Pierre Morel
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 10 films |
Biographie
Pierre Morel est un réalisateur et directeur de la photographie français, né le 12 mai 1964 à Paris. Si son nom n’est pas toujours sur toutes les lèvres, son style, lui, est bien identifiable : nervosité, efficacité, caméras mobiles et explosions bien placées.
Pierre Morel s’est fait un nom dans un domaine où les réalisateurs français sont plutôt rares : le cinéma d’action international, souvent musclé, parfois brut, et toujours orienté vers l'efficacité narrative. Avant de devenir réalisateur, il a longuement exercé dans l’ombre, derrière la caméra, sur des projets aussi bien français qu’américains. Son parcours est un exemple assez typique d’un technicien devenu metteur en scène par la force de son talent visuel... et peut-être aussi grâce à quelques très bonnes connexions.
Des débuts derrière la caméra : technicien avant tout
Avant de passer à la réalisation, Pierre Morel a travaillé comme chef opérateur, ou directeur de la photographie, notamment sur des films comme Le Convoyeur, Danny the Dog ou encore The Transporter. C’est dans cet univers très technique qu’il se forge une solide réputation. Il maîtrise le rythme, la gestion de l’espace, la lumière, et surtout cette capacité à rendre l’image mobile, tendue, toujours au service de l’action.
Il travaille régulièrement avec Louis Leterrier et Luc Besson, ce dernier jouant un rôle essentiel dans la transition de Morel vers la mise en scène. Le label EuropaCorp, cher à Besson, sert de tremplin pour plusieurs réalisateurs français dans les années 2000, et Pierre Morel en est l’un des meilleurs exemples.
Banlieue 13 : l’entrée explosive dans la réalisation
C’est en 2004 que Pierre Morel réalise son premier film, Banlieue 13, produit par Luc Besson. Le film mise tout sur l’énergie, les courses-poursuites et les scènes de parkour, portées par David Belle, figure emblématique de cette discipline urbaine. L’histoire ? Assez simple. Un quartier à l’abandon, des gangs, une bombe, une course contre la montre. Mais là n’est pas l’important : c’est la mise en scène qui fait la différence.
Avec Banlieue 13, Pierre Morel montre qu’il sait filmer le mouvement, organiser des séquences chorégraphiées, et surtout donner un souffle à un récit purement visuel. Ce style brutal et percutant attire immédiatement l’attention des producteurs américains.
Taken : la consécration planétaire
En 2008, Pierre Morel réalise Taken, avec Liam Neeson dans le rôle principal. Le film, écrit et produit par Luc Besson et Robert Mark Kamen, est un carton mondial inattendu. Neeson, acteur jusque-là plus connu pour ses rôles dramatiques, devient du jour au lendemain une icône du cinéma d’action. Et Morel, lui, gagne son ticket d’entrée définitif à Hollywood.
Taken impose un style sec, direct, presque chirurgical. Pas d’effets superflus, peu d’humour, mais un rythme tendu du début à la fin. Le film repose sur une idée simple (un père prêt à tout pour sauver sa fille), mais il est exécuté avec une telle intensité qu’il devient un modèle du genre. Même si Pierre Morel ne réalisera pas les suites, sa version reste celle qui pose les bases de l’univers.
Une carrière entre Paris et Hollywood
Après le succès de Taken, Pierre Morel continue à travailler sur des productions internationales, souvent calibrées pour le public américain. Il réalise From Paris with Love (2010), avec John Travolta en agent secret incontrôlable, dans un Paris de carte postale transformé en terrain de jeu explosif. Le film est moins bien accueilli que Taken, mais confirme son style : rapide, frontal, sans détour.
Il enchaîne ensuite avec The Gunman (2015), porté par Sean Penn, puis Peppermint (2018), un film de vengeance avec Jennifer Garner. Ces deux projets reçoivent un accueil critique plus mitigé, mais restent fidèles à l’approche de Pierre Morel : des récits simples, ancrés dans une réalité dure, avec une exécution visuelle très maîtrisée.
Un réalisateur d’action à la signature discrète mais affirmée
Pierre Morel n’est pas du genre à chercher la lumière. Il n’accorde que peu d’interviews, reste en retrait du showbiz, et préfère que ses films parlent pour lui. Son cinéma est visuel, nerveux, et souvent centré sur des figures de justice individuelle. Il s’inscrit dans une tradition de cinéma d’action efficace, sans grandes prétentions artistiques, mais avec un vrai savoir-faire.
Il est souvent comparé à des réalisateurs comme Louis Leterrier ou Olivier Megaton, eux aussi issus de l’écurie EuropaCorp, mais il conserve une identité propre : moins spectaculaire, peut-être, mais plus tendue, plus réaliste, presque sèche dans sa manière d’aborder le genre.
Filmographie
10 sur 10 films