Rob Cohen

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Filmographie 12 films

Biographie

Rob Cohen, né le 12 mars 1949 à Cornwall, New York (États-Unis), est un réalisateur, scénariste et producteur américain, principalement connu pour son travail sur des films d’action à grand spectacle, souvent construits autour d’univers virils, de mécaniques puissantes et de récits calibrés pour le grand public.

S’il n’est pas associé à un style cinématographique personnel au sens strict, Rob Cohen est reconnu pour sa capacité à livrer des films commerciaux efficaces, au croisement du thriller, de la science-fiction légère et du pur divertissement.

Son nom reste notamment attaché au lancement de deux franchises majeures du cinéma hollywoodien des années 2000 : The Fast and the Furious et xXx.

Une carrière éclectique aux débuts très hollywoodiens

Diplômé de Harvard, Rob Cohen commence sa carrière dans les années 1970 en tant que cadre dans plusieurs grands studios, dont Fox et Motown Productions. Il y apprend les rouages de l’industrie du cinéma de l’intérieur, avant de passer progressivement à la réalisation. Il travaille d’abord sur des téléfilms, puis réalise quelques longs-métrages dans les années 1980, sans grand retentissement.

C’est dans les années 1990 que Rob Cohen se fait un nom en signant des films qui combinent action, effets spéciaux et grands thèmes populaires. Dragon: The Bruce Lee Story (1993), biopic romancé de la légende des arts martiaux, attire l’attention par sa mise en scène dynamique et son ton accessible. Il enchaîne ensuite avec Dragonheart (1996), une fantasy familiale mêlant animation numérique (le dragon est doublé par Sean Connery) et récit chevaleresque. À l’époque, les effets spéciaux du film sont salués comme une petite prouesse technique.

Ces productions installent Rob Cohen comme un artisan capable de livrer des films spectaculaires, accessibles à un large public, et techniquement bien ficelés, sans forcément viser l’avant-garde artistique.

The Fast and the Furious : la franchise qui change la donne

En 2001, Rob Cohen réalise The Fast and the Furious, film d’action centré sur les courses de rue et le monde underground de la culture automobile. Porté par Vin Diesel et Paul Walker, le film connaît un succès commercial inattendu. Son esthétique urbaine, sa mise en scène nerveuse et sa bande-son branchée séduisent un jeune public en quête de sensations fortes.

Le film ne révolutionne pas le cinéma, mais il donne naissance à l’une des franchises les plus lucratives de l’histoire d’Universal Pictures. Ironiquement, Rob Cohen ne réalisera aucun des volets suivants, mais son travail sur le premier opus reste fondateur. Il impose notamment les codes visuels de la série : montage rapide, caméra immersive dans les moteurs, glamour un peu bling-bling et hiérarchies viriles.

xXx : une autre tentative de franchise d’action

Fort du succès de Fast and Furious, Rob Cohen retrouve Vin Diesel pour xXx (2002), sorte de version extrême de James Bond, avec un héros casse-cou, tatoué, amateur de sports extrêmes et de provocations. Là encore, le film vise un public adolescent et jeune adulte, avide de scènes d’action spectaculaires et de gadgets explosifs.

Le film ne convainc pas vraiment les critiques, mais le public répond présent. Comme pour Fast and Furious, Cohen crée ici les bases d’un univers — même si, encore une fois, il ne poursuivra pas l’aventure sur les épisodes suivants.

Des films de genre, de l’efficacité et quelques revers

Après ces deux succès, Rob Cohen continue dans la veine du cinéma d’action grand public. Il réalise Stealth (2005), un film de science-fiction militaire avec avion intelligent (et rebelle), qui se solde par un échec critique et commercial. En 2008, il signe The Mummy: Tomb of the Dragon Emperor, troisième volet de la saga initiée par Stephen Sommers. Le film, malgré un casting séduisant (Jet Li, Michelle Yeoh), peine à convaincre, et marque un essoufflement.

Par la suite, il réalise des thrillers plus modestes, comme Alex Cross (2012) avec Tyler Perry, ou The Boy Next Door (2015) avec Jennifer Lopez, qui repose sur une tension psychologique à base de relations interdites et de voisins inquiétants. Ces films rencontrent un succès limité, et témoignent d’un certain glissement vers le thriller standardisé, loin de la démesure de ses premières années 2000.

Une image publique ternie par des accusations

À partir de 2018, Rob Cohen est visé par plusieurs accusations d’agression sexuelle, ce qui a fortement impacté sa carrière et son image publique. L’une des accusations vient de sa propre fille, qui l’accuse d’abus dans son enfance, une affaire médiatisée, qu’il a niée. D’autres témoignages évoquent des comportements déplacés sur les tournages.

Ces accusations, largement relayées par la presse, n’ont pas encore donné lieu à des condamnations judiciaires, mais ont clairement contribué à l’effacement progressif de son nom à Hollywood, dans un contexte post-#MeToo où les studios sont de plus en plus sensibles à l’image de leurs collaborateurs.

Depuis, Rob Cohen est resté discret, et ses projets récents n’ont pas rencontré de véritable visibilité.

Un réalisateur emblématique d’un certain cinéma d’action des années 2000

Aujourd’hui, le nom de Rob Cohen reste associé à un moment précis du cinéma hollywoodien, celui du passage à l’ère numérique dans l’action, du montage ultra rapide, de la glorification de l’adrénaline, et de l’explosion permanente. Il n’a pas cherché à devenir un auteur ni à signer des films introspectifs — il s’est positionné comme un artisan du spectacle, au service de scénarios simples, mais calibrés pour fonctionner au box-office.

Même si sa filmographie est inégale, il a participé à créer des univers emblématiques du divertissement des années 2000, et laissé une empreinte durable à travers des franchises qui lui ont parfois échappé par la suite.

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