Paul Sorvino

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Filmographie 7 films

Biographie

Paul Sorvino, de son nom complet Paul Anthony Sorvino, est né le 13 avril 1939 à Brooklyn, New York, et s’est éteint le 25 juillet 2022 à Jacksonville, en Floride. Acteur, chanteur d’opéra, sculpteur et homme de scène, il a marqué durablement le cinéma américain grâce à sa stature imposante, sa voix grave et son jeu tout en subtilité. Bien qu’il soit surtout connu pour ses rôles de mafieux, Paul Sorvino a toujours revendiqué une carrière bien plus riche et nuancée que les archétypes auxquels il a parfois été réduit.

Paul Sorvino, des débuts musicaux à la révélation théâtrale

Avant d’embrasser la carrière d’acteur, Paul Sorvino se destinait au chant lyrique. Il étudie d’ailleurs au célèbre American Musical and Dramatic Academy, avec l’idée de devenir ténor d’opéra. Sa voix puissante le suivra d’ailleurs tout au long de sa vie, aussi bien sur scène que dans la vie quotidienne, où il pouvait passer avec aisance du monologue dramatique à l’aria d’opéra — un mélange de classe et de théâtralité dont il avait le secret.

Il commence sa carrière au théâtre dans les années 1960, avant de décrocher ses premiers rôles à l’écran, dans des films comme Where's Poppa? (1970) ou The Panic in Needle Park (1971), où il donne la réplique à un jeune Al Pacino. Peu à peu, il se fait une place à Hollywood grâce à sa capacité à jouer les durs avec une vraie profondeur émotionnelle.

Goodfellas et l’empreinte indélébile de Paulie Cicero

Le rôle qui définit à jamais Paul Sorvino dans l’imaginaire collectif, c’est bien sûr celui de Paulie Cicero dans Goodfellas (Les Affranchis, 1990), chef-d’œuvre de Martin Scorsese. Inspiré du mafieux réel Paul Vario, Paulie est un patron calme, respecté, presque paternel, mais capable d’une violence froide et sans appel. Sorvino y incarne la gravité tranquille du pouvoir, sans jamais hausser la voix, ni forcer le trait.

Ce rôle est devenu l’un des piliers du film, pourtant rempli d’interprétations marquantes, et a définitivement ancré Paul Sorvino parmi les grandes figures du genre mafieux à l’écran, aux côtés de Robert De Niro, Joe Pesci et Ray Liotta. Ironie du sort : il hésitait à accepter ce rôle, de peur de ne pas réussir à incarner quelqu’un d’aussi redoutable. C’est en se regardant dans un miroir et en “trouvant le regard”, selon ses mots, qu’il décide de s’engager.

Un acteur polyvalent, au-delà des mafieux

Bien qu’il ait excellé dans les rôles d’hommes de main, de parrains et d’autorités intransigeantes, Paul Sorvino n’était pas un acteur d’un seul registre. Il a joué dans des drames politiques (Nixon d’Oliver Stone, où il incarne Henry Kissinger), des comédies (The Rocketeer, Bulworth), des films d’horreur, des polars, et même des séries policières comme Law & Order, où il incarne le détective Phil Cerreta pendant une saison.

Il prêtait également sa voix et son visage à des jeux vidéo et participait régulièrement à des œuvres indépendantes. Et puis il y avait l’homme de scène, le chanteur, le sculpteur. Car Paul Sorvino, c’était aussi un passionné de marbre et de musique, capable de chanter du Puccini le matin et de tailler une sculpture l’après-midi, entre deux tournages.

Un père présent et une figure respectée

Paul Sorvino était aussi le père de l’actrice Mira Sorvino, récompensée par un Oscar pour Mighty Aphrodite de Woody Allen. Lors de la cérémonie, il avait ému le public par son émotion sincère — un moment rare, montrant l’homme derrière les rôles, fier de sa fille et de l’héritage qu’il laissait à travers elle.

Il était connu dans les coulisses comme un homme généreux, protecteur et fidèle à ses valeurs, parfois critique envers Hollywood, mais toujours passionné par son métier. Il n’a jamais cherché la célébrité à tout prix, préférant les projets qui lui parlaient et les rôles où il pouvait faire résonner son sens du détail et de la présence.

Paul Sorvino, une voix grave dans la mémoire du cinéma

Avec sa disparition en 2022, le cinéma américain a perdu l’un de ses grands seconds rôles devenus premiers par la force du charisme. Paul Sorvino n’était pas de ceux qui font du bruit, mais de ceux qu’on n’oublie pas. Sa manière de se tenir, de parler, d’imposer le silence dans une pièce ou sur un écran, reste un modèle d’interprétation sobre et puissante.

Que ce soit en costume trois pièces dans une salle obscure du Bronx ou en livrée de ténor sur une scène d’opéra, Paul Sorvino incarne cette élégance à l’ancienne, faite de gravité, de discipline et de passion. Un pilier du cinéma de caractère, dont l’empreinte est aussi indélébile qu’un regard de Paulie Cicero posé à travers une assiette de spaghetti.

Filmographie

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