Phillip Rhee
- Casting
- Réalisation
- Production
- Écriture
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Famille | |
| Filmographie | 4 films |
Biographie
Phillip Rhee est un acteur, réalisateur, producteur et maître d’arts martiaux américain d’origine coréenne, né le 7 septembre 1960 à Los Angeles, en Californie (États-Unis).
Son nom est surtout associé à la saga Best of the Best, qu’il a co-créée, produite, interprétée et parfois réalisée. Pour les amateurs de cinéma d’action des années 80–90, Phillip Rhee incarne une certaine idée du héros discipliné, éthique et profondément humain, loin des clichés des super-guerriers invincibles.
Artiste martial accompli, cinéaste indépendant et figure respectée dans la communauté des arts martiaux, il a su tracer un chemin singulier, à la fois dans et en dehors du système hollywoodien.
Des racines coréennes, une éducation américaine
Bien que né aux États-Unis, Phillip Rhee est profondément marqué par ses racines coréennes. Il passe une partie de sa jeunesse à Séoul, où il commence sa formation en taekwondo et hapkido, deux disciplines dont il deviendra maître. De retour aux États-Unis, il approfondit sa pratique martiale, jusqu’à atteindre plusieurs ceintures noires, notamment en taekwondo (8e dan), hapkido, kendo et wing chun. Il participe à des compétitions internationales, notamment entre les équipes américaine et coréenne, expérience qui inspirera directement le scénario de Best of the Best.
Son approche des arts martiaux est aussi bien technique que philosophique, et il a souvent insisté sur la discipline, la maîtrise de soi et l’honneur, des valeurs qu’on retrouve dans tous ses films.
Best of the Best : un film culte et un manifeste martial
En 1989, Phillip Rhee co-écrit, produit et joue dans Best of the Best, un drame sportif où il incarne Tommy Lee, un artiste martial coréen-américain faisant partie de l’équipe américaine de taekwondo. Le film, centré sur un tournoi contre l’équipe nationale coréenne, mêle action, émotion et réflexion sur le pardon, l’échec et la loyauté.
Loin du simple film de baston, Best of the Best surprend par sa dimension humaine, son sens du sacrifice, et son opposition entre les valeurs martiales de l’Est et la culture compétitive de l’Ouest. Le casting, qui inclut Eric Roberts et James Earl Jones, contribue à donner une vraie épaisseur au récit.
Le film devient un succès modeste mais durable, notamment en vidéo, et acquiert au fil du temps un statut culte auprès des fans d’arts martiaux et des amateurs de films de compétition. Il engendrera trois suites, toutes avec Phillip Rhee dans le rôle principal, et souvent aux commandes comme réalisateur et scénariste.
Une franchise personnelle et une volonté de contrôle artistique
Avec Best of the Best II (1993), puis III et IV, Phillip Rhee prend de plus en plus le contrôle créatif de la saga. Il y injecte plus d’action, mais conserve une ligne directrice morale forte. Son personnage devient un défenseur de la justice, de la communauté et de la jeunesse, dans un monde de plus en plus violent. Le ton se rapproche du vigilante movie, mais avec une véritable profondeur émotionnelle.
Même si les suites ne rencontrent pas le même succès que le premier opus, elles consolident l’image de Phillip Rhee comme acteur-réalisateur indépendant, à contre-courant des tendances commerciales du moment. Son approche artisanale du cinéma, mêlée à son expertise martiale, crée une œuvre cohérente et fidèle à ses valeurs.
Un homme de transmission et d’enseignement
En parallèle de sa carrière cinématographique, Phillip Rhee reste profondément impliqué dans la transmission des arts martiaux. Il enseigne le taekwondo, organise des stages, et s’adresse régulièrement aux jeunes générations sur les bienfaits de la pratique martiale : confiance en soi, respect, persévérance.
Il crée également des programmes éducatifs basés sur les arts martiaux, destinés à renforcer la discipline chez les enfants et adolescents. Cette dimension pédagogique et communautaire est au cœur de sa démarche depuis toujours.
En 2015, il revient avec le film Underdog Kids, destiné à un public familial, et centré sur des jeunes issus de milieux difficiles, que son personnage entraîne pour une compétition de karaté. Le film, sans prétention, confirme une fois de plus son attachement à la jeunesse, à l’éducation par l’effort, et à une vision noble des arts martiaux.
Un acteur-réalisateur au service de valeurs fortes
Phillip Rhee n’a jamais cherché à devenir une superstar de l’action à la mode. Il n’a pas surfé sur la vague des blockbusters explosifs ni sur celle des super-héros. Il a au contraire bâti une œuvre personnelle, centrée sur la maîtrise de soi, la force intérieure et l’humilité. C’est ce qui le distingue, et qui explique pourquoi tant de fans restent attachés à ses films.
Dans un genre souvent dominé par la force brute, Phillip Rhee a toujours mis en avant la réflexion, l’émotion et le respect, en restant fidèle à ses racines et à ses convictions.
Un parcours sans tapage, mais riche de sens et d’impact, porté par un homme pour qui l’art martial n’est pas qu’un moyen de vaincre, mais un chemin de vie.
Filmographie
4 sur 4 films