Oliver Wood
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 24 films |
Biographie
Oliver Wood est un directeur de la photographie britannique, né le 21 février 1942 à Londres (Royaume-Uni) et mort le 13 février 2023 à Los Angeles, Californie (États-Unis).
Repères biographiques et débuts de Oliver Wood
Au début de sa carrière, Oliver Wood travaille au Royaume-Uni comme assistant opérateur et cameraman, notamment sur des courts métrages, des documentaires et des films indépendants tournés à la fin des années 1960. Parmi ses premiers travaux figurent le court métrage Popdown et le long métrage De blanke slavin, qui marquent ses débuts crédités comme chef opérateur. Vers la même période, il collabore comme assistant sur le documentaire A Little of What You Fancy, ce qui l’inscrit progressivement dans un réseau de productions à la frontière du cinéma d’auteur et du film de genre.
Encore jeune adulte, Oliver Wood s’installe à New York, ce qui accompagne une réorientation de sa trajectoire vers les États-Unis. Son premier grand film américain en tant que directeur de la photographie est The Honeymoon Killers, tourné en noir et blanc avec un contraste marqué et une lumière largement naturelle, souvent cité pour son approche quasi documentaire de l’image. Au cours des années 1970 et 1980, il alterne entre films indépendants, séries B et travail de cadreur sur des productions plus visibles, tout en développant une activité de directeur de la photographie pour des clips musicaux et des publicités.
Carrière au cinéma et films marquants
La filmographie de Oliver Wood se structure ensuite autour d’une série de productions américaines où dominent l’action, le thriller et la comédie. Il signe l’image de films comme Die Hard 2 et Face/Off, deux œuvres qui comptent parmi les grands succès du cinéma d’action hollywoodien des années 1990. Il travaille également sur U-571, drame sous-marin, et sur des productions familiales comme Freaky Friday, ce qui illustre la variété de ses interventions en termes de ton et de public visé.
Les années 2000 voient Oliver Wood associé à plusieurs franchises majeures. Il éclaire The Bourne Identity puis retrouve la série pour The Bourne Supremacy et The Bourne Ultimatum, où son utilisation de caméras multiples, de tournage à l’épaule et de focales resserrées contribue à une esthétique immédiatement reconnaissable. Pour The Bourne Ultimatum, il reçoit une nomination au British Academy Film Award de la meilleure photographie, qui consacre l’importance de son travail dans le renouvellement visuel du film d’action au début du XXIᵉ siècle.
Dans un registre plus franchement comique, Oliver Wood retrouve régulièrement le réalisateur Adam McKay sur des titres comme Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby, Step Brothers, The Other Guys ou Anchorman 2: The Legend Continues, où il transpose son sens du rythme visuel et du cadre à des univers de satire et de comédie burlesque. Ses contributions ultérieures incluent Ben-Hur, avec un recours notable à des caméras embarquées pour la séquence de la course de chars, ainsi que The Equalizer 2 et Morbius, qui figurent parmi ses derniers longs métrages crédités comme directeur de la photographie.
Travail pour la télévision, influences et dernières années
La carrière de Oliver Wood inclut une composante télévisuelle significative. Il signe l’image de téléfilms comme City Boy avant de devenir, à la fin des années 1980, l’un des directeurs de la photographie principaux de la série Miami Vice, pour laquelle il assure la direction de la photographie de 53 épisodes entre 1987 et 1989. Cette longue collaboration l’inscrit durablement dans le paysage télévisuel américain et coïncide avec une période où la série se distingue par un traitement très stylisé de la lumière et de la couleur. Il effectue ponctuellement des apparitions comme cadreur ou consultant sur d’autres projets destinés au petit écran, tout en orientant progressivement l’essentiel de son activité vers le cinéma.
Sur le plan artistique, Oliver Wood cite parmi ses références le chef opérateur français Raoul Coutard, figure associée à la Nouvelle Vague, dont l’influence se retrouve dans l’importance accordée à la caméra portée, aux tournages en décors naturels et à une certaine forme de spontanéité dans le cadre. Au fil de plus de cinq décennies d’activité, il collabore avec des réalisateurs comme Paul Greengrass, John Woo, Renny Harlin, Adam McKay, Antoine Fuqua ou Daniel Espinosa, au sein d’une filmographie où se côtoient films de studios à gros budget et productions indépendantes. Marié et père de trois enfants, il meurt en 2023 à l’âge de quatre-vingts ans à Los Angeles, des suites d’un cancer, après une carrière qui reste associée à quelques-uns des grands titres du cinéma d’action contemporain.
Filmographie
24 sur 24 films