Myron Kerstein
- Montage
Détails
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| Filmographie | 11 films |
Biographie
Myron Kerstein, né le 15 août 1970 à Oceanside, Californie (États-Unis), est un monteur de cinéma américain dont la carrière s’inscrit dans la durée, avec un intérêt particulier pour les comédies musicales et les récits à forte charge émotionnelle.
Formé dans les années 1990 comme monteur assistant, Myron Kerstein débute comme monteur principal vers 1999. Parmi ses premières collaborations on note des titres comme Garden State, Raising Victor Vargas ou encore Nick & Nora’s Infinite Playlist.
Une expertise affirmée dans le cinéma musical
Le travail de Myron Kerstein se distingue par une prédilection pour les comédies musicales au cinéma. Il développe une relation durable et créative avec le réalisateur Jon M. Chu, collaborant sur plusieurs films clés : Crazy Rich Asians (2018), In the Heights (2021), et plus récemment Wicked (2024) ainsi que Wicked: For Good (2025).
En tant que monteur principal, Myron Kerstein a été nommé à deux reprises à l’Oscar du meilleur montage : d’abord pour Tick, Tick... Boom! en 2022 (avec Andrew Weisblum), puis pour Wicked en 2025. Il a également remporté deux ACE Eddie Awards dans la catégorie « Best Edited Feature Film (Comedy, Theatrical) » pour ces mêmes films.
Une approche du montage guidée par l’émotion
Dans des entretiens récents, Myron Kerstein explique qu’il traite les numéros musicaux comme des scènes classiques, cherchant toujours à servir l’émotion et non seulement le rythme ou l’esthétique. Pour Wicked, il a aligné son travail sur l’intensité émotionnelle qu’il ressentait en découvrant l’œuvre d'origine, en lisant les scripts, en assistant à la comédie musicale sur scène, ou en revisitant Le Magicien d’Oz (1939).
La tâche n’était pas mince : environ 250 heures de rushes à condenser, en garantissant une fluidité entre scènes vivantes et effets visuels, sans jamais rompre le lien émotionnel avec le spectateur.
L’influence de ses mentors et l’engagement artistique
Dans une discussion avec le Manhattan Edit Workshop, Myron Kerstein cite l’influence décisive du monteur Jim Lyons, notamment grâce à leur collaboration sur Velvet Goldmine qui l’a initié à la complexité du montage musical. Lyons lui aurait insufflé l’idée d’injecter son propre ADN artistique dans chaque projet.