Penny Marshall
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Détails
| Autre nom | Carole Penny Marshall |
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Nationalité |
| Filmographie | 7 films |
Biographie
Penny Marshall est née le 15 octobre 1943 à New York, aux États-Unis. Elle est décédée le 17 décembre 2018, à Los Angeles, laissant derrière elle une carrière marquante aussi bien devant que derrière la caméra. Fille d’une professeure de danse et d’un producteur de films industriels, Penny Marshall a grandi dans le Bronx dans un environnement baigné par le spectacle, sans pour autant imaginer un jour devenir l’une des figures emblématiques d’Hollywood.
Une actrice révélée par la télévision américaine
C’est dans les années 1970 que Penny Marshall s’impose dans le paysage audiovisuel américain, grâce à son rôle culte dans la sitcom Laverne & Shirley. Diffusée sur la chaîne ABC, cette série dérivée de Happy Days met en scène deux ouvrières fantasques dans le Milwaukee des années 1950. Penny Marshall y incarne Laverne DeFazio, une jeune femme au caractère bien trempé, irrésistiblement drôle, et dont la spontanéité séduit rapidement le public. Le succès est immédiat, au point que l’émission devient pendant plusieurs saisons l’une des plus regardées aux États-Unis.
Si cette période a permis à Penny Marshall de se faire un nom dans le milieu du divertissement, elle a aussi marqué une génération de téléspectateurs. Et, mine de rien, voir deux femmes mener la danse à une heure de grande écoute, à cette époque-là, c’était tout sauf anodin.
Une réalisatrice à succès dans un monde dominé par les hommes
La suite de la carrière de Penny Marshall se joue derrière la caméra. À une époque où les réalisatrices étaient encore rarissimes à Hollywood, elle parvient à s’imposer avec une série de films marquants, dont plusieurs deviendront de véritables classiques. Son premier long métrage important, Jumpin’ Jack Flash (1986), avec Whoopi Goldberg, lance cette nouvelle phase de sa carrière.
Mais c’est en 1988 que Penny Marshall entre dans l’histoire du cinéma avec Big, une comédie dans laquelle Tom Hanks incarne un jeune garçon qui se retrouve dans le corps d’un adulte. Le film est un immense succès critique et commercial, et fait d’elle la première femme réalisatrice à franchir la barre des 100 millions de dollars de recettes au box-office américain. Rien que ça.
Deux ans plus tard, elle réitère avec Awakenings (L’Éveil, 1990), porté par Robin Williams et Robert De Niro, un drame émouvant inspiré d’une histoire vraie. Nommé aux Oscars, ce film assoit sa réputation de réalisatrice capable de traiter des sujets sensibles avec une rare justesse. Elle enchaîne ensuite avec A League of Their Own (Une équipe hors du commun, 1992), encore avec Tom Hanks, qui raconte l’histoire d’une ligue de baseball féminin pendant la Seconde Guerre mondiale. Là encore, elle touche juste, en mettant en lumière une histoire peu connue tout en offrant un film populaire et engagé, preuve que divertissement et message social peuvent très bien cohabiter.
Une voix singulière et respectée dans l’industrie
Penny Marshall n’a jamais cherché à se faire remarquer, mais son style à la fois direct, plein d’humanité et sans esbroufe, lui a valu le respect de ses pairs. Sans jamais se poser en militante, elle a ouvert la voie à de nombreuses femmes dans le cinéma, en prouvant qu’on pouvait mener une carrière de réalisatrice à succès sans renoncer à sa personnalité ni à sa vision.
Elle a souvent collaboré avec des membres de sa famille, notamment son frère Garry Marshall, célèbre producteur et créateur de séries, qui l’a régulièrement soutenue dans ses projets. Ensemble, ils formaient un duo atypique, typique d’un certain Hollywood familial mais exigeant.
Héritage et reconnaissance posthume
Le nom de Penny Marshall revient souvent quand on évoque les femmes qui ont changé la donne à Hollywood. Pourtant, son travail reste parfois sous-estimé par rapport à son importance réelle. Peut-être parce qu’elle a toujours préféré l’efficacité à la flamboyance, et qu’elle a mis en avant les histoires avant de se mettre elle-même en lumière.
Depuis sa disparition en 2018, de nombreuses voix se sont élevées pour rappeler ce que Penny Marshall a apporté au monde du cinéma : des films profondément humains, souvent drôles, parfois mélancoliques, toujours empreints d’une certaine tendresse. Une approche discrète mais puissante, qui continue d’inspirer bien au-delà des frontières d’Hollywood.
Et au passage, Big reste l’un des meilleurs films sur le passage à l’âge adulte, avec un clavier géant en guise de madeleine de Proust. Rien que pour ça, Penny Marshall mérite une place à part dans l’histoire du septième art.
Filmographie
7 sur 7 films