Nash Edgerton
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Famille | |
| Filmographie | 7 films |
Biographie
Nash Edgerton est un acteur, cascadeur, réalisateur et producteur australien, né le 19 janvier 1973 à Blacktown, une banlieue de Sydney.
Si son nom est souvent éclipsé par celui de son frère, Joel Edgerton, acteur bien connu du grand public, Nash Edgerton suit depuis des années une trajectoire singulière, marquée par une grande diversité de talents, une prédilection pour les univers noirs et une impressionnante maîtrise de la technique cinématographique.
En quelque sorte, Nash Edgerton, c’est l’homme qui sait tout faire sur un plateau de tournage. Il tombe, il dirige, il joue, il monte, il scénarise. Et le tout, souvent avec une touche d’humour noir ou une fascination pour les situations qui dérapent.
Une carrière de cascadeur avant tout
Avant de passer derrière la caméra, Nash Edgerton s’est d’abord imposé comme cascadeur professionnel, un métier où l’on ne triche pas avec la gravité. Il a ainsi travaillé sur des productions internationales majeures comme The Matrix Trilogy, Star Wars: Episode II & III, ou encore Superman Returns. Il ne s’agissait pas simplement de doubler les acteurs pour quelques roulades, mais bien d’exécuter des cascades complexes dans des conditions souvent extrêmes.
Cette expérience a laissé une empreinte forte sur sa façon de concevoir le cinéma. En tant que réalisateur, Nash Edgerton accorde une grande importance à l’action physique, à l’impact visuel et à la précision du mouvement. Il sait ce que c’est que de risquer le moindre faux pas, et ça se ressent dans son style visuel : nerveux, tendu, efficace.
Réalisateur indépendant à l’humour grinçant
C’est avec une série de courts-métrages que Nash Edgerton se fait remarquer comme réalisateur. Spider (2007), probablement le plus emblématique, condense en quelques minutes une tension dramatique, une montée de stress, et un retournement brutal aussi drôle que choquant. Ce film a rapidement circulé dans les festivals, confirmant son goût pour les récits décalés et les fins qui piquent.
Il enchaîne avec Bear (2011), dans le même esprit, avant de passer au long métrage avec The Square (2008), un thriller sombre co-écrit avec Joel Edgerton. Le film, salué par la critique, rappelle les meilleurs récits de trahison et de spirale infernale à la Coen Brothers, tout en y ajoutant une touche très australienne. Nash Edgerton y prouve qu’il sait tenir une histoire sur la durée, sans jamais relâcher la tension.
De l’Australie à Hollywood, sans perdre son identité
Même en franchissant l’océan pour réaliser à Hollywood, Nash Edgerton n’a pas abandonné son style. Avec Gringo (2018), une comédie noire portée par David Oyelowo, Charlize Theron et Joel Edgerton, il explore l’univers des multinationales cyniques, des combines foireuses et des personnages pris dans des situations incontrôlables. Le ton est acide, les rebondissements absurdes, et l’ensemble reste fidèle à sa marque de fabrique : ce moment où les choses tournent mal… très mal.
Parallèlement, Nash Edgerton a dirigé plusieurs épisodes de la série Mr Inbetween, série australienne acclamée pour son mélange de violence sèche et d’humour noir. Son style visuel, sobre mais toujours tendu, y trouve un terrain de jeu parfait. Il y insuffle sa capacité à raconter beaucoup en peu de mots, à laisser le silence faire son effet, et à rendre les éclats soudains encore plus frappants.
Un touche-à-tout rigoureux, à l’écart du star system
Ce qui caractérise Nash Edgerton, c’est cette capacité rare à maîtriser tous les aspects de la fabrication d’un film, sans pour autant chercher la lumière. Il n’a pas besoin d’être au centre, parce que son travail parle pour lui. On le retrouve au montage, à la réalisation de clips (notamment pour Bob Dylan), à la supervision de cascades ou encore en tant que conseiller artistique sur des projets variés.
Il cultive une sorte de modestie professionnelle, loin des projecteurs, mais proche de ce qui fait le cinéma dans sa forme la plus concrète : le mouvement, le timing, le choc, le rythme. Un plan bien exécuté, un gag bien amené, une explosion au bon moment. Et quand il s'autorise un sourire, il est souvent teinté d'ironie bien noire.