Nancy Kyes
- Casting
Détails
| Autre nom | Nancy Loomis |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Nancy Kyes, née le 19 décembre 1949 à Falls Church en Virginie (États-Unis), est une actrice américaine surtout connue pour son apparition dans plusieurs films cultes de John Carpenter. Si sa carrière fut relativement brève à l’écran, elle a marqué durablement les amateurs de cinéma de genre, notamment grâce à son rôle emblématique dans Halloween. Elle est parfois créditée sous son nom de naissance, Nancy Loomis, un détail qui amuse souvent les fans du film… puisque le personnage principal s'appelle Dr Loomis.
Une muse discrète de John Carpenter
C’est dans les années 1970 que Nancy Kyes entre dans le monde du cinéma, au moment même où John Carpenter commence à imposer son style très personnel. Elle fait ses débuts dans Assaut (Assault on Precinct 13, 1976), thriller minimaliste où elle incarne une secrétaire à la personnalité affirmée. Ce premier rôle laisse déjà entrevoir la manière subtile dont Nancy Kyes sait injecter de la personnalité dans des rôles en apparence secondaires.
Mais c’est en 1978 qu’elle accède à une forme d’immortalité cinématographique avec Halloween. Dans ce film devenu un pilier du slasher américain, Nancy Kyes interprète Annie Brackett, l’une des amies de Laurie Strode (campée par Jamie Lee Curtis). À la fois sarcastique, vive et attachante, elle incarne un archétype de l’adolescente des années 70, avec un naturel qui tranche avec les figures plus caricaturales souvent présentes dans le genre. Même si son personnage ne survit pas à l’attaque de Michael Myers (comme beaucoup d'autres), il reste l’un des plus mémorables du film.
Elle retrouvera John Carpenter sur deux autres projets : Fog (The Fog, 1980), où elle incarne une habitante d’une petite ville côtière hantée par une vengeance surnaturelle, et Halloween III : Season of the Witch (1982), où elle apparaît brièvement dans un rôle secondaire. Ce troisième volet, sans lien direct avec la saga de Michael Myers, reste un cas à part et divise encore les fans… mais la présence de Nancy Kyes, même fugace, y ajoute une touche familière.
Une carrière volontairement mise entre parenthèses
Ce qui surprend dans le parcours de Nancy Kyes, c’est qu’après quelques films marquants dans une courte période (de la fin des années 1970 au début des années 1980), elle se retire presque totalement du devant de la scène. À la différence d’autres actrices issues du cinéma d’horreur qui ont tenté de capitaliser sur leur notoriété, Nancy Kyes fait le choix d’une certaine discrétion. Elle quitte progressivement Hollywood pour se consacrer à sa vie personnelle, tout en menant une carrière dans l’enseignement et dans les arts visuels.
Elle réapparaît ponctuellement dans des documentaires ou des interviews liés à Halloween, souvent avec humour et une certaine distance face au phénomène. Elle accepte son statut d’icône culte, mais sans chercher à entretenir une aura nostalgique artificielle. Pour les fans, cela ne fait que renforcer son image d’actrice authentique, à mille lieues des logiques de promotion ou de conventions commerciales.
Une figure culte du cinéma de genre
Malgré une filmographie très limitée, Nancy Kyes reste l’un des visages les plus familiers du cinéma d’horreur américain de la fin des années 70. Cela tient autant à la qualité des films auxquels elle a participé qu’à la force tranquille de sa présence à l’écran. Son jeu sobre, souvent teinté d’ironie, offrait une alternative rafraîchissante aux figures plus stéréotypées du genre. Et puis, soyons honnêtes, peu de seconds rôles dans un slasher ont laissé autant de traces que celui d’Annie Brackett.
Pour les amateurs de cinéma de Carpenter, Nancy Kyes incarne un lien fort avec l’essence même de ses premiers films : des œuvres tendues, souvent fauchées, mais portées par une sincérité artistique indéniable. Elle est aussi la preuve qu’on peut être culte sans jamais avoir cherché à l’être.