Richard Bakalyan

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Filmographie 4 films

Biographie

Richard Bakalyan, né le 29 janvier 1931 à Watertown, Massachusetts et décédé le 27 février 2015 à l'âge de 84 ans à Selma, Oregon, est un acteur américain dont le visage a souvent été associé aux rôles de petites frappes, de voyous ou de policiers coriaces. Avec ses traits anguleux, son regard dur et sa diction sèche, Richard Bakalyan s’est imposé au fil des décennies comme un second rôle emblématique du cinéma américain, souvent convoqué pour incarner l’Amérique urbaine dans ce qu’elle a de plus brut.

Débuts dans l'ombre : de l’armée à l’écran

Avant de faire ses premiers pas à Hollywood, Richard Bakalyan a brièvement servi dans l’U.S. Air Force. C’est à cette époque que son apparence et son attitude attirent l’attention : il est remarqué non pas sur scène mais dans la vie réelle. Son allure lui vaut même, selon la légende, une arrestation pour vagabondage alors qu’il répétait un rôle de jeune délinquant dans la rue. Autant dire que le naturel n’était pas loin.

Il commence sa carrière au milieu des années 1950, dans un Hollywood encore en pleine transition. Son premier grand rôle survient avec The Delinquents (1957), réalisé par un certain Robert Altman, encore inconnu à l’époque. Richard Bakalyan y joue, sans grande surprise, un jeune voyou, un rôle qui va lui coller à la peau pendant un bon moment. Mais il ne s’en plaint pas : ces rôles lui offrent une place stable dans l’industrie.

Hollywood, un casting perpétuel de malfrats

Durant les années 1960 et 1970, Richard Bakalyan devient un visage familier du cinéma de genre et des séries télévisées américaines. Il apparaît dans une multitude de films, souvent dans des rôles secondaires mais marquants. Dans Chinatown (1974) de Roman Polanski, il incarne l’un des hommes de main. Dans The St. Valentine’s Day Massacre (1967), il campe un gangster avec une intensité toute en retenue.

Richard Bakalyan est aussi un habitué des productions Disney, ce qui peut surprendre vu son image de dur. On le retrouve notamment dans plusieurs comédies comme The Misadventures of Merlin Jones (1964) ou The Strongest Man in the World (1975), où il joue avec un humour un peu cabotin sur son propre stéréotype de voyou. Il devient alors un second rôle comique dans l’univers très codifié des films familiaux de l’époque.

Télévision, fidélité aux seconds rôles

Comme beaucoup d’acteurs de sa génération, Richard Bakalyan trouve une seconde maison à la télévision. Il apparaît dans une foule de séries policières et de drames à succès : Dragnet, Ironside, The Streets of San Francisco, Columbo, NYPD Blue… Souvent dans la peau d’un suspect, d’un flic ou d’un indic, jamais bien loin du trottoir. Son visage, reconnaissable entre mille, en fait un habitué du petit écran sans jamais véritablement décrocher de rôle principal. Ce qui ne l'empêche pas d'être un pilier solide dans la mécanique bien huilée de la télévision américaine des années 70 à 90.

Une reconnaissance discrète, mais durable

Richard Bakalyan n’a jamais cherché à être une star. Il faisait partie de ces acteurs que l’on ne met pas en haut de l’affiche, mais sans qui une scène perd de son efficacité. Il n’a pas reçu de grands prix ni connu de consécration officielle, mais son nom est respecté par les connaisseurs et les réalisateurs qui savaient que, pour incarner un malfrat crédible ou un flic désabusé, il fallait penser à lui.

Sa longévité dans le métier, avec une carrière étalée sur plus de quatre décennies, en dit long sur sa capacité à s’adapter, à naviguer entre les genres, à faire exister ses personnages avec peu de dialogues mais beaucoup de présence.

Un dernier rôle, et le silence

L’un de ses derniers rôles notables au cinéma est dans The American President (1995), où il campe un sénateur, preuve qu’il avait fini par sortir du stéréotype, au moins en apparence. Par la suite, Richard Bakalyan se fait plus discret, avant de se retirer complètement des plateaux.

Il s’éteint en 2015, laissant derrière lui une filmographie riche de plus de 100 rôles au cinéma et à la télévision. Une carrière construite sur la constance, la précision et un certain art du contre-emploi, même s’il a souvent été appelé à jouer « le même genre de types ». Mais dans ce registre, Richard Bakalyan excellait comme peu d’autres.

Filmographie

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