Raja Gosnell

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Filmographie 9 films

Biographie

Raja Gosnell, né le 9 décembre 1958 à Los Angeles, en Californie (États-Unis), est un réalisateur, monteur et parfois producteur américain, principalement associé à des comédies familiales populaires et des films légers à succès.

Si son nom n’est pas toujours connu du grand public, ses films, eux, le sont souvent. De Scooby-Doo à Maman, je m’occupe des méchants, Raja Gosnell a su imposer un ton accessible, rythmé et souvent bon enfant, très caractéristique du cinéma hollywoodien grand public des années 1990 et 2000. Avant de passer derrière la caméra, Raja Gosnell a d’abord été monteur, et pas des moindres. Il a notamment travaillé sur plusieurs films réalisés par Chris Columbus, dont les deux premiers Home Alone (Maman, j’ai raté l’avion) et Mrs. Doubtfire. Son sens du rythme comique et de la narration efficace se forge donc dans la salle de montage, un terrain d’entraînement idéal pour un futur réalisateur de comédies visuelles.

De la table de montage à la chaise de réalisateur

Le passage de Raja Gosnell à la réalisation se fait en douceur, avec une certaine logique. En 1997, il dirige Home Alone 3 (Maman, je m’occupe des méchants), un film sans Macaulay Culkin, mais dans la lignée des deux précédents, dont il avait monté chaque gag au millimètre. Ce premier essai lui permet de faire ses preuves dans un genre qu’il connaît par cœur : la comédie familiale dynamique, accessible et bourrée de petits effets visuels.

Mais c’est en 2002 que Raja Gosnell accède à une visibilité bien plus large avec l’adaptation live-action de Scooby-Doo, où il transpose à l’écran les aventures farfelues de la célèbre bande de détectives et leur chien glouton. Le film, volontairement cartoon, mêle effets numériques et humour potache. Il trouve son public, notamment auprès des jeunes spectateurs, au point de justifier une suite (Scooby-Doo 2: Monsters Unleashed), toujours réalisée par Gosnell.

S’ensuivent des films dans la même veine, comme Big Mamma 2, Beaucoup de bruit pour rien (version modernisée et bien éloignée de Shakespeare), Chihuahua, star de Beverly Hills, et même Les Schtroumpfs, une autre adaptation hybride entre prise de vue réelle et animation, sortie en 2011. Ici encore, Raja Gosnell met en scène un univers coloré, énergique, parfois un peu bruyant, mais calibré pour séduire les plus jeunes.

Une filmographie populaire, mais souvent critiquée

Le revers de la médaille, c’est que les films de Raja Gosnell sont rarement salués par la critique. Ils sont souvent qualifiés de "faciles", voire "formattés", et reçoivent parfois un accueil assez tiède sur le plan artistique. Pourtant, leur succès commercial démontre une vraie efficacité : Raja Gosnell sait capter les codes d’un certain cinéma grand public, destiné à la détente et au rire, sans prétention intellectuelle particulière.

Il faut dire que ses films, tout comme leur mise en scène, privilégient l’efficacité immédiate : des dialogues simples, un rythme soutenu, beaucoup de comédie physique, et une dose généreuse de numérique. Cette recette plaît autant qu’elle agace, selon le point de vue. Reste qu’elle fonctionne. Et c’est peut-être là, justement, que réside la particularité de Raja Gosnell : il ne cherche pas à révolutionner le cinéma, mais à proposer des histoires accessibles, conçues pour divertir.

Un réalisateur discret, fidèle à sa ligne

En dehors de ses productions, Raja Gosnell reste extrêmement discret médiatiquement. Peu d’interviews, très peu de présence sur les réseaux sociaux, aucune volonté manifeste de devenir une personnalité publique. Ce silence en dehors des tournages contraste avec l’énergie de ses films, mais reflète sans doute une volonté de rester concentré sur la fabrication plutôt que sur la représentation.

Il faut aussi noter que Raja Gosnell est un réalisateur fidèle à un certain type de cinéma et à une méthode de travail rodée. Il revient régulièrement aux mêmes thèmes, aux mêmes formats, et aux mêmes ressorts comiques. On peut le lui reprocher, ou y voir une forme de constance : celle d’un artisan hollywoodien qui a trouvé sa place dans un segment de marché précis, celui des films familiaux à grand spectacle, sans autre ambition que de faire rire un public large.

Sans être un innovateur ni un auteur au sens fort, Raja Gosnell reste un nom familier du cinéma de divertissement, capable de réunir des familles devant un écran avec des films simples, lisibles et colorés. Il fait partie de ces réalisateurs qui ne signent peut-être pas des chefs-d’œuvre, mais qui occupent une place bien réelle dans la mémoire collective de toute une génération.

Filmographie

9 sur 9 films

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