Riki Takeuchi
- Casting
Détails
| Autre nom | 竹内 力 |
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Nationalité |
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Riki Takeuchi est né le 4 janvier 1964 à Saiki, dans la préfecture d’Ōita, au Japon. Il est devenu une figure emblématique du cinéma de genre japonais, en particulier du yakuza eiga (film de gangsters japonais). Avec son regard perçant, ses expressions outrées et une énergie souvent explosive, Riki Takeuchi incarne depuis des décennies une certaine image du mâle alpha à la japonaise, à la fois théâtral, loyal et incontrôlable. Mais attention, derrière les grimaces et les flingues, se cache aussi un acteur capable d’auto-dérision et de réinvention.
Des débuts sages au virage “bad boy”
Riki Takeuchi entame sa carrière dans les années 1980 avec des rôles plutôt classiques, parfois même romantiques. Oui, difficile à croire quand on voit l’iconographie musclée de ses films ultérieurs, mais il commence par jouer dans des séries télévisées, des drames et des productions relativement mainstream.
C’est dans les années 1990 qu’il opère un virage spectaculaire vers le cinéma V-Cinema, un format vidéo très populaire au Japon à l’époque, souvent dédié à des films à petit budget mais à fort potentiel commercial. Et c’est là qu’il se forge une image de dur à cuire inoubliable : costumes voyants, lunettes noires, sourcils froncés et explosions verbales en rafale. Le personnage Riki Takeuchi devient presque une marque en soi.
L’ère Dead or Alive et la collaboration avec Takashi Miike
S’il y a un tournant majeur dans la carrière de Riki Takeuchi, c’est sans doute sa rencontre avec le réalisateur Takashi Miike, l’un des grands provocateurs du cinéma japonais contemporain. Dans Dead or Alive (1999), Miike réunit Riki Takeuchi et Show Aikawa dans un affrontement ultra-violent, stylisé à l’extrême, où les codes du yakuza eiga sont poussés à la limite de l’absurde.
Le film ouvre une trilogie culte et place Riki Takeuchi au cœur de cette vague de films de gangsters déjantés, ultra-violents, mais toujours portés par un sous-texte social ou une forme de satire. Sa performance est tout sauf sobre, mais c’est précisément cette outrance qui séduit les fans du genre. Il devient l’un des visages emblématiques du cinéma d’exploitation japonais moderne.
Une auto-caricature assumée… et rentable
Avec les années, Riki Takeuchi joue de plus en plus avec son propre personnage. Il va jusqu’à se parodier lui-même dans des comédies ou des apparitions télévisées où il pousse son jeu à la limite de la caricature. Il participe à des publicités délibérément ridicules, prête sa voix à des jeux vidéo (notamment dans Yakuza 0, où il joue un patron de clan dans un mini-jeu complètement déjanté), et devient une sorte de mème vivant, toujours à la frontière entre sérieux et grand guignol.
Il enregistre même des albums de musique en mode crooner gangster, avec pochette de CD en costard blanc, chaîne en or et regard de tueur mélancolique. Un vrai show à lui tout seul.
Riki Takeuchi, acteur culte à la japonaise
Au Japon, Riki Takeuchi n’est pas seulement un acteur : c’est un archétype, un symbole vivant d’un certain cinéma de l’excès, où la virilité passe par les poings, les larmes et les envolées lyriques. Il n’a jamais cherché la reconnaissance des festivals internationaux, mais dans le cœur des amateurs de cinéma de genre, il occupe une place de choix.
Il n’est pas rare que des cinéastes l’invitent à apparaître, ne serait-ce qu’en clin d’œil, dans des œuvres où sa seule présence suffit à installer une tension comique ou dramatique. Il fait partie de ces rares acteurs dont l’image dépasse la réalité de leurs rôles, devenant un mythe ambulant, aussi bien moqué qu’adoré.
Riki Takeuchi, c’est le cinéma japonais dans ce qu’il peut avoir de plus débridé, de plus fou et de plus fidèle à ses codes. Un acteur qui ne joue pas la comédie : il joue Riki Takeuchi, et c’est souvent plus que suffisant.