Richard Gere
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
| Récompense | 1 nomination et 1 victoire |
Biographie
Richard Gere, né le 31 août 1949 à Philadelphia, en Pennsylvanie (États-Unis), s’impose depuis les années 1980 comme l’un des visages les plus reconnaissables du cinéma hollywoodien. Entre charme discret, regard mélancolique et jeu mesuré, Richard Gere est à la fois un symbole du glamour américain et un acteur capable de s’aventurer dans des rôles plus introspectifs. Son nom reste associé à des classiques du grand écran, mais aussi à un engagement humanitaire qui dépasse largement les plateaux de tournage.
Richard Gere, un sex-symbol qui sait jouer plus que de son charme
C’est avec American Gigolo en 1980 que Richard Gere accède à une notoriété fulgurante. Costumes impeccables, allure magnétique, corps sculpté : l’acteur incarne Julian Kaye, escort de luxe au cœur d’un thriller moite, dans un rôle qui façonne son image publique pour les années à venir. Mais bien loin de s’y enfermer, il démontre très vite une capacité à nuancer ses performances.
Il enchaîne avec Officier et gentleman en 1982, puis Cotton Club, Affaires privées ou encore Sang chaud pour meurtre de sang-froid. Autant de films où il allie intensité dramatique et présence charismatique, avec une aisance qui frôle l’évidence.
Le sommet populaire est sans doute atteint avec Pretty Woman en 1990, aux côtés de Julia Roberts. L’alchimie fonctionne si bien qu’on les retrouvera ensemble dans Just Married (ou presque) une décennie plus tard. Ce duo d’icônes hollywoodiennes des années 90 cristallise l’image d’un Richard Gere romantique, doux, mais pas mièvre.
Une filmographie plus variée qu’il n’y paraît
Malgré cette image de séducteur poli qu’on lui a parfois collée un peu trop vite, Richard Gere a toujours cherché à brouiller les lignes. Dans Mr. Jones, il interprète un homme atteint de troubles bipolaires. Dans The Mothman Prophecies, il joue un journaliste confronté à des phénomènes inexpliqués. Il a aussi incarné le très cynique avocat Billy Flynn dans Chicago, qui lui vaut un Golden Globe et une nomination à l’Oscar du meilleur film.
Plus récemment, il s’est tourné vers un cinéma indépendant, plus discret, parfois sous les radars du grand public, comme Time Out of Mind ou Norman: The Moderate Rise and Tragic Fall of a New York Fixer. Ces rôles plus modestes mais souvent touchants montrent une autre facette de Richard Gere, plus en retrait, presque anti-star.
Un engagement politique et spirituel affirmé
Hors des caméras, Richard Gere est tout sauf passif. Depuis les années 1980, il s’investit activement pour la cause tibétaine et est un fervent défenseur du dalaï-lama, qu’il considère comme un guide spirituel et un ami. Ce soutien assumé lui vaut d’ailleurs d’être persona non grata en Chine, ce qui a eu des conséquences sur sa carrière à Hollywood, certains studios préférant éviter de froisser Pékin.
Il milite également pour les droits de l’homme, les sans-abri, les populations marginalisées, tout en finançant plusieurs fondations. Ce versant humanitaire fait partie intégrante de son identité publique. Richard Gere n’est pas seulement un acteur engagé sur des plateaux, il l’est aussi dans la vie réelle, souvent à contre-courant de l'industrie.
Une carrière longue, sobrement menée
Ce qui distingue Richard Gere dans la jungle hollywoodienne, c’est une certaine retenue. Ni provocateur, ni en quête permanente de la lumière, il mène sa carrière avec une forme de calme assez rare dans le métier. Pas de scandale à répétition, pas de dérapages contrôlés sur les réseaux (qu’il n’utilise d’ailleurs pas), mais un travail régulier, réfléchi, et souvent tourné vers des projets qui ont du sens pour lui.