens sortis du Saturday Night Live qui ont su créer leur propre univers, à défaut de plaire à tous.
Sa carrière, faite de hauts commerciaux et de bas critiques, reste marquée par une constance dans l’auto-dérision, et une capacité à assumer l’humour potache sans complexe. On peut aimer ou non, mais Rob Schneider, lui, continue de faire ce qu’il a toujours fait : ne jamais se prendre trop au sérieux, et reste un nom familier du paysage comique américain.