Noomi Rapace

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Détails

Autre nom Noomi Norén
Âge
Nationalité
Filmographie 15 films

Biographie

Noomi Rapace, née Noomi Norén le 28 décembre 1979 à Hudiksvall, en Suède, est une actrice suédoise d’origine hispano-finlandaise qui s’est imposée à l’international avec une intensité rare. Dès ses débuts, Noomi Rapace a fait preuve d’un engagement physique et émotionnel qui l’a rapidement démarquée de ses contemporaines. Elle ne joue pas ses rôles, elle les traverse, les absorbe, parfois jusqu’à l’épuisement, souvent jusqu’à la métamorphose. Sa carrière a basculé avec un personnage devenu culte : celui de Lisbeth Salander dans la trilogie suédoise Millénium. Depuis, Noomi Rapace est devenue un visage incontournable du cinéma européen et une figure à part dans les productions hollywoodiennes. Forte, énigmatique, féroce, mais toujours profondément humaine, elle a construit un parcours où la fragilité n’est jamais loin de la brutalité.

Noomi Rapace et la révélation Millénium

Avant 2009, Noomi Rapace est surtout connue en Suède, où elle tourne régulièrement au théâtre et à la télévision. Elle débute très jeune, fuyant une enfance marquée par le départ de son père biologique (un chanteur de flamenco espagnol) et par une adolescence bohème. À 7 ans, elle joue dans son premier film en Islande, où elle grandit partiellement. Elle abandonne rapidement l’école classique pour se consacrer entièrement à la comédie.

Mais c’est donc à 30 ans que tout change. Dans Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, elle incarne Lisbeth Salander, hackeuse surdouée, antisociale, blessée mais redoutablement lucide. Noomi Rapace ne se contente pas de jouer Lisbeth, elle devient Lisbeth. Elle s’est transformée physiquement pour le rôle : cheveux noirs et courts, piercings réels, silhouette taillée à l’os, regard noir. Cette performance bouleverse le public et la critique, en Suède comme à l’international.

Les deux volets suivants de la trilogie (La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, La Reine dans le palais des courants d’air) confirment qu’on tient là une actrice hors norme. Le succès est tel qu’Hollywood lui ouvre ses portes. Mais Noomi Rapace, fidèle à son instinct, ne s’y engouffre pas de façon aveugle.

Une trajectoire internationale à sa manière

Après le raz-de-marée Millénium, Noomi Rapace choisit soigneusement ses projets, même aux États-Unis. Elle refuse d’être cantonnée aux rôles de « femme forte » sans nuance, même si sa force physique est indéniablement un élément de son jeu. En 2011, elle tourne dans Sherlock Holmes: A Game of Shadows aux côtés de Robert Downey Jr., puis dans Prometheus de Ridley Scott, où elle incarne Elizabeth Shaw, une scientifique déterminée confrontée à une mission aussi mystique que terrifiante.

Prometheus permet à Noomi Rapace de prouver qu’elle peut porter un blockbuster à elle seule. Son rôle y oscille entre la détermination scientifique et l’effroi métaphysique, avec une scène d’auto-chirurgie désormais célèbre qui rappelle que, même dans les gros budgets, elle ne perd rien de sa radicalité.

S’enchaînent alors des projets aussi variés que The Drop, Child 44, Rupture, ou encore What Happened to Monday, où elle interprète pas moins de sept sœurs dans un monde dystopique. Si certains films rencontrent un succès critique ou public plus mitigé, Noomi Rapace reste, elle, constamment au centre de l’attention. Elle ne choisit pas toujours des films parfaits, mais elle s’y investit avec une intensité qui force le respect.

Une actrice caméléon et insaisissable

Noomi Rapace n’a jamais semblé chercher la célébrité pour elle-même. Elle préfère les rôles complexes, exigeants, souvent dérangeants. Elle a cette capacité rare à se transformer sans jamais perdre son ancrage émotionnel. Peu importe qu’elle soit dans un thriller nordique glacial ou une production américaine futuriste, elle semble habiter chaque rôle comme si sa survie en dépendait.

Elle a aussi cette particularité de brouiller les codes de genre. Féminine mais jamais objet, puissante mais vulnérable, Noomi Rapace ne se laisse jamais réduire à une image. Elle évoque souvent dans ses interviews son besoin de se confronter à ses peurs pour mieux les comprendre. Pour elle, jouer n’est pas un exercice de style, mais un combat intérieur.

Une présence rare, entre cinéma d’auteur et films de genre

Depuis quelques années, Noomi Rapace alterne entre films indépendants, productions européennes et incursions ponctuelles dans le cinéma de genre. On l’a vue dans des thrillers psychologiques, des drames intimistes, et même des westerns nordiques. Elle semble à l’aise dans toutes les langues : suédois, anglais, espagnol, parfois même islandais.

Elle reste très attachée à l’Europe, et n’a jamais cédé entièrement aux sirènes hollywoodiennes. Peut-être parce qu’elle garde en tête cette envie de rester libre, de choisir des rôles qui lui parlent, plutôt que des opportunités de carrière toutes tracées. Son image reste donc plus underground que celle d'autres actrices de sa génération, mais c’est sans doute ce qui garantit sa longévité artistique.

Noomi Rapace, une actrice qui n’a rien de lisse

Avec Noomi Rapace, on est loin des parcours prévisibles. Elle ne cherche ni à plaire à tout prix, ni à se conformer aux attentes. Elle joue avec rage, avec sensibilité, avec précision aussi. Elle a quelque chose d’instinctif et de méthodique à la fois, un paradoxe qui se lit dans chacun de ses rôles.

Son nom ne s’étale pas partout, mais son regard, lui, reste en mémoire. Ce regard qui semble toujours en train de scanner le monde, comme si quelque chose d’essentiel était sur le point de se produire. Et quand on voit Noomi Rapace à l’écran, on se dit souvent qu’on ne regarde pas simplement une actrice en train de jouer. On regarde quelqu’un en train de vivre autre chose, ailleurs.

Filmographie

15 sur 15 films

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