Richard Roxburgh
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Richard Roxburgh est né le 23 janvier 1962 à Albury, en Nouvelle-Galles du Sud (Australie). Acteur, réalisateur et scénariste, il est l’un des visages les plus respectés du paysage artistique australien, autant pour sa longévité que pour la diversité de ses rôles. Formé au théâtre classique, Richard Roxburgh alterne depuis plus de trois décennies entre scènes prestigieuses, drames historiques et rôles de méchants élégamment tordus dans de grosses productions internationales. Une carrière à la croisée de la tradition et de l’éclectisme.
Un parcours solide, ancré dans la scène australienne
Après des études à la Australian National University, Richard Roxburgh entre au National Institute of Dramatic Art (NIDA) à Sydney, l’une des institutions les plus réputées du pays. C’est là qu’il affine son jeu et se prépare à une carrière d’abord très orientée vers le théâtre. Il rejoint rapidement la Sydney Theatre Company, où il brille dans des pièces de Shakespeare, Tchekhov ou Molière, incarnant tour à tour des figures classiques avec une précision et une intensité remarquées.
Ce socle théâtral reste un pilier de son parcours : même après des années passées à l’écran, Richard Roxburgh revient régulièrement sur scène. Il cultive un rapport constant au jeu pur, à la diction, au corps, au rythme, ce qui le distingue nettement dans ses rôles cinématographiques, où transparaît toujours cette rigueur d’acteur de scène.
Des débuts internationaux remarqués grâce à des rôles de méchants
Sur le plan international, Richard Roxburgh s’impose dans les années 1990 et 2000 en jouant… les méchants. Et pas n’importe lesquels. Il incarne le Comte Dracula dans Van Helsing (2004), le Duc de Monroth dans Moulin Rouge! (2001), et le Professeur Moriarty dans La Ligue des Gentlemen extraordinaires (2003). Ces personnages, tous plus excessifs les uns que les autres, lui permettent de jouer avec l’exagération et l’ambiguïté, souvent avec une pointe d’humour noir et une diction redoutable.
Si ces rôles lui valent une certaine reconnaissance auprès du public international, Richard Roxburgh n’a jamais cherché à se spécialiser. Au contraire, il alterne entre genres et registres : films historiques (Oscar and Lucinda, Mission: Impossible II), drames australiens, films d’époque, thrillers contemporains. Sa filmographie reflète un appétit pour les rôles complexes, où les nuances comptent plus que la durée de présence à l’écran.
Rake, ou l’art de l’anti-héros made in Australia
En 2010, Richard Roxburgh crée une petite révolution à la télévision australienne avec la série Rake, qu’il co-crée, co-produit… et dans laquelle il tient le rôle principal. Il y incarne Cleaver Greene, un avocat brillant mais auto-destructeur, sarcastique, imprévisible, et souvent peu fréquentable. Le succès est immédiat, et la série devient rapidement culte en Australie, notamment pour sa capacité à mêler satire sociale, humour noir et portrait acide de l’élite juridique.
Ce rôle reste l’un des plus emblématiques de sa carrière. Il lui permet d’explorer une large palette d’émotions, du grotesque au tragique, tout en conservant cette signature de jeu très précise et toujours teintée d’ironie. La série est adaptée aux États-Unis (avec Greg Kinnear dans le rôle principal), mais la version australienne reste inégalée en termes de mordant. Pour Richard Roxburgh, Rake n’est pas qu’un succès personnel : c’est aussi un manifeste artistique sur le potentiel du récit télévisuel local.
Un acteur aux multiples facettes, entre création et discrétion
En parallèle de sa carrière d’acteur, Richard Roxburgh s’essaie à la réalisation avec Romulus, My Father (2007), un drame familial sensible et austère, salué par la critique. Ce film, porté par Eric Bana, confirme son intérêt pour les histoires enracinées, introspectives, parfois sombres, mais toujours profondément humaines.
Dans les années 2010 et 2020, il continue de tourner régulièrement, que ce soit dans des productions australiennes exigeantes, dans des séries internationales (The Hunting, Elvis, Blueback), ou dans des projets plus confidentiels. Peu attiré par les feux de la rampe, il cultive une carrière discrète mais riche, traversée par un véritable amour du métier.