Park So-dam

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Détails

Autre nom 박소담
Âge
Nationalité
Filmographie 5 films

Biographie

Park So-dam est née le 8 septembre 1991 à Séoul, en Corée du Sud. Actrice formée à la Korea National University of Arts, elle s’est imposée au fil des années comme une figure singulière du cinéma sud-coréen, naviguant entre films indépendants, blockbusters et séries télévisées. Depuis le début des années 2010, Park So-dam a su bâtir une filmographie variée, portée par une approche instinctive et souvent audacieuse de ses rôles. Si son visage est désormais connu du grand public à l’international, c’est bien sur la scène nationale que son parcours s’est d’abord consolidé.

Les débuts discrets mais prometteurs de Park So-dam dans le cinéma coréen

C’est en 2013 que Park So-dam fait ses premières apparitions notables à l’écran, notamment dans des films indépendants où elle montre rapidement une aisance naturelle face à la caméra. Malgré des rôles secondaires à ses débuts, son jeu attire l’attention des réalisateurs. Très vite, sa capacité à exprimer une large palette d’émotions sans tomber dans l’excès devient sa marque de fabrique. Elle enchaîne alors plusieurs projets dans des genres très différents, preuve d’un appétit pour la diversité et d’un refus d’être cantonnée à un type de personnage.

Le tournant majeur survient autour de 2015, avec The Priests, un thriller surnaturel dans lequel Park So-dam interprète une lycéenne possédée. Ce rôle, exigeant sur le plan physique et émotionnel, lui vaut une reconnaissance critique et plusieurs récompenses nationales. Il marque aussi un avant/après dans sa carrière, en faisant d’elle une actrice sur laquelle l’industrie commence à miser davantage.

La reconnaissance internationale grâce à Parasite

C’est évidemment en 2019 que le nom de Park So-dam franchit les frontières, lorsqu’elle incarne Ki-jung, la sœur débrouillarde et rusée de la famille Kim dans le film Parasite de Bong Joon-ho. Ce rôle, bien que collectif dans sa construction, a permis à Park So-dam de démontrer une fois de plus sa capacité à captiver avec une économie de gestes et une justesse rare. Son personnage, tour à tour drôle, touchant et cynique, s’est imposé comme l’un des plus marquants du film, notamment grâce à la fameuse scène du "Jessica Jingle" devenue virale.

Le succès colossal de Parasite (Palme d’or à Cannes, Oscar du meilleur film et du meilleur film international) propulse Park So-dam sur la scène mondiale. Elle n’a alors plus rien à prouver, mais choisit tout de même de continuer à explorer des rôles plus intimistes ou atypiques, loin des sentiers tout tracés que lui aurait offert ce nouveau statut.

Un style d’interprétation à part dans le paysage coréen

Ce qui distingue Park So-dam, au-delà de sa filmographie, c’est une approche du jeu d’acteur très ancrée dans la retenue et l’observation. Contrairement à certaines performances plus démonstratives, elle privilégie souvent les silences, les regards, les tensions internes. Cela donne à ses personnages une dimension réaliste, parfois insaisissable, mais toujours incarnée.

Il serait tentant de parler d’elle comme d’une actrice "caméléon", mais cela ne rendrait pas totalement justice à son travail. Park So-dam ne disparaît pas dans ses rôles, elle les teinte de sa propre sensibilité, ce qui rend chacune de ses apparitions reconnaissable sans jamais être répétitive. Que ce soit dans un drame, une comédie ou un thriller, elle parvient à faire exister son personnage sans surjouer, ce qui, dans le contexte d’un cinéma coréen souvent très intense, constitue une forme de signature discrète mais puissante.

Une carrière marquée par l’équilibre et la discrétion

Depuis Parasite, Park So-dam poursuit son chemin sans chercher les projecteurs à tout prix. Elle accepte des rôles dans des projets de tailles variées, alterne entre cinéma et télévision, et n’hésite pas à se faire rare quand elle en ressent le besoin. En 2021, elle révèle avoir été diagnostiquée d’un cancer de la thyroïde, ce qui l’amène à mettre sa carrière en pause pendant un temps. Cette annonce, faite avec beaucoup de pudeur, a été saluée pour son honnêteté et a renforcé l’affection du public à son égard.

Son retour à l’écran après sa convalescence s’est fait en douceur, avec la même humilité professionnelle qui la caractérise depuis ses débuts. Loin des figures flamboyantes du star system, Park So-dam cultive une forme de discrétion qui, paradoxalement, attire encore plus l’attention.

Filmographie

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