Mowg
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- Sons
Détails
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| Filmographie | 13 films |
Biographie
Mowg, de son vrai nom Lee Sung‑hyun (이성현), né en 1972 en Corée du Sud, est un musicien, bassiste et compositeur de musiques de films dont le parcours hors normes et l’œuvre subtile ont fait de lui une figure majeure de la bande son coréenne contemporaine.
Sa carrière débute dans la mouvance jazz de Itaewon, traversant les États-Unis où il se lie au monde du jazz comme bassiste de fusion. C'est là-bas, à New York, que lui est donné le surnom de “Mowg”, à cause d'une ressemblance amusante avec Mowgli du Livre de la jungle.
Une signature musicale nourrie par l’éclectisme et la collaboration
Mowg est très apprécié pour la richesse stylistique de ses compositions, oscillant entre jazz, expérimentation électronique, minimalisme et influences traditionnelles coréennes. Sa méthode se nourrit d'un grand enthousiasme pour la diversité musicale — jazz, blues, pop, rock, country, new wave — enregistrée dès l’adolescence sur cassettes pour en tirer une inspiration durable.
Prolifique, il collabore de manière régulière avec le cinéaste Kim Jee-woon, sur des œuvres marquantes comme I Saw the Devil (2010), The Age of Shadows (2016), ou encore Dr. Brain (2021) et Cobweb (2023). À ces collaborations s’ajoutent des compositions pour des films comme Masquerade, Hwayi: A Monster Boy, Dongju: The Portrait of a Poet ou Burning — chacun salué par la critique et récompensé.
Récompenses et transmission du métier
Cette consistance créative lui vaut une pluie de distinctions : Blue Dragon Awards, Grand Bell Awards, Asian Film Awards… pour des films comme I Saw the Devil, Masquerade, Dongju ou Burning. Parallèlement, Mowg transmet son savoir en tant que professeur à la Seoul Institute of the Arts, et participe activement à la formation des jeunes compositeurs via le Jecheon Film Music Academy et le Jecheon International Music & Film Festival.
Une musique qui voyage entre le cœur et l’image
Chaque partition de Mowg incarne une architecture sonore subtile : au lieu d’imposer une mélodie, il privilégie l’installation d’ambiances, textures ou motifs qui amplifient les émotions cinématographiques. Il parvient à fusionner la tension et la poésie, le folklore et l’expérimentation — créant ainsi des univers musicaux qui prolongent l’imaginaire du film sans jamais l’écraser.
Ce travail continue d’être célébré, comme lors de sa récente masterclass et concert au Florence Korea Film Fest, où il a partagé sa démarche artistique au grand public et interprété ses partitions en direct avec orchestre.
Filmographie
13 sur 13 films