Rick Aviles
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Rick Aviles est né le 14 octobre 1952 à Manhattan, New York, aux États-Unis, dans un quartier qui l’a vu grandir au rythme des cultures urbaines et de l’humour de rue. Si son nom évoque instantanément un rôle glaçant dans Ghost, Rick Aviles était bien plus qu’un simple méchant de cinéma.
Acteur, humoriste, animateur, il a laissé derrière lui une carrière courte mais marquante, traversée par une personnalité vive, une grande expressivité et une présence scénique indéniable. D'origine portoricaine, Rick Aviles s’est d’abord fait connaître dans les années 70 et 80 grâce à ses talents de stand-up. Il sillonne les comedy clubs de New York, notamment le célèbre Catch a Rising Star, là où se sont révélés tant d’humoristes devenus cultes. Avec son style mordant et son débit mitraillette, il tape juste. Le public accroche. Le showbiz aussi.
L’humour comme porte d’entrée dans le cinéma
C’est grâce à la scène que Rick Aviles commence à se faire remarquer à la télévision, apparaissant dans des émissions comme The Tonight Show ou des programmes humoristiques diffusés sur HBO. Son aisance sur scène et sa capacité à capter l’attention l’amènent rapidement vers des seconds rôles au cinéma. Il enchaîne alors les apparitions, souvent dans des rôles typés, parfois trop, mais toujours livrés avec une certaine intensité.
C’est en 1990, dans le film Ghost, qu’il atteint une notoriété plus large, incarnant Willie Lopez, un criminel au cœur d’un complot meurtrier. Même si son rôle est secondaire, la scène de sa mort (plutôt brutale, on ne va pas mentir) reste l’un des moments les plus marquants du film. Un paradoxe intéressant : être surtout connu pour mourir violemment dans un film romantique surnaturel. Mais c’est à l’image de sa carrière : courte, percutante, et inoubliable.
Entre rôles de fiction et engagement télévisé
Après le succès de Ghost, Rick Aviles continue à travailler dans des rôles plus ou moins notables. Il joue dans des films comme Waterworld aux côtés de Kevin Costner, ou encore The Godfather Part III, où il apparaît brièvement. Il fait aussi plusieurs apparitions dans des séries télé, prêtant sa voix, son visage ou son humour à des programmes plus confidentiels.
Mais c’est dans son rôle de présentateur de télévision, notamment sur la chaîne MTV, qu’il montre une autre facette de son talent. Dans MTV's Half Hour Comedy Hour, il présente des humoristes montants, anime les plateaux avec une énergie toujours vive, et devient une sorte de pont entre les coulisses de la comédie et le public jeune des années 90. Ce passage télévisé renforce son statut d’homme de scène plus que d’homme de fiction.
Une vie marquée par les excès et une fin prématurée
Malgré cette dynamique prometteuse, la vie personnelle de Rick Aviles est marquée par des addictions. Il lutte pendant plusieurs années contre une dépendance à l’héroïne, une réalité qui n’a jamais été vraiment cachée, même si elle a été peu médiatisée à l’époque. Il décède en mars 1995, à seulement 42 ans, des suites du SIDA, maladie contractée via une seringue contaminée. Un départ tragique, dans un contexte où la maladie reste alors encore largement stigmatisée dans l’industrie du spectacle.
Sa mort passe relativement inaperçue dans les médias, éclipsée par d’autres grandes figures de l’époque, mais elle laisse un vide pour ceux qui l’ont connu de près, sur scène comme en coulisse.
Un souvenir vif dans la mémoire des cinéphiles
Aujourd’hui encore, le nom de Rick Aviles reste associé à ce personnage de voyou new-yorkais dans Ghost, mais aussi à cette époque des années 80-90 où les comédiens de stand-up passaient du micro à l’écran en quelques auditions. Son charisme, son humour acide, son énergie scénique font de lui une figure emblématique de cette transition entre la scène underground new-yorkaise et le cinéma hollywoodien.
Il ne laisse peut-être pas une filmographie longue comme le bras, ni une trace publique aussi forte que d'autres, mais Rick Aviles est de ces visages que l’on n’oublie pas. Une réplique, un regard, une mort bien filmée, parfois, c’est tout ce qu’il faut pour traverser le temps.