Noel Gugliemi
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 17 films |
Biographie
Noel Gugliemi, né le 15 octobre 1970 à Santa Monica, en Californie, est un acteur américain d’origine mexicaine et italienne, célèbre pour ses nombreux rôles dans des films et séries mettant en scène l’univers des gangs latinos de Los Angeles.
Depuis le début des années 2000, Noel Gugliemi incarne avec une régularité presque obsessionnelle un archétype cinématographique très spécifique : le gangster au crâne rasé, souvent nommé Hector (au point que ça en devient une blague récurrente), tatoué, menaçant… mais parfois aussi étrangement loyal ou attendrissant. Si sa filmographie semble répétitive à première vue, le parcours de Noel Gugliemi, à la fois personnel et professionnel, est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Et surtout, il a su transformer un stéréotype hollywoodien en tremplin de vie et d’engagement social.
Un passé marqué par la rue, et une seconde chance par le cinéma
L’histoire de Noel Gugliemi commence dans la rue. Abandonné par ses parents à l’adolescence, il grandit sans repères, quitte le système scolaire, et se retrouve rapidement impliqué dans la vie des gangs à Los Angeles. Son apparence, sa posture, son langage corporel, tout chez lui respire l’authenticité d’un ancien “cholo”. Ce passé devient, paradoxalement, ce qui le distingue lorsqu’il est repéré pour jouer un rôle… de gangster.
Il débute dans des clips et des publicités, avant d’apparaître dans des productions plus visibles. Sa première percée notable arrive avec Training Day (2001), où il donne la réplique à Denzel Washington dans une scène tendue et mémorable. L’année suivante, il participe au tout premier Fast and Furious, où il incarne… Hector, un nom qu’il retrouvera dans plusieurs films, devenant presque un alter ego fictif.
Mais derrière ce casting répétitif, Noel Gugliemi voit une opportunité : incarner la rue pour mieux en sortir. Et il le fait, à sa façon.
Une filmographie abondante et codifiée
À ce jour, Noel Gugliemi a joué dans plus de 150 films et séries, souvent dans des rôles similaires : un homme de main, un dealer, un ex-taulard, un membre de gang. On le retrouve dans Bruce Almighty, Old School, The Dark Knight Rises, Lowriders, SWAT, Street Kings, The Purge: Anarchy, Fresh Off the Boat, CSI, Bones, Brooklyn Nine-Nine… et bien sûr, plusieurs épisodes de la saga Fast & Furious.
Ce n’est pas un acteur caméléon. Au contraire, Noel Gugliemi assume son image, son style, ses tics de jeu. Il incarne à lui seul une version hyper-codifiée de la figure du gangster latino de Los Angeles, entre caricature et hommage.
Il sait que ses rôles alimentent un cliché. Mais selon lui, mieux vaut tenir ce rôle que le vivre pour de vrai. Et c’est là que son parcours devient singulier : il utilise sa notoriété pour détourner le stéréotype et en faire un message de prévention.
De l’écran aux écoles : un acteur engagé
Au-delà du cinéma, Noel Gugliemi consacre une grande partie de son temps à parler dans les lycées, les centres pour jeunes en difficulté, les prisons, les foyers, où il partage son histoire. Il raconte comment il a failli tout perdre, comment il a transformé sa douleur en carrière, et surtout comment le choix de sortir de la rue est possible.
Il n’hésite pas à évoquer son ancienne vie de petit criminel, ses tatouages, ses erreurs. Il en fait même un outil pédagogique. Ce qu’il incarne à l’écran devient un prétexte pour aborder la réalité des quartiers pauvres, de l’incarcération précoce, des familles brisées.
Contrairement à d'autres figures hollywoodiennes, il ne prétend pas être un modèle. Il se définit plutôt comme un exemple de ce qu’on peut éviter, ou dépasser, avec les bons choix, même tardifs.
Un stéréotype assumé, mais aussi une stratégie de survie
Il serait facile de réduire Noel Gugliemi à un acteur typecast, coincé dans son propre personnage. Mais lui voit les choses autrement : chaque rôle, aussi petit soit-il, est une chance de rester sur les rails, d’avoir un revenu stable, et de continuer à aider les autres. Il connaît parfaitement les limites de son image, mais il sait aussi que la constance a de la valeur, dans une industrie qui oublie vite.
Il a aussi développé des projets plus personnels, des films indépendants où il incarne des personnages plus nuancés, parfois même comiques ou spirituels. Mais ces œuvres restent plus confidentielles. Pour le grand public, il est et reste "Hector", et cela semble lui convenir.