Osgood Perkins
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Détails
| Autre nom | Osgood Robert Perkins II |
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Nationalité |
| Filmographie | 10 films |
Biographie
Osgood Perkins est né le 2 février 1974 à New York. Il est acteur, scénariste et réalisateur américain, et s’est imposé au fil des années comme l’une des figures les plus singulières du cinéma d’horreur psychologique contemporain. Fils du légendaire Anthony Perkins, célèbre pour son interprétation de Norman Bates dans Psycho, Osgood Perkins a su transformer cet héritage en matière première pour construire une œuvre originale, personnelle, et souvent troublante.
Une enfance marquée par le cinéma, un début devant la caméra
Grandir au sein d’une famille profondément ancrée dans le cinéma n’a rien d’anodin. Avec un père acteur iconique et une mère, Berry Berenson, également actrice et photographe, Osgood Perkins baigne très tôt dans une atmosphère artistique. Il fait ses premiers pas à l’écran en 1983 dans Psychose II, où il incarne… une version jeune de Norman Bates, son propre père ayant tenu le rôle principal dans la saga.
Pendant les années 1990 et 2000, Osgood Perkins multiplie les rôles secondaires dans des films variés, de Legally Blonde à Not Another Teen Movie. Sa présence est souvent discrète, mais constante. Il ne cherche pas particulièrement la lumière, préférant évoluer dans des rôles de soutien, dans des registres allant de la comédie à la satire.
La transition vers la réalisation : une signature esthétique et narrative affirmée
C’est à partir des années 2010 que Osgood Perkins opère un tournant décisif. Il délaisse progressivement l’interprétation pour s’installer derrière la caméra, avec une ambition claire : réinventer les codes du film d’horreur. Et ce, sans jumpscares à répétition ni effets faciles. Son premier long métrage, The Blackcoat’s Daughter (2015), met tout de suite en place sa patte : atmosphère glaciale, mise en scène lente et maîtrisée, réflexion sur le deuil et la solitude.
L’année suivante, I Am the Pretty Thing That Lives in the House (2016) poursuit dans cette veine. Plus qu’un film d’épouvante, c’est une méditation spectrale sur la mort et la mémoire, qui divise autant qu’elle fascine. Pas étonnant que le film soit produit par Netflix : il incarne parfaitement cette nouvelle génération de films d’horreur “d’ambiance”, où la peur est plus une sensation diffuse qu’un choc frontal.
Avec Gretel & Hansel, le conte devient cauchemar moderne
En 2020, Osgood Perkins réalise Gretel & Hansel, relecture stylisée et dérangeante du célèbre conte. Le film frappe par son esthétique visuelle travaillée à l’extrême, son usage du silence et des décors, et une narration plus proche de la fable morbide que du pur divertissement. Avec ce projet, Osgood Perkins confirme qu’il ne cherche pas à plaire à tout prix, mais à créer une œuvre cohérente avec sa sensibilité artistique.
Son travail commence d’ailleurs à attirer l’attention d’un public plus large. Il est salué pour sa capacité à offrir une alternative au cinéma d’horreur formaté, tout en inscrivant son style dans une certaine tradition littéraire, quasi gothique.
Entre deuil personnel et création cathartique
Le cinéma de Osgood Perkins est hanté, au sens propre comme au figuré. Le décès brutal de sa mère dans les attentats du 11 septembre 2001, la disparition précoce de son père en 1992, sont autant d’éléments biographiques qui nourrissent une œuvre profondément marquée par le deuil, l’absence et la mémoire. Mais au lieu de les évoquer frontalement, il les transpose dans des récits allégoriques, à la frontière entre réel et surnaturel.
Il ne s’agit pas d’exorciser un passé, mais plutôt de lui donner une forme, souvent nébuleuse, parfois douloureuse, par le langage du cinéma.
Une trajectoire discrète mais influente dans le cinéma contemporain
En parallèle de sa carrière de réalisateur, Osgood Perkins continue d’écrire et de participer à divers projets, y compris des adaptations. Parmi les titres à surveiller figurent The Monkey, prévu pour 2025, tiré d’une nouvelle de Stephen King, et Longlegs, dans lequel il retrouve son univers noir et dérangeant.
Avec un style bien à lui, lent, sensoriel, cérébral, Osgood Perkins s’affirme comme un auteur-réalisateur atypique, qui divise mais ne laisse jamais indifférent. Loin des sentiers battus du jump scare hollywoodien, il bâtit film après film un cinéma d’horreur introspectif, où le plus grand monstre n’est peut-être pas celui qu’on croit.
Filmographie
10 sur 10 films