Richard Donner
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 20 films |
Biographie
Richard Donner, de son vrai nom Richard Donald Schwartzberg, est né le 24 avril 1930 à New York, aux États-Unis, et s’est éteint le 5 juillet 2021 à l’âge de 91 ans. Réalisateur, producteur et figure marquante du cinéma hollywoodien des années 70 à 90, il a su conjuguer efficacité narrative, générosité visuelle et sens aigu du divertissement, avec une filmographie qui parle autant aux enfants qu’aux adultes.
On lui doit notamment Superman (1978), Les Goonies (1985), L'Arme fatale (1987) et une poignée de films cultes qui ont marqué des générations. Richard Donner, c’était le cinéaste du "grand film du samedi soir", celui qu’on revoit sans se lasser, parce qu’il allie rythme, humour, émotion et un vrai savoir-faire de conteur.
Des débuts à la télévision : l’école de la mise en scène précise
Comme beaucoup de réalisateurs de sa génération, Richard Donner fait ses armes à la télévision dans les années 60. Il travaille sur des séries aussi variées que The Twilight Zone, Perry Mason, Gilligan’s Island ou encore The Man from U.N.C.L.E.. Cet apprentissage l’oblige à tourner vite, à gérer des budgets serrés et à raconter des histoires fortes en peu de temps, le tout en s’adaptant à différents styles.
Cette expérience lui donne un sens aigu du découpage et du rythme, des qualités qu’il mettra au service de ses futurs blockbusters, mais sans jamais perdre de vue l’importance des personnages et des dialogues.
The Omen (1976) : la première percée au cinéma
Sa carrière décolle vraiment avec The Omen (La Malédiction), un thriller horrifique autour d’un enfant possédé par une force maléfique. Porté par Gregory Peck, le film est un succès colossal, à la fois effrayant et élégant. Donner y démontre sa capacité à créer de la tension sans abuser des effets, préférant l’ambiance au choc, le trouble au gore.
C’est ce film qui lui permet de se voir confier un projet bien plus risqué… mais destiné à devenir historique.
Superman (1978) : le film qui fit voler un homme — et une franchise
Avec Superman, Richard Donner signe le tout premier grand film de super-héros moderne. Ce n’est pas seulement une adaptation de comics. C’est un hommage sincère au mythe américain, un récit initiatique, une romance, une aventure, un conte. C’est aussi un film qui croit en son héros sans second degré, mais avec humanité.
Donner dirige Christopher Reeve avec une tendresse discrète, et donne au film un équilibre rare entre légèreté et grandeur, entre magie et gravité. La fameuse phrase "You’ll believe a man can fly" n’est pas qu’un slogan marketing : grâce à Donner, on y croit vraiment.
Le tournage est complexe, et le réalisateur se voit évincé pendant la post-production de Superman II, ce qui donnera lieu, des décennies plus tard, à une "Donner Cut" restaurée et très attendue par les fans. Une preuve supplémentaire que son travail avait marqué au-delà du générique.
Les années 80 : roi du film d’aventure familial et de la comédie musclée
Dans les années 1980, Richard Donner devient un pilier du divertissement hollywoodien. Il réalise The Goonies (1985), sur un scénario produit par Steven Spielberg. Le film, mélange d’humour, de trésor, de danger et d’amitié adolescente, devient un classique instantané, adoré par plusieurs générations de spectateurs. Donner y révèle son talent pour filmer les enfants sans condescendance, avec une énergie contagieuse.
Il enchaîne ensuite avec L’Arme fatale (1987), buddy movie explosif et hilarant, qui associe Mel Gibson et Danny Glover dans un duo aussi improbable qu’inoubliable. Le film est un carton, et donne lieu à trois suites également réalisées par Donner, toujours avec le même sens de l’équilibre entre action brute, humour noir et moments d’émotion inattendus. C’est le modèle du genre, celui qui a défini les codes du "flic sympa + flic cassé".
Un style accessible, mais pas simpliste
Richard Donner n’a jamais cherché à faire du cinéma "à thèse", mais il n’a jamais pris le public pour un imbécile non plus. Il croyait à l’efficacité classique de la narration, au bon dosage entre rebondissements, développement des personnages et émotion sincère.
Son style ? Pas flamboyant mais d’une clarté irréprochable. Il savait où poser sa caméra, quand faire une pause, et quand relancer l’intrigue. Il faisait du grand cinéma populaire… sans jamais sacrifier la qualité.
Un mentor généreux et un homme respecté
En plus de ses films, Richard Donner était reconnu pour sa bienveillance dans l’industrie, son humour, et sa fidélité à ses collaborateurs. Il a produit plusieurs films via sa société avec son épouse Lauren Shuler Donner, dont Free Willy, X-Men ou Deadpool. Il a aussi soutenu la carrière de jeunes talents : Kevin Feige, le patron du MCU, a été son assistant.
Donner n’aimait pas les projecteurs, mais il inspirait un respect massif dans les coulisses. Il n’était pas là pour faire du bruit : il était là pour faire des films qui durent.
Richard Donner : le cinéaste de l’émerveillement
Avec plus de 40 ans de carrière, Richard Donner a prouvé qu’on pouvait faire du cinéma populaire, généreux, accessible… sans jamais le vider de son âme. Il croyait au pouvoir du récit, à l’importance des héros, à la joie simple mais essentielle de l’aventure bien racontée.
Il n’était peut-être pas un "auteur" au sens classique du terme, mais chaque film qu’il a signé porte sa patte : humanité, rythme, cœur.
Et s’il a permis à un homme de voler en 1978, c’est aussi parce que, pendant un moment, il nous a tous fait rêver que c’était possible.
Filmographie
20 sur 20 films