Rachel Griffiths
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 6 films |
Biographie
Rachel Griffiths est née le 18 décembre 1968 à Melbourne, en Australie. Actrice au parcours singulier, elle s’est imposée aussi bien dans le cinéma indépendant que dans des séries télévisées saluées par la critique.
Avec une carrière riche et éclectique, Rachel Griffiths incarne cette génération d’actrices capables de jongler entre des rôles complexes, exigeants, et des projets populaires sans jamais perdre en crédibilité. Elle a grandi dans une famille où l’art occupait une place importante, ce qui a sans doute nourri très tôt son goût pour la scène. Avant de percer à l’écran, elle s’est formée au théâtre, dans un contexte australien stimulant, puis s’est rapidement tournée vers le cinéma avec un aplomb qui ne l’a jamais quittée.
Des débuts australiens remarqués grâce à Muriel’s Wedding
Le grand public découvre Rachel Griffiths en 1994, dans Muriel’s Wedding, comédie dramatique australienne devenue culte. Elle y incarne Rhonda, l’amie exubérante de l’héroïne, et vole presque la vedette à l’actrice principale Toni Collette. Le film, succès critique et populaire, fait de Rachel Griffiths une figure montante du cinéma australien, saluée pour son énergie et sa présence à l’écran.
Ce rôle est un véritable tremplin, qui lui ouvre les portes de l’industrie internationale. Très vite, elle est repérée par Hollywood, tout en continuant à cultiver un lien fort avec le cinéma australien, ce qui lui permet d’alterner avec aisance entre productions locales et projets à plus large audience.
Une percée à Hollywood confirmée par Hilary and Jackie
En 1998, Rachel Griffiths est nommée à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans Hilary and Jackie, biopic centré sur la violoncelliste Jacqueline du Pré. Elle y joue sa sœur, Hilary, dans un rôle intense, tout en retenue, qui montre l’étendue de sa palette. Cette nomination confirme que Rachel Griffiths n’est pas qu’une étoile passagère, mais une comédienne capable de s’imposer dans des rôles de grande densité émotionnelle.
Cette période marque un tournant : désormais identifiée comme une actrice dramatique solide, elle enchaîne les rôles dans des films à la tonalité souvent grave ou introspective, tout en gardant une certaine distance avec les codes trop formatés du cinéma hollywoodien.
Les années 2000 et l’âge d’or des séries : Six Feet Under et Brothers & Sisters
C’est sur le petit écran que Rachel Griffiths va asseoir une notoriété plus large encore. En 2001, elle rejoint la série Six Feet Under, diffusée sur HBO, dans le rôle de Brenda Chenowith, personnage complexe, torturé, intelligent, et parfois dérangeant. Cette série, qui explore le deuil, les dynamiques familiales et la psyché humaine avec un réalisme cru, devient vite un phénomène culturel. Le personnage de Brenda, entre chaos personnel et quête de sens, offre à Rachel Griffiths l’un de ses rôles les plus marquants, celui qui la fera durablement entrer dans le panthéon des grandes actrices de série.
Après la fin de Six Feet Under, elle retrouve un ton plus léger mais toujours engagé dans Brothers & Sisters, où elle incarne Sarah Walker, une femme d’affaires confrontée aux conflits familiaux et aux défis professionnels. Cette nouvelle incursion dans la télévision lui permet de toucher un autre public, tout en continuant à défendre des personnages féminins nuancés, souvent en tension entre leur vie personnelle et leurs responsabilités.
Une actrice engagée et une réalisatrice discrète
Au fil des années, Rachel Griffiths s’est aussi illustrée par ses prises de position publiques, notamment sur des questions politiques et sociales en Australie. Féministe assumée, elle n’a jamais hésité à défendre ses convictions, y compris au risque de se heurter à l’opinion dominante. Cette posture, si elle lui a parfois valu des critiques, participe aussi à la solidité de son image : celle d’une actrice qui ne joue pas de rôle une fois sortie du plateau.
Plus récemment, Rachel Griffiths est passée derrière la caméra. Elle a réalisé son premier long métrage, Ride Like a Girl, sorti en 2019, qui retrace l’histoire de Michelle Payne, première femme jockey à avoir remporté la Melbourne Cup. Ce projet, très personnel et porteur d’un message fort sur la place des femmes dans des milieux masculins, marque une nouvelle étape dans sa carrière, cette fois du côté de la création.