Nick Matthews
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
Nick Matthews est un réalisateur, scénariste et directeur de la photographie australien, surtout connu pour son travail dans le cinéma indépendant et les thrillers psychologiques à l’esthétique soignée.
Bien qu’il ne soit pas une figure médiatisée à l’échelle mondiale, il s’est fait remarquer dans les cercles cinéphiles pour sa capacité à créer des ambiances visuelles puissantes et des récits tendus où l’humain est toujours au bord de la rupture. Originaire d’Australie, Nick Matthews est actif depuis les années 2000, principalement dans les sphères du cinéma d’auteur, du drame noir et de la fiction à tension psychologique. Il fait partie de ces cinéastes qui préfèrent laisser parler les images, l’atmosphère, les silences, plutôt que les effets spectaculaires.
One Eyed Girl : un premier long-métrage à la tension maîtrisée
Le film qui permet à Nick Matthews de franchir un cap est sans conteste One Eyed Girl (2014), thriller psychologique australien qui explore les dérives sectaires et la fragilité mentale à travers le regard d’un psychiatre en crise. Le long-métrage, coécrit avec Craig Behenna, propose un récit à la fois lent, tendu et dérangeant, dans une ambiance qui oscille entre réalisme brut et étrangeté latente.
Le film est salué pour son traitement visuel extrêmement soigné, pas vraiment une surprise, puisque Nick Matthews signe également la direction photo. Ce double rôle lui permet de contrôler avec précision l’univers esthétique de son film, entre clairs-obscurs froids, paysages australiens désolés et intérieurs oppressants. One Eyed Girl remporte le Dark Matters Audience Award au festival Austin Film Festival, preuve que le public est aussi réceptif à son approche stylisée et introspective.
Une carrière construite dans l’ombre, mais avec cohérence
Avant de réaliser son propre long-métrage, Nick Matthews s’était fait connaître en tant que directeur de la photographie, notamment sur des films indépendants australiens comme 2:37 (2006), drame choral sur le mal-être adolescent, ou The Kiss (2007). Dans ces œuvres, on retrouve déjà sa patte : un goût pour les compositions visuelles fortes, les ambiances introspectives, et une manière de filmer les corps dans l’espace avec une certaine gravité.
Son style visuel évoque parfois celui d’auteurs comme David Fincher ou Jeff Nichols, avec une touche très personnelle, plus brute, moins maniériste. Il s’intéresse à l'isolement, à la culpabilité, aux fractures psychologiques, et à la manière dont les environnements influencent la perception du réel.
Même s’il n’a pas encore dirigé de multiples longs-métrages, son univers artistique est clair, affirmé, et profondément cohérent, entre travail sur la lumière, tension dramatique retenue, et mise en scène quasi sensorielle.
Filmographie
6 sur 6 films