Oxide Pang Chun
- Réalisation
- Montage
- Production
- Écriture
Détails
| Autre nom | 彭順 |
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Oxide Pang Chun (彭順), parfois crédité simplement Oxide Pang, est un réalisateur, scénariste et monteur né le 11 novembre 1965 à Hong Kong. Connu pour son style visuel léché et son goût prononcé pour les ambiances sombres, Oxide Pang Chun s’est imposé comme une figure majeure du cinéma de genre asiatique, notamment à travers ses thrillers psychologiques et ses films d’horreur. Il est également célèbre pour sa collaboration avec son frère jumeau Danny Pang, avec qui il forme le duo créatif des Pang Brothers.
Avant de se faire un nom dans la réalisation, Oxide Pang Chun commence sa carrière dans le monde du montage, notamment pour des publicités et des clips musicaux. Ce bagage technique influence profondément son style de mise en scène : dynamique, stylisé, parfois volontairement déroutant. Le montage n’est pas, chez lui, un simple outil de narration, mais un véritable langage visuel, avec lequel il joue constamment pour manipuler les perceptions du spectateur.
The Eye : le film qui révèle Oxide Pang Chun au grand public international
Le tournant majeur de la carrière de Oxide Pang Chun arrive en 2002 avec le film The Eye (Gin Gwai), coréalisé avec Danny Pang. Ce film d’horreur à la fois classique et innovant met en scène une jeune femme aveugle qui recouvre la vue après une greffe de cornée, mais se met alors à voir des choses que les autres ne perçoivent pas. Fantômes, visions étranges, atmosphère anxiogène… tout y est, mais avec une maîtrise narrative et esthétique qui dépasse les standards du genre à l’époque.
The Eye rencontre un énorme succès en Asie, mais aussi à l’international, au point d’être adapté à Hollywood en 2008 avec Jessica Alba dans le rôle principal (ce qui, soit dit en passant, n’a pas vraiment reproduit l’impact de l’original). Le film confirme l’identité du duo Pang : un cinéma de genre ambitieux, visuellement travaillé, souvent centré sur des personnages féminins plongés dans des réalités troublantes.
C’est aussi à partir de là que le nom de Oxide Pang Chun devient associé à un certain renouveau du cinéma d’horreur asiatique du début des années 2000, aux côtés d’autres figures comme Hideo Nakata ou Takashi Shimizu.
Une filmographie partagée entre duo et projets personnels
Si beaucoup de projets sont signés à deux, Oxide Pang Chun développe aussi une œuvre plus personnelle, notamment à travers des films réalisés seul. En 1999, il réalise Bangkok Dangerous, un polar noir et stylisé qui suit deux tueurs à gages dans les rues chaotiques de Bangkok. Le film, d’abord discret, devient culte avec le temps, et connaîtra même un remake américain en 2008, avec Nicolas Cage en tête d’affiche… réalisé là encore par les deux frères Pang. Comme quoi, même Hollywood garde un œil sur les ruelles sombres du cinéma asiatique.
L’esthétique de Oxide Pang Chun reste constante : des teintes saturées, un travail soigné sur les lumières urbaines, une caméra fluide et parfois hypnotique. Le fond, lui, mélange souvent violence, culpabilité, solitude et perte d’identité. Qu’il s’agisse de thriller ou d’horreur surnaturelle, il semble toujours s’intéresser à la frontière entre le réel et l’illusion, entre ce qu’on croit voir et ce qui nous échappe.
Un style qui divise, mais qui s’assume
Le cinéma de Oxide Pang Chun ne fait pas toujours l’unanimité. On lui reproche parfois une forme de froideur, une esthétique trop travaillée au détriment de la narration, ou un penchant pour le symbolisme au détriment de la clarté. Mais c’est justement cette approche assumée, presque expérimentale par moments, qui lui permet de se démarquer dans un paysage souvent balisé.
Même dans ses œuvres plus commerciales, il conserve cette patte visuelle identifiable. Il aime brouiller les repères temporels, jouer avec la chronologie des événements, et installer des ambiances où le malaise se construit lentement, plus par suggestion que par effets chocs. Pas besoin de litres de sang ou de screamers à chaque coin de couloir pour provoquer l’angoisse : Oxide Pang Chun préfère la tension rampante, presque insidieuse.
Filmographie
8 sur 8 films