Ralph Manza
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Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Ralph Manza, né le 1er décembre 1921 à San Francisco, Californie (États-Unis) et décédé le 30 janvier 2000, est un acteur de télévision et de cinéma américain qui a construit sa carrière sur une incroyable longévité et une impressionnante galerie de seconds rôles.
Pendant près de cinquante ans, il est apparu dans une multitude de séries, de téléfilms et de comédies, devenant l’un de ces visages qu’on reconnaît immédiatement, même si son nom n’est pas toujours resté en mémoire. Son style ? Une grande aisance comique, une vraie chaleur à l’écran, et une capacité à jouer l’homme ordinaire, serveur, chauffeur de taxi, voisin un peu râleur, avec un naturel désarmant.
Une carrière née un peu par hasard
Avant de devenir acteur, Ralph Manza commence par des études en médecine, mais son parcours est interrompu par la Seconde Guerre mondiale. Il sert dans l’armée américaine, où il est affecté à des troupes de divertissement militaire. C’est là qu’il découvre le théâtre et qu’il développe un goût pour la scène. Une fois la guerre terminée, il décide de se lancer dans la comédie à plein temps.
Comme beaucoup d’acteurs de sa génération, il démarre sa carrière à la radio, puis migre progressivement vers le cinéma et surtout la télévision, qui devient son terrain de jeu principal dès les années 50.
Un habitué des séries télé : de Perry Mason à Seinfeld
Le nom de Ralph Manza est surtout associé à la télévision américaine. Il fait des apparitions dans une quantité impressionnante de séries, et pas des moindres : Perry Mason, Gunsmoke, Get Smart, Mission: Impossible, The Rockford Files, The Twilight Zone, The Golden Girls, Columbo, Murphy Brown, Seinfeld, Friends, et même ER (Urgences).
Dans Seinfeld, il apparaît dans l’épisode "The Junk Mail" (saison 9) en tant que vieux monsieur ronchon, un rôle à la fois minuscule et parfaitement exécuté, qui montre tout son talent pour incarner des personnages à la fois typés et crédibles.
Son rythme de travail est impressionnant : il passe facilement d’un genre à l’autre, de la sitcom à la série dramatique, toujours avec la même énergie. Et même s’il joue rarement les rôles principaux, il donne souvent du relief aux scènes où il apparaît. Il est le genre d’acteur qui rend les dialogues plus drôles, les silences plus significatifs, ou les situations plus humaines.
Un visage de cinéma aussi, mais en arrière-plan
Au cinéma, Ralph Manza se fait plus discret, mais on le retrouve dans des seconds rôles notables dans des films comme The Natural (1984), God Told Me To (1976), Blame It on the Bellboy (1992), ou encore Austin Powers: International Man of Mystery (1997), dans un petit rôle plein d’autodérision.
Il reste fidèle à sa ligne : ne jamais chercher à voler la vedette, mais enrichir le décor par sa seule présence. En ce sens, il appartient à cette catégorie d’acteurs essentiels au bon fonctionnement d’un film ou d’une série, ceux qu’on appelle quand on a besoin de quelqu’un de fiable, d’expressif, et de juste.
Une carrière modeste, mais sans fausse note
Ralph Manza n’a jamais été une star hollywoodienne, et il ne l’a probablement jamais cherché. Sa carrière, c’est celle d’un professionnel accompli, régulier, constant et apprécié, tant par les réalisateurs que par ses partenaires de jeu.
Il n’a pas cherché la gloire, mais il a construit une œuvre discrète et solide, fondée sur le travail de caractère. Un mot qui lui va bien, d’ailleurs : il avait du caractère, celui de ses rôles, mais aussi celui d’un acteur qui traverse les décennies sans se laisser happer par les modes.
Ralph Manza : la mémoire vive des seconds rôles
Quand on pense à Ralph Manza, on pense à tous ces acteurs de complément qui font vivre les fictions, qui donnent du corps à une scène, du réalisme à un décor, de la chaleur à une comédie. Il est de ceux dont la carrière ne fait pas de bruit, mais dont la présence rend les histoires plus vivantes, plus crédibles, plus humaines.
Et même s’il n’a pas eu droit aux gros titres, Ralph Manza reste, pour beaucoup de spectateurs attentifs, une figure familière et attachante, un peu comme ce voisin qu’on croise souvent sans bien le connaître, mais dont l’absence, un jour, finirait par se remarquer.