Richard Kind
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 17 films |
Biographie
Richard Kind, né le 22 novembre 1956 à Trenton, dans le New Jersey (États-Unis), est un acteur américain aussi prolifique que polyvalent, dont le visage (et surtout la voix) sont devenus familiers à des millions de spectateurs sans qu’il soit toujours nommé. Maître incontesté du second rôle, Richard Kind s’est imposé dans l’univers du cinéma, de la télévision et du doublage comme une figure chaleureuse, souvent hilarante, parfois touchante, toujours humaine. Une sorte de “cousin sympa mais un peu envahissant” que l’on retrouve avec plaisir dans les coins les plus inattendus du grand et petit écran.
Une carrière télé construite à coups d’apparitions mémorables
C’est dans les années 1990 que Richard Kind devient une figure familière de la télévision américaine. Il incarne notamment Dr. Mark Devanow dans Mad About You, puis Paul Lassiter dans Spin City, où il fait équipe avec Michael J. Fox. Dans cette série politique légère, il campe un attaché de presse souvent dépassé, gaffeur mais attachant, un rôle qui résume assez bien son registre comique : un mélange de sincérité maladroite, d’humanité et de chaos maîtrisé.
Sa carrière télévisuelle ne se limite pas à quelques séries cultes. Il apparaît dans une quantité impressionnante de productions, de Friends à Curb Your Enthusiasm, en passant par Scrubs, Gotham, The Goldbergs, ou plus récemment The Watcher. Il est de ceux qu’on ne cherche pas, mais qu’on reconnaît tout de suite. Et chaque fois, il apporte ce petit quelque chose en plus, une énergie bavarde et attendrissante qui laisse rarement indifférent.
Le cinéma des frères Coen et la profondeur insoupçonnée
Si Richard Kind est surtout connu pour ses rôles comiques à la télévision, il a aussi montré des facettes bien plus nuancées au cinéma. En 2009, il crève littéralement l’écran dans A Serious Man des frères Coen, où il joue Oncle Arthur, personnage étrange, obsessionnel et fragile, qui vit dans une salle de bain et traîne un mystérieux carnet. Le ton change radicalement : plus sombre, plus ambigu, plus inquiétant même, tout en conservant cette touche de tragique banal qui fait la marque des Coen.
Cette performance a marqué un tournant dans la manière dont Richard Kind est perçu : plus seulement un faire-valoir comique, mais aussi un acteur capable de subtilité, d’intensité, de gravité. Un rappel qu’il ne faut jamais sous-estimer un bon acteur comique, surtout quand il passe à autre chose.
Une voix immédiatement reconnaissable dans l’animation
Difficile de parler de Richard Kind sans évoquer sa voix, un timbre un peu nasillard, expressif, au débit souvent précipité, qui semble conçu sur mesure pour les studios Pixar. Il a prêté sa voix à de nombreux personnages animés, souvent drôles mais aussi étrangement poignants. Dans A Bug’s Life, il est Molte, la fourmi angoissée. Dans Cars, il devient Van, le van paumé sur la route. Mais c’est dans Vice-Versa (Inside Out) qu’il atteint une forme d’apogée vocale en incarnant Bing Bong, l’ami imaginaire oublié de Riley.
Ce rôle, plein de tendresse et de nostalgie, a tiré plus d’une larme à des spectateurs qui ne s’attendaient pas à pleurer sur un éléphant-chat rose qui pleure des bonbons. Et c’est bien là tout le talent de Richard Kind : faire rire, attendrir, puis émouvoir, parfois dans la même phrase.
Un acteur adoré des scénaristes… et des réalisateurs
Le secret de la longévité de Richard Kind ? Sans doute sa capacité à s’adapter à tous les registres, tout en apportant toujours quelque chose d’unique. Il est un acteur de scénariste, dans le sens où il sublime les dialogues, rend les situations plus drôles, plus vivantes, parfois plus absurdes aussi. Mais il est aussi un acteur de réalisateur : on sait que, peu importe le temps d’écran qu’on lui accorde, il laissera une trace.
C’est probablement pour cela qu’on le retrouve dans des films aussi différents que Argo de Ben Affleck, The Visitor, Obvious Child, Suburbicon, ou encore Tick, Tick... Boom!, des projets très variés, où Richard Kind joue souvent l’homme un peu à côté de la plaque, mais étrangement lucide sur les choses de la vie.
Un humour désarmant, un cœur immense
Au fil des années, Richard Kind est devenu une figure familière et rassurante du cinéma américain. Il n’est pas le héros traditionnel, ni même l’anti-héros. Il est ce personnage secondaire qui vole parfois la scène à force de sincérité ou de timing parfait. Il incarne une forme d’humour profondément humaine, jamais méchante, souvent teintée de résignation joyeuse, comme s’il savait que les choses tourneraient probablement mal, mais qu’il valait mieux en rire tout de suite.
Et même en dehors des plateaux, il est connu pour sa gentillesse, sa générosité, son enthousiasme inépuisable et, oui, sa propension à parler… beaucoup.