Pascal Greggory
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
Pascal Greggory est né le 8 septembre 1954 à Paris, en France. Comédien de cinéma, de théâtre et de télévision, il incarne depuis plusieurs décennies une certaine idée de l’acteur français : élégant, cérébral, exigeant, volontiers secret.
Doté d’un visage fin et d’une voix posée, Pascal Greggory possède ce charme discret, presque aristocratique, qui lui permet de passer d’un univers à l’autre sans jamais se trahir. Il ne cherche pas à séduire, il capte, et parfois même dérange.
Sa filmographie, aussi dense que cohérente, révèle un parcours jalonné de choix forts, souvent en dehors des courants dominants. Fidèle à plusieurs cinéastes, très présent sur les planches, il s’impose moins par sa notoriété médiatique que par la précision de son jeu et la constance de sa démarche artistique.
Premiers pas devant la caméra et fidélité à des univers singuliers
Pascal Greggory débute au cinéma à la fin des années 1970, dans La Communion solennelle de René Féret, puis attire rapidement l’attention de Patrice Chéreau, qui deviendra un collaborateur artistique majeur mais aussi, pendant un temps, son compagnon. Le travail de Chéreau, au cinéma comme au théâtre, est marqué par une tension physique, une densité émotionnelle, et une certaine frontalité, des caractéristiques dans lesquelles Pascal Greggory s’inscrit avec une aisance troublante.
Dans L’Homme blessé (1983), il incarne un adolescent qui découvre la violence de son désir, dans une performance brute, presque à vif. Ce rôle, à la fois audacieux et dérangeant, installe Pascal Greggory comme un acteur capable d’aborder la complexité des pulsions humaines sans filtre, sans pathos. Il poursuivra cette veine dans plusieurs œuvres marquantes, où les personnages sont souvent en rupture avec leur époque, leur milieu ou eux-mêmes.
Un acteur de fidélité : Chéreau, Téchiné, Honoré...
Tout au long de sa carrière, Pascal Greggory s’illustre par une fidélité constante à certains auteurs. Outre Chéreau (avec qui il tourne La Reine Margot, Ceux qui m’aiment prendront le train, Son frère), il collabore avec André Téchiné dans Les Roseaux sauvages, Raúl Ruiz, Benoît Jacquot ou Christophe Honoré. Des cinéastes exigeants, souvent à la marge du cinéma commercial, qui trouvent en lui un interprète idéal pour leurs récits troubles, mélancoliques ou introspectifs.
Chez Christophe Honoré, notamment dans Les Chansons d’amour et Homme au bain, Pascal Greggory incarne des hommes mûrs, blessés, dont la sexualité et la solitude ne sont jamais esquivées. Il ne joue pas des rôles rassurants, mais des figures poreuses, vulnérables, parfois dures, toujours humaines.
Cette constance dans le choix de projets à forte charge émotionnelle, souvent queer ou marginale, témoigne d’une démarche artistique claire : l’exploration de l’intime, sous toutes ses formes.
Théâtre, diction et maîtrise du verbe
En parallèle de sa carrière au cinéma, Pascal Greggory poursuit un travail théâtral régulier et rigoureux. Il a joué sous la direction de Patrice Chéreau, Luc Bondy, Brigitte Jaques-Wajeman ou encore Claude Régy, dans un répertoire allant du théâtre classique aux textes contemporains. Sa diction précise, presque aristocratique, sa manière de faire résonner la langue sans affectation, en font un acteur très recherché pour les rôles à texte.
Il excelle dans des pièces denses, philosophiques, souvent intimes, où il peut travailler cette tension intérieure qui est sa marque de fabrique. Le théâtre reste pour lui un terrain d’expression essentiel, une forme de retour à l’essence du métier d’acteur, loin des dispositifs du cinéma.