Peter MacNicol

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Filmographie 3 films

Biographie

Peter MacNicol, né le 10 avril 1954 à Dallas, Texas, est un acteur américain à la carrière aussi éclectique que durable. Très actif à la télévision comme au cinéma depuis les années 1980, Peter MacNicol s’est imposé par ses rôles souvent excentriques, nuancés, ou décalés, portés par un jeu très expressif, parfois théâtral, mais toujours précis.

Formé d’abord au théâtre, Peter MacNicol débute sur les planches à la fin des années 1970, notamment au Guthrie Theater de Minneapolis, avant de percer à Broadway. Il se fait rapidement remarquer dans la pièce Crimes of the Heart, qui attire l’attention des studios de cinéma et lui permet de décrocher un tout premier rôle au cinéma... en tant que héros.

Des débuts héroïques à Hollywood

C’est en 1981 que Peter MacNicol fait son entrée au cinéma, en tête d’affiche du film de fantasy Dragonslayer (Le Dragon du lac de feu). Il y incarne Galen, un jeune sorcier jeté malgré lui dans un univers dangereux, où magie et monstres se côtoient. Ce rôle très premier degré contraste avec ce qui deviendra la marque de fabrique de l’acteur : une propension à jouer des personnages plus excentriques, secondaires en apparence, mais toujours essentiels.

En 1982, il donne la réplique à Meryl Streep dans Le Choix de Sophie (Sophie’s Choice), où il interprète Stingo, un jeune écrivain naïf confronté à la mémoire du drame. Ce rôle délicat, tout en retenue, lui permet de montrer une autre facette de son jeu : une capacité à jouer la candeur sans tomber dans la fadeur. Le film, acclamé, contribue à ancrer Peter MacNicol dans un registre plus dramatique.

Le virage vers la comédie (et l’inoubliable Janosz Poha)

À partir des années 1990, Peter MacNicol se tourne plus résolument vers la comédie, avec un goût prononcé pour les personnages hauts en couleur. Impossible d’oublier Janosz Poha, restaurateur d'art au fort accent et dévouement douteux dans Ghostbusters II (1989), personnage aussi hilarant qu’inquiétant. Son jeu, totalement habité, donne à ce rôle secondaire une visibilité qui dépasse parfois celle des personnages principaux.

Il enchaîne avec des apparitions dans Les Valeurs de la famille Addams (1993), Bean (1997), ou encore Dracula, mort et heureux de l’être (1995), où il s’amuse visiblement dans des univers comiques burlesques et absurdes. Mais si ses personnages font rire, c’est toujours avec une dose de finesse. Il ne cabotine jamais gratuitement, Peter MacNicol joue toujours avec une forme de précision un peu décalée, qui donne du relief même aux personnages les plus absurdes.

Télévision : une deuxième maison et un Emmy

C’est sur le petit écran que Peter MacNicol va s’installer durablement dans l’imaginaire collectif. En 1997, il rejoint la série Ally McBeal dans le rôle de John Cage, avocat brillant, introverti, amateur de grenouilles et de toilettes à détection automatique. Ce personnage, excentrique en diable, devient vite culte auprès du public. Grâce à lui, Peter MacNicol remporte en 2001 un Emmy Award du meilleur second rôle dans une série comique. Une consécration pour un acteur jusque-là souvent cantonné à des seconds rôles atypiques.

Il continue ensuite à enrichir sa carrière télévisuelle avec des séries comme Chicago Hope, Numb3rs (où il campe un professeur de physique un peu marginal mais attachant), 24 Heures chrono (en conseiller politique tendu), ou encore Veep, Grey’s Anatomy, CSI: Cyber et même Agents of S.H.I.E.L.D.. Dans tous ces rôles, il incarne à chaque fois des personnages parfois marginaux, souvent très cérébraux, mais toujours porteurs d’une vraie humanité.

Voix et doublage : un timbre reconnaissable entre mille

Avec une voix à la fois fluette et nerveuse, Peter MacNicol se distingue aussi dans le doublage. Il prête notamment sa voix au Docteur Octopus dans les séries animées The Spectacular Spider-Man et Avengers: Earth's Mightiest Heroes, ou encore à des personnages de jeux vidéo et de films d’animation, où son intonation particulière fait mouche.

Son travail vocal confirme ce que son jeu suggère depuis toujours : il sait créer des personnages à part entière rien qu’avec la voix, sans avoir besoin d’artifices ou d’effets.

Un parcours à contre-courant des archétypes

Le plus remarquable chez Peter MacNicol, c’est peut-être sa constance dans le refus de l’évidence. Là où beaucoup d’acteurs auraient tenté d’enchaîner les rôles principaux, lui semble avoir préféré les personnages plus modestes mais mieux écrits. Il cultive une forme d’ancrage artistique dans le second plan… tout en réussissant à voler la vedette à plus d’une reprise.

Il n’a jamais cherché à se transformer pour plaire, mais il s’est toujours transformé pour servir son rôle. En cela, Peter MacNicol reste un acteur profondément respecté, autant par ses pairs que par les spectateurs qui, dès qu’ils le voient à l’écran, savent qu’il va se passer quelque chose de légèrement inattendu.

Et c’est peut-être ça, son vrai super‑pouvoir.

Filmographie

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