Richard Griffiths
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 16 films |
Biographie
Richard Griffiths, né le 31 juillet 1947 à Thornaby-on-Tees dans le Yorkshire du Nord (Angleterre), est l’un de ces acteurs britanniques dont la simple présence à l’écran suffit à donner du relief à une scène. Décédé le 28 mars 2013 à Coventry, il laisse derrière lui une carrière riche, mêlant théâtre classique, comédies britanniques et succès internationaux, le tout porté par une diction impeccable et une silhouette reconnaissable entre mille.
Une formation solide et une entrée progressive dans le métier d’acteur
Issu d’une famille ouvrière du nord de l’Angleterre, Richard Griffiths connaît une enfance marquée par la surdité de ses parents. Ce contexte particulier l’amène à développer très tôt une aisance orale peu commune, en grande partie grâce à l’apprentissage de la langue des signes. C’est à la Manchester Polytechnic School of Drama (aujourd’hui devenue l’Université métropolitaine de Manchester) qu’il se forme sérieusement au métier d’acteur, avant d’intégrer plusieurs compagnies théâtrales, dont la prestigieuse Royal Shakespeare Company.
Son talent se développe d’abord sur les planches, où il alterne entre tragédie shakespearienne et comédie contemporaine. Il faut attendre les années 1980 pour qu’il commence à se faire un nom à la télévision et au cinéma.
Richard Griffiths au cinéma : de Withnail and I à Harry Potter
Parmi ses premiers rôles notables, Richard Griffiths brille dans la comédie culte Withnail and I (1987), où il campe l’inoubliable oncle Monty, excentrique et théâtral à souhait. Ce personnage, à la fois comique et troublant, révèle toute la richesse de son jeu, capable de nuances très fines derrière une apparente exubérance.
Mais c’est évidemment son rôle de Vernon Dursley, l’oncle acariâtre de Harry Potter, qui lui assure une notoriété mondiale. Présent dès le premier film de la saga, Harry Potter à l’école des sorciers, il incarne pendant plus de dix ans cette figure de l’autorité mesquine et grotesque, avec un savant dosage de comédie et de dureté. Une performance qui amuse autant qu’elle irrite, et qui montre combien Richard Griffiths savait jouer de sa corpulence et de sa voix tonitruante pour imposer un personnage.
Un homme de théâtre reconnu et récompensé
Si le grand public le connaît surtout pour ses rôles au cinéma, Richard Griffiths reste avant tout un homme de théâtre. Il reçoit d’ailleurs en 2005 un Laurence Olivier Award et un Tony Award pour son interprétation du professeur Hector dans la pièce The History Boys d’Alan Bennett. Une performance saluée pour sa profondeur, son humanité et son humour parfois grinçant. Il reprendra ce rôle au cinéma en 2006, avec la même intensité.
Jusqu’à la fin de sa carrière, il alterne les scènes de théâtre londoniennes et les plateaux de tournage, toujours avec cette présence rassurante, cette voix posée, et cette capacité à rendre ses personnages inoubliables, même les plus antipathiques.
Une disparition prématurée, mais un héritage solide
Richard Griffiths meurt en 2013 à l’âge de 65 ans, des suites de complications après une opération cardiaque. Sa disparition laisse un vide dans le paysage culturel britannique, tant il représentait une forme de tradition théâtrale, mêlée à une vraie modernité dans le jeu.
Son nom reste associé à des œuvres très variées, allant de Chariots of Fire à Gandhi, en passant par Pirates des Caraïbes ou Sleepy Hollow. Il n’a jamais cherché la lumière pour elle-même, mais l’a souvent captée par la justesse et l’intelligence de ses rôles.
Richard Griffiths, un acteur au service des personnages
Sans jamais jouer la star, Richard Griffiths s’est imposé comme l’un des meilleurs seconds rôles britanniques de sa génération. Il savait donner vie à des personnages souvent complexes, parfois caricaturaux, mais toujours humains. Un acteur à l'ancienne, comme on en fait de moins en moins, avec ce charme un peu décalé et cette capacité rare à captiver sans en faire trop.
Et oui, même quand il criait sur Harry Potter à travers la porte du placard, difficile de ne pas sourire.