Noémie Merlant
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Détails
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Noémie Merlant, née le 27 novembre 1988 à Paris (France), est une actrice et réalisatrice française qui s’est imposée au fil des années comme l’un des visages les plus prometteurs, et désormais incontournables, du cinéma d’auteur contemporain. Tant par ses choix de rôles que par son jeu tout en tension contenue, Noémie Merlant dégage une présence magnétique, où douceur et intensité cohabitent avec une justesse déconcertante. Si elle a commencé sa carrière dans un relatif anonymat, sa notoriété explose à la fin des années 2010, propulsée par un film devenu culte presque instantanément. Depuis, Noémie Merlant enchaîne les projets forts, sans jamais céder à la facilité ou aux chemins tout tracés.
Des débuts modestes à l’éclosion progressive
Avant de fouler les tapis rouges cannois, Noémie Merlant suit une formation au Cours Florent, passage obligé pour de nombreux talents du cinéma français. Elle commence par de petits rôles dans des courts-métrages et des productions confidentielles. Elle apparaît notamment dans L’Orpheline avec en plus un bras en moins (2009) de Jacques Richard, puis dans Demy’s Paradise ou encore La Permission de minuit de Delphine Gleize.
Mais ces premiers pas restent discrets. C’est avec le film Le Ciel attendra (2016), de Marie-Castille Mention-Schaar, qu’elle commence à faire parler d’elle. Elle y incarne une jeune femme radicalisée, avec une intensité bouleversante. Ce rôle marque un tournant : le cinéma français vient de trouver une actrice capable d'exprimer l’intériorité des personnages avec une acuité rare.
L'explosion avec Portrait de la jeune fille en feu
C’est en 2019 que Noémie Merlant devient un nom connu du grand public et du milieu cinéphile à l’international, grâce à Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. Aux côtés d’Adèle Haenel, elle livre une performance d’une précision émotionnelle saisissante, dans ce drame romantique d’époque à la mise en scène épurée et aux silences puissants.
Le film est présenté en compétition officielle à Cannes, reçoit le prix du scénario, et devient l’un des films les plus discutés de l’année, notamment pour sa représentation du regard féminin et sa manière de filmer le désir. Dans le rôle de Marianne, Noémie Merlant incarne une femme peintre confrontée à une passion impossible. L'alchimie entre les deux actrices est saluée unanimement, et son interprétation devient une référence dans les rôles féminins contemporains.
Depuis ce rôle, Noémie Merlant s’impose comme une actrice qui choisit ses projets avec soin, souvent engagée dans des récits aux thématiques féministes, sociales ou existentielles.
Une actrice aux rôles exigeants et sans concession
Après Portrait, elle enchaîne avec des projets toujours aussi singuliers : Jumbo (2020), où elle tombe amoureuse… d’un manège. Oui, littéralement. Ce rôle improbable, dans un film à la frontière entre le conte et l’étude psychologique, prouve encore une fois sa capacité à incarner l’extrême sans jamais sombrer dans le ridicule.
Elle apparaît également dans Les Olympiades de Jacques Audiard, où elle révèle une facette plus contemporaine et plus urbaine de son jeu, ou encore dans Tár (2022), aux côtés de Cate Blanchett, confirmant ainsi une reconnaissance à l’international.
Noémie Merlant fait partie de cette génération d’actrices pour qui l'exploration psychologique des personnages passe avant tout. Elle ne cherche pas à plaire, mais à faire ressentir, même (et surtout) quand c’est inconfortable.
Une voix derrière la caméra
En parallèle de sa carrière d’actrice, Noémie Merlant s’essaie à la réalisation. Elle signe plusieurs courts-métrages, puis son premier long, Mi iubita, mon amour, en 2021. Présenté à Cannes en séance spéciale, le film explore une romance improbable entre une jeune Française et un Rom plus âgé. Là encore, le regard qu’elle porte est plein de tendresse et de complexité, refusant les jugements hâtifs.
Son passage à la réalisation n’est pas un simple caprice d’actrice : c’est un prolongement naturel de sa volonté de raconter des histoires autrement, de créer des espaces de jeu et de parole là où il n’y en a pas encore assez.