Oren Koules
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 14 films |
Biographie
Oren Koules est un producteur américain de cinéma et de télévision, né le 31 janvier 1961 à La Grange, dans l’Illinois. Personnalité éclectique, il est passé par les patinoires de hockey professionnel avant de se faire un nom à Hollywood, en particulier dans le genre horreur à petit budget et gros rendement. Cofondateur de Twisted Pictures, il est notamment l’un des architectes de la franchise Saw, l’une des plus rentables de l’histoire du cinéma d’horreur contemporain.
Du hockey sur glace au business du divertissement
Avant de produire des films sanglants, Oren Koules passe son adolescence… sur la glace. Il joue au hockey professionnel, notamment dans des ligues mineures, avec un passage dans l’organisation des Chicago Blackhawks. Mais la carrière sportive reste brève. Il bifurque ensuite vers la finance, devenant courtier en matières premières sur les marchés de Chicago dans les années 1980.
C’est dans les années 1990 qu’il commence à s’intéresser sérieusement au monde du divertissement, d’abord comme investisseur, puis comme producteur à part entière. Il cofonde Evolution Entertainment, une société de gestion d’artistes et de production de films, qui donnera ensuite naissance à Twisted Pictures, une entité dédiée au cinéma de genre, et notamment à l’horreur.
La saga Saw : un pari fou devenu empire du gore
Le vrai tournant survient en 2004, lorsque Oren Koules, avec son associé Mark Burg, produit un film indépendant écrit par deux jeunes Australiens inconnus : James Wan et Leigh Whannell. Le film, tourné en quelques semaines avec un budget de 1, 2 million de dollars, s’intitule Saw. L’idée : un thriller claustrophobe et sadique, centré sur le tueur en série Jigsaw et ses « jeux » macabres.
Saw devient un succès planétaire, récoltant plus de 100 millions de dollars au box-office mondial. Devant ce succès surprise, Koules lance la production annuelle de suites, faisant de Saw une franchise quasi industrielle, avec un épisode par an jusqu’en 2010. Même si la critique est divisée, le public suit, et la saga devient une référence du “torture porn” des années 2000, à la fois culte et décriée.
Twisted Pictures, sous la direction de Oren Koules, capitalise sur cette dynamique pour produire d’autres films dans le registre horrifique, bien que Saw reste de loin leur plus gros succès. Le nom de Koules devient indissociable de cette nouvelle vague d’horreur américaine, à la fois cynique, inventive, et résolument rentable.
Une incursion dans la télévision et la production grand public
Parallèlement à ses activités dans le cinéma de genre, Oren Koules se diversifie. Il produit notamment la série Two and a Half Men (Mon oncle Charlie), l’une des sitcoms les plus populaires des années 2000, créée par Chuck Lorre. Il participe aussi à des projets plus grand public dans le domaine de la télévision et du cinéma, alternant entre narrations consensuelles et formats à sensations fortes.
Cette double casquette, business de masse d’un côté, cinéma de niche de l’autre, fait de Koules un producteur adaptable, plus guidé par les opportunités que par une ligne éditoriale unique. Il revendique une approche pragmatique du métier : le bon projet au bon moment, avec un œil attentif sur les chiffres, mais aussi sur les attentes du public.
Un retour à ses racines sportives : propriétaire de franchise
Loin d’avoir totalement quitté le monde du hockey, Oren Koules revient à ses premiers amours au début des années 2000 en devenant propriétaire des Tampa Bay Lightning, une franchise de la NHL (National Hockey League). Il occupe brièvement un rôle actif dans la gestion de l’équipe, même si cette aventure sportive reste courte.
Ce retour au sport professionnel reflète l’éclectisme du personnage : producteur d’horreur en semaine, amateur de hockey le week-end, il incarne une forme de polyvalence américaine très marquée par la culture du deal et de la diversification.
Un producteur de l’efficacité, plus que du prestige
Oren Koules ne cherche pas la reconnaissance critique ni les tapis rouges des festivals. Ce qu’il vise, c’est le public, et souvent celui des salles obscures du vendredi soir. Il s’inscrit dans une lignée de producteurs-réalisateurs à l’américaine, héritiers des Roger Corman ou des studios de genre, où l’efficacité narrative, le budget serré et la rentabilité rapide priment sur les fioritures.
Mais cela ne veut pas dire qu’il manque de flair. Le lancement de Saw est sans doute l’un des meilleurs coups de poker des années 2000 dans le cinéma indépendant. Et son passage par la télévision mainstream prouve qu’il sait aussi parler à l’Amérique bien installée dans son canapé.
Entre hockey, horreur et sitcoms, Oren Koules a construit une carrière originale, discrètement tentaculaire, où le sens du timing vaut parfois bien plus que le goût du classicisme.
Filmographie
14 sur 14 films