Nick Cave
- Casting
- Sons
Détails
| Autre nom | Nicholas Edward Cave |
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Nationalité |
| Filmographie | 9 films |
Biographie
Nick Cave, de son nom complet Nicholas Edward Cave, est né le 22 septembre 1957 à Warracknabeal, dans l'État de Victoria, en Australie. Auteur-compositeur, chanteur, écrivain et parfois acteur, Nick Cave est l'une des figures les plus singulières et les plus respectées du paysage musical international. Sa voix grave, ses textes ténébreux et son charisme presque théâtral en ont fait un artiste culte, dont la trajectoire flirte avec l’obsession du sacré, du deuil et de l’amour impossible.
Il s’est d’abord fait connaître avec le groupe The Birthday Party, avant de fonder Nick Cave and the Bad Seeds, formation emblématique à géométrie variable, avec laquelle il a exploré toutes les nuances de la noirceur poétique et de la rage contenue. Il n’est pas exagéré de dire que Nick Cave est l’un des rares musiciens à être devenu une sorte d’écrivain à part entière sans jamais poser sa guitare.
Des débuts punk et bruyants avec The Birthday Party
C’est à Melbourne, dans les années 1970, que Nick Cave fait ses premières armes musicales avec The Boys Next Door, groupe qui deviendra ensuite The Birthday Party. Leur musique est brutale, chaotique, proche de l’anti-rock. À cette époque, Nick Cave incarne une forme de furie punk à l’australienne, entre hurlements et improvisations déchirées.
Installés un temps à Londres puis à Berlin, les membres du groupe (dont Mick Harvey, son fidèle complice) expérimentent un son radical, proche de la dissonance, qui influencera durablement la scène post-punk. L’aventure de The Birthday Party ne dure que quelques années, mais elle pose les fondations de ce que deviendra la carrière de Nick Cave : un théâtre d’ombres où se croisent les saints, les meurtriers, les amants fous et les fantômes.
Nick Cave and the Bad Seeds : la renaissance littéraire et musicale
C’est en 1983 que Nick Cave forme The Bad Seeds, un projet plus structuré, mais tout aussi inclassable. Entouré de musiciens talentueux comme Blixa Bargeld, Thomas Wydler ou Warren Ellis, Nick Cave explore un répertoire plus large, mêlant blues, gospel, rock sombre et ballades au piano. L’album From Her to Eternity (1984) donne le ton, et au fil des années, la discographie devient foisonnante, oscillant entre brutalité et élégie.
Certains albums marquent plus que d’autres : The Boatman’s Call (1997), introspectif et déchirant, ou encore Ghosteen (2019), lumineux et désarmant de sincérité. Entre les deux, Nick Cave tisse un univers où les textes, toujours ciselés, ont souvent des allures de prières ou de confessions. La religion, la mort, la culpabilité et l’amour sont autant de motifs récurrents, abordés avec une gravité qui échappe à toute mode.
Nick Cave, l’écrivain, le scénariste, le penseur
On ne peut pas parler de Nick Cave sans évoquer sa passion pour la littérature. Grand lecteur de la Bible, de Dostoïevski ou de Faulkner, il publie en 1989 Et l'âne vit l’ange (And the Ass Saw the Angel), un roman déroutant, à la prose dense et biblique, dans lequel on retrouve tout ce qui fait son univers musical. Il enchaîne ensuite avec The Death of Bunny Munro, plus moderne mais tout aussi désespéré.
Nick Cave écrit aussi pour le cinéma. Il signe notamment les scénarios de The Proposition et Lawless, deux westerns modernes réalisés par John Hillcoat, avec qui il partage une fascination pour la violence, le paysage et la rédemption. Il compose par ailleurs de nombreuses musiques de films avec Warren Ellis, notamment pour The Road, Hell or High Water, ou encore Wind River.
Un homme marqué par la perte, mais tourné vers la création
La vie de Nick Cave est profondément marquée par des tragédies personnelles. La mort de son fils Arthur en 2015 bouleverse à la fois l’homme et l’artiste. Cet événement influence profondément l’album Skeleton Tree, puis Ghosteen, deux œuvres marquées par une douleur palpable, mais traversées aussi par une forme d’apaisement.
Depuis, Nick Cave semble engagé dans un dialogue plus ouvert avec son public. Il multiplie les échanges directs via son site The Red Hand Files, où il répond avec sincérité à des questions parfois très intimes. Ce rapport à la communauté, entre générosité et vulnérabilité, révèle une autre facette de Nick Cave, moins distante que l’image de crooner noir et solennel qu’on lui prête parfois.
Filmographie
9 sur 9 films