Pio Marmaï
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 13 films |
Biographie
Pio Marmaï, né le 13 juillet 1984 à Strasbourg (France), est un acteur français au parcours atypique et à l’énergie communicative. Doté d’une formation théâtrale solide, il s’est imposé au fil des années comme un visage incontournable du cinéma français, aussi à l’aise dans la comédie que dans le drame, le cinéma d’auteur ou les productions plus grand public.
Ce mélange de naturel, de spontanéité et d’intensité fait de Pio Marmaï un acteur caméléon, qui attire les réalisateurs aussi bien pour son jeu instinctif que pour sa capacité à rendre ses personnages profondément humains, jamais monolithiques.
Il grandit dans un environnement artistique : une mère costumière à l’Opéra, un père décorateur de théâtre. Le décor est donc planté très tôt, mais sans plan de carrière défini. Pio Marmaï se forme au conservatoire de Créteil, passe par la Scuola Commedia dell’Arte à Milan, puis par l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre à Lyon. Avant même ses débuts au cinéma, le théâtre lui forge une approche du jeu très physique, très incarnée, qu’il conserve dans ses rôles à l’écran.
Une révélation douce-amère dans Le Premier jour du reste de ta vie
C’est en 2008 que Pio Marmaï se révèle au grand public grâce à Le Premier jour du reste de ta vie, réalisé par Rémi Bezançon. Il y incarne Albert, le fils aîné d’une fratrie de trois enfants, dans une chronique familiale touchante et pleine de finesse. Son interprétation, tout en nuances et en énergie retenue, marque les esprits et lui vaut une nomination au César du meilleur espoir masculin. D’emblée, il s’impose comme un acteur capable d’osciller entre humour et émotion, avec une sincérité qui sonne juste.
Ce rôle fondateur donne le ton : Pio Marmaï incarne souvent des personnages "normaux", mais jamais fades. Des hommes qui doutent, qui cherchent leur place, qui échappent aux stéréotypes. Il revient régulièrement à ce type de figures, sans jamais les jouer deux fois de la même manière.
Comédies, drames et cinéma d’auteur : une trajectoire volontairement éclectique
L’une des forces de Pio Marmaï, c’est sa capacité à naviguer entre les registres avec aisance. On le retrouve aussi bien dans des comédies romantiques comme Ma part du gâteau de Cédric Klapisch ou La délicatesse avec Audrey Tautou, que dans des films plus graves, comme Désobéissance, Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait ou En thérapie (où il tient un rôle marquant dans la série diffusée sur Arte).
Son jeu est toujours incarné, jamais surjoué. Il y a chez lui une sorte de liberté permanente, une façon de jouer sans mode d’emploi, qui donne à ses personnages une forme de vérité immédiate. Il n'a pas peur de se rendre vulnérable, ni de jouer des figures un peu paumées, cabossées, ou simplement humaines.
Une énergie physique au service du personnage, jamais gratuite
Pio Marmaï possède une présence très physique à l’écran. Son corps, son regard, sa gestuelle sont des outils de jeu aussi importants que ses répliques. Il est capable de dégager une tension, une nervosité, parfois une violence sourde, mais aussi une douceur inattendue. Cette ambivalence alimente la richesse de ses rôles et permet des contrastes intéressants, même dans des scènes anodines.
Il ne cherche pas à séduire, il cherche à être juste. Cette approche, plus instinctive que cérébrale, fait de lui un acteur particulièrement prisé par les réalisateurs qui aiment le jeu organique, vivant, mouvant. Et c’est sans doute ce qui explique son omniprésence dans le cinéma français de la dernière décennie, sans jamais donner l’impression de se répéter.
Une relation étroite avec les cinéastes, entre fidélité et prise de risques
Pio Marmaï aime travailler en confiance, et il n’est pas rare de le voir revenir chez les mêmes réalisateurs. Il retrouve par exemple Rémi Bezançon à plusieurs reprises, tout comme Cédric Klapisch, avec qui il partage une même sensibilité pour les histoires de vies en mouvement. Mais il n’hésite pas non plus à prendre des risques, à s’embarquer dans des projets plus audacieux, parfois moins visibles mais toujours porteurs d’un propos ou d’un ton singulier.
On l’a aussi vu dans des films engagés ou atypiques, comme La fracture de Catherine Corsini, où il campe un gilet jaune blessé, dans un huis clos tendu à l’hôpital. Une manière pour lui de faire résonner des enjeux sociaux, sans tomber dans le discours ou la démonstration.