Raoul Max Trujillo
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Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Raoul Max Trujillo, né le 8 mai 1955 à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, est un acteur, chorégraphe, metteur en scène et ancien danseur américain, d’origine amérindienne (descendant du peuple Ute). S’il est surtout connu du grand public pour ses rôles au cinéma dans des films comme Apocalypto ou Sicario, Raoul Max Trujillo a construit une carrière bien plus large que celle d’un simple acteur : un véritable parcours d’artiste engagé, enraciné dans la culture autochtone et porté par une quête de transmission à travers le mouvement, le rituel et l’image.
Une trajectoire forgée dans la danse et le théâtre visuel
Avant de faire ses premiers pas à l’écran, Raoul Max Trujillo se forme dans le domaine de la danse contemporaine. Il débute sa carrière comme danseur professionnel dans les années 1980 et devient rapidement soliste pour la Nederlands Dans Theater et la Kidd Pivot Company, avant de rejoindre le American Indian Dance Theatre, une troupe qui combine danse traditionnelle autochtone et création contemporaine. C’est là qu’il commence à développer sa propre vision artistique, mêlant mythes, rituels, mémoire collective et performance physique.
En parallèle de la scène, il chorégraphie, écrit, met en scène et travaille avec des artistes issus de diverses nations autochtones d’Amérique du Nord. Il revendique une approche spirituelle et politique de la création, où l’art n’est pas seulement esthétique, mais porteur de sens et de transmission. Ce passé de chorégraphe se ressent fortement dans son jeu d’acteur : chaque geste semble pensé, ancré, chargé.
Apocalypto : le rôle qui le révèle au grand public
C’est en 2006, dans le film Apocalypto de Mel Gibson, que Raoul Max Trujillo se fait connaître à l’international. Il y incarne Zéro Loup (Zero Wolf), chef de guerre impitoyable lancé à la poursuite du héros. Si le film a suscité des débats, notamment pour sa représentation controversée des civilisations mésoaméricaines, la performance de Raoul Max Trujillo est unanimement saluée. Il impose une figure à la fois mythique et terrifiante, d’une intensité brute, presque animale, mais jamais caricaturale.
Ce rôle marque un tournant dans sa carrière à l’écran : on lui propose dès lors des personnages marquants, souvent liés à des récits de pouvoir, de mémoire ou de résistance. À chaque fois, Raoul Max Trujillo choisit de ne pas jouer "le méchant de service", mais de construire des figures profondes, souvent reliées à une identité ou à un combat.
Présence régulière dans les séries et films contemporains
Depuis les années 2010, Raoul Max Trujillo multiplie les apparitions dans des productions télévisées et cinématographiques internationales. On le retrouve dans Sicario, Riddick, Cold Pursuit, Wind River ou encore Jamestown. À la télévision, il joue dans des séries comme Mayans M.C., Frontier, The Blacklist, True Blood ou See, dans des rôles souvent secondaires mais toujours marquants.
Sa voix grave, son physique imposant, et son aura presque chamanique font de lui un choix naturel pour incarner des figures d’autorité, des chefs, des anciens, des survivants. Il est l’un des rares acteurs autochtones à avoir su percer dans le système hollywoodien tout en restant profondément attaché à ses racines culturelles.
Un engagement constant pour la représentation autochtone
Au-delà de sa carrière de comédien, Raoul Max Trujillo milite activement pour une meilleure représentation des peuples autochtones à l’écran. Il dénonce les stéréotypes encore largement véhiculés par l’industrie du divertissement et s’engage dans des projets qui mettent en lumière la diversité, la richesse et la complexité des cultures indigènes d’Amérique du Nord et du Sud.
Il est également mentor pour de jeunes artistes autochtones, participant à des ateliers, des résidences de création et des festivals spécialisés. Pour lui, chaque rôle est l’occasion de réconcilier performance artistique et transmission identitaire, sans compromis.