Richard Jenkins
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 38 films |
Biographie
Richard Dale Jenkins est un acteur américain né le 4 mai 1947 à DeKalb, dans l’Illinois (États-Unis). Fils d’un dentiste et d’une femme au foyer, il grandit dans un cadre modeste avant d’étudier le théâtre à l’Illinois Wesleyan University, où il découvre une vocation tardive mais tenace. Avant de se consacrer au métier d’acteur, il travaille brièvement comme chauffeur de limousine. Un début discret qui contraste avec la solidité de sa carrière future.
Un visage familier, une présence discrète mais marquante
Actif depuis les années 1970, Richard Jenkins s’impose progressivement comme l’un de ces acteurs que l’on reconnaît sans forcément pouvoir nommer immédiatement. Sa filmographie compte plusieurs dizaines de rôles, souvent secondaires mais toujours justes. Il alterne les genres avec une aisance rare, capable de passer du drame à la comédie sans jamais forcer le trait.
Parmi ses prestations les plus remarquées, on trouve ses apparitions dans The Witches of Eastwick, Flirting with Disaster, Me, Myself & Irene, Step Brothers, ou encore Burn After Reading des frères Coen. Ce sont des rôles qui, sans forcément tenir le haut de l’affiche, marquent durablement le spectateur par leur subtilité et leur sincérité.
Une consécration tardive mais méritée
C’est avec The Visitor (L’Hôte, 2007), un film indépendant de Tom McCarthy, que Richard Jenkins reçoit enfin une reconnaissance critique internationale. Son interprétation d’un professeur veuf et solitaire qui se lie d’amitié avec un couple de sans-papiers lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur. Il y livre une performance tout en retenue, à la fois bouleversante et humaine.
Il confirme ensuite cette reconnaissance avec un Emmy Award pour la mini-série Olive Kitteridge (2015), dans laquelle il forme un duo tendre et rugueux avec Frances McDormand. En 2018, il est de nouveau nommé aux Oscars, cette fois en tant que meilleur second rôle pour The Shape of Water de Guillermo del Toro, film couronné meilleur film aux Oscars. Il y incarne un voisin homosexuel, doux et résilient, dans une fable poétique teintée de mélancolie.
Une carrière au service de l’histoire, pas de l’ego
À la différence de nombreuses stars hollywoodiennes, Richard Jenkins ne cherche jamais à dominer l’écran. Il se met au service de l’histoire, du ton, de la dynamique collective. C’est précisément cette humilité qui lui confère tant de puissance : il incarne l’homme ordinaire avec une vérité rare, donnant chair à des figures souvent effacées ou invisibles, mais toujours humaines.
Il travaille aussi régulièrement avec les frères Coen, Clint Eastwood, Guillermo del Toro, et d’autres cinéastes exigeants, qui trouvent en lui un allié précieux, capable de porter des personnages secondaires avec autant d’intensité qu’un rôle principal.
Richard Jenkins, une longévité sans tapage
Toujours actif au cinéma comme à la télévision, Richard Jenkins continue d’enrichir son parcours avec des projets variés, souvent portés par des scénarios audacieux ou des sensibilités fortes. Qu’il joue dans une comédie décalée ou un drame intimiste, il impose une vérité de jeu qui transcende le format.
En dehors des plateaux, il mène une vie discrète et stable, marié à Sharon R. Friedrick depuis 1969, avec qui il a eu deux enfants. Un profil rare à Hollywood, où il brille davantage par la constance que par les projecteurs.
Un acteur de confiance, un pilier silencieux
Richard Jenkins, c’est la définition même de l’acteur de confiance : celui qu’on appelle pour « faire tenir » une scène, porter un rôle en retrait, donner du relief à un film sans artifices. Il représente cette génération d’acteurs pour qui le travail, la précision et la fidélité aux rôles priment sur la notoriété.
Pas besoin de cascades, de déclarations tapageuses ou de transformations spectaculaires : sa force réside dans l’attention au détail, la maîtrise du non-dit, et la capacité à rendre un personnage crédible en quelques mots ou un simple regard.
Dans un cinéma souvent saturé d'effets, Richard Jenkins est la preuve qu’on peut captiver en faisant moins, mais mieux.