Richard Stanley
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Richard Stanley, né le 22 novembre 1966 à Fish Hoek, en Afrique du Sud, est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma à l’univers singulier, souvent qualifié de culte, notamment dans les sphères du cinéma fantastique et de l’horreur. Longtemps resté dans l’ombre des circuits hollywoodiens classiques, Richard Stanley s’est imposé comme une figure marquante d’un cinéma marginal, visuellement radical, parfois chaotique, toujours habité.
Des racines mystiques et une fascination pour l’occulte
Issu d’un milieu atypique, sa mère était une anthropologue sud-africaine spécialiste de l’occultisme, Richard Stanley grandit dans un environnement mêlant traditions africaines, légendes ésotériques et récits apocalyptiques. Ce mélange de croyances, de folklore et de science-fiction va façonner très tôt une vision du monde singulière, qu’il transpose plus tard dans ses films, dès ses premiers courts-métrages réalisés à l’adolescence.
Il se forme au cinéma en Angleterre, mais reste un cinéaste autodidacte dans l’âme, privilégiant une approche artisanale, intuitive et viscérale de la mise en scène. L’image, le montage, le son, tout est pour lui matière à rendre le réel étrange.
Hardware et Dust Devil : le style Stanley prend forme
Richard Stanley s’impose dès son premier long-métrage, Hardware (1990), un film de science-fiction post-apocalyptique à petit budget mais à l’impact visuel fort. Entre ambiance industrielle étouffante, cyberpunk rouillé et critique sociétale sous-jacente, le film devient un classique du cinéma de genre des années 90. Il signe aussi l’entrée de Stanley dans le cercle des réalisateurs à suivre.
Deux ans plus tard, il enchaîne avec Dust Devil (1992), un projet plus personnel, tourné dans les paysages arides de Namibie. Cette fois, il mêle mythologie africaine, possession démoniaque et quête existentielle, dans une œuvre ambitieuse, déroutante, et presque mystique. Bien que victime de nombreux problèmes de distribution, Dust Devil s’impose comme un film culte auprès des amateurs d’expériences cinématographiques hors normes.
The Island of Dr. Moreau : ascension, chute, et légende
En 1996, tout semble s’ouvrir pour Richard Stanley : il est choisi pour adapter The Island of Dr. Moreau, avec Marlon Brando et Val Kilmer. Mais très vite, le tournage vire au désastre. Conflits sur le plateau, stars ingérables, tensions avec le studio : Stanley est évincé du projet après seulement quelques jours. Ironie du sort, il reste caché dans la jungle australienne où le film était tourné, réapparaissant incognito dans une scène du film, déguisé en créature.
L’histoire devient mythique et alimente le documentaire Lost Soul: The Doomed Journey of Richard Stanley's Island of Dr. Moreau, qui revient sur l’effondrement d’un projet titanesque… et d’une carrière brutalement freinée.
Un long silence et un retour inattendu
Après cet épisode, Richard Stanley se retire presque entièrement du circuit hollywoodien. Il réalise des documentaires, des courts-métrages, explore l’ésotérisme et s’installe en France, dans les Pyrénées, où il poursuit des recherches spirituelles et historiques. Pendant plus de 20 ans, il reste une figure quasi mythologique du cinéma de genre, évoquée avec respect mais rarement vue.
Mais en 2019, surprise : il revient avec Color Out of Space, adaptation de Lovecraft portée par Nicolas Cage. Le film séduit par sa direction artistique délirante, ses effets visuels hallucinés, et son ambiance dérangeante. Pour beaucoup, c’est une renaissance artistique. Le projet devait être le premier volet d’une trilogie inspirée de l’œuvre de Lovecraft… mais de nouveaux scandales personnels stoppent net cette dynamique.
Filmographie
5 sur 5 films