Nick Chinlund
- Casting
Détails
| Autre nom | Zareh Nicholas Chinlund |
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Nationalité |
| Filmographie | 9 films |
Biographie
Nick Chinlund, de son nom complet Zareh Nicholas Chinlund, est né le 18 novembre 1961 à New York, aux États-Unis.
Avec son regard perçant, sa voix grave et ce petit quelque chose de menaçant qui ne s’apprend pas, Nick Chinlund s’est imposé comme l’un de ces visages familiers du cinéma et des séries, sans jamais chercher à devenir une star hollywoodienne au sens classique du terme. Avant de devenir acteur, il se destinait à une carrière de basketteur universitaire, mais une blessure vient mettre fin à ce rêve sportif. Il bifurque alors vers les arts dramatiques, se forme sérieusement et entame une carrière d’interprète... qui ne ressemblera à aucune autre.
Un méchant presque trop crédible
Dès ses débuts, Nick Chinlund s’oriente, ou plutôt, est orienté, vers des rôles à haute intensité dramatique : trafiquants, flics ripoux, psychopathes, soldats troubles. Sa carrure, son visage anguleux, sa diction lente et menaçante font de lui un candidat idéal pour incarner des personnages ambigus ou carrément inquiétants.
On se souvient particulièrement de Billy Bedlam dans Con Air (1997), détenu instable aux côtés de Nicolas Cage. Un rôle court, mais marquant. Il avait déjà fait une apparition dans Lethal Weapon 3 (1992), et continuera ensuite à collectionner les rôles de « types pas nets » dans de nombreux thrillers et films d’action.
Mais c’est à la télévision qu’il livre l’un de ses personnages les plus glaçants : Donnie Pfaster, le tueur en série obsédé par la propreté, dans The X-Files. Ce personnage, apparu pour la première fois dans l’épisode Irresistible, est resté dans les mémoires comme l’un des antagonistes les plus dérangeants de la série. Et ce, sans jamais avoir besoin de hurler ou de se battre, Nick Chinlund installe l’inquiétude par le calme absolu.
Une voix, une présence, une régularité
Au fil des années, Nick Chinlund s’est forgé une solide réputation dans des rôles secondaires ou de soutien. Il apparaît dans Training Day (2001), Tears of the Sun (2003), Ultraviolet (2006), The Chronicles of Riddick (2004), Smokin’ Aces (2006)… La liste est longue, et le profil souvent similaire : homme armé, homme dangereux, homme au passé louche. Pourtant, il ne rejoue jamais exactement le même rôle. Il module, nuance, ajuste.
On le retrouve également en doublage, notamment dans le rôle de Sportsmaster dans la série animée Young Justice. Là aussi, sa voix grave et posée lui permet d’incarner une menace très contrôlée, presque civilisée, et donc d’autant plus inquiétante.
La constance est l’un des maîtres mots de la carrière de Nick Chinlund. Il tourne beaucoup, accepte des projets variés, ne cherche pas l’exposition tapageuse, mais semble cultiver une forme de fidélité au métier, au personnage, à l’efficacité discrète.
Un acteur qu’on reconnaît plus qu’on ne cite
Il y a une sorte de paradoxe dans le parcours de Nick Chinlund : il est immédiatement reconnaissable, mais rarement nommé. Il fait partie de cette catégorie d’acteurs qu’on appelle souvent « les gars de », ceux dont le visage évoque des souvenirs de film, de scènes, de répliques… sans qu’on mette toujours un nom dessus. Une forme d’anonymat public qui coexiste avec une reconnaissance professionnelle forte.
Et c’est peut-être ce qui rend sa carrière si intéressante. Nick Chinlund n’a jamais été une tête d’affiche, mais il a joué avec, et parfois contre, certaines des plus grandes. Il n’a pas fait le choix du rôle principal, mais celui de l’intensité juste, au bon moment, dans le bon cadre.