Morgane Polanski
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Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Morgane Polanski, née le 20 janvier 1993 à Paris, en France, est une actrice et réalisatrice franco-britannique. Fille du réalisateur Roman Polanski et de l’actrice Emmanuelle Seigner, elle grandit dans un environnement artistique, cosmopolite et forcément sous les projecteurs, ce qu’elle a pourtant choisi de contourner. Morgane Polanski n’a pas bâti sa carrière sur la célébrité de son nom de famille, mais plutôt sur une série de choix artistiques discrets, exigeants et étonnamment personnels.
Une formation sérieuse, entre Paris et Londres
Avant de passer devant la caméra de façon professionnelle, Morgane Polanski suit une formation rigoureuse. Elle étudie d’abord à la Drama Centre London, puis à la Central School of Speech and Drama, deux institutions britanniques réputées pour leur exigence et leur orientation vers un jeu classique, précis, parfois même austère. Ce parcours lui donne une base solide, loin du strass et des paillettes, et affirme une volonté de prendre le métier au sérieux, sans brûler les étapes.
Elle débute d’ailleurs au cinéma dans des rôles mineurs, souvent dans des productions auxquelles participe son père, comme The Pianist ou Oliver Twist, mais sans chercher à se mettre en avant. Cette entrée en matière presque timide laisse entrevoir une volonté de s’émanciper d’un nom lourd à porter dans le monde du cinéma.
Vikings : le rôle qui installe Morgane Polanski dans le paysage
C’est à la télévision, et plus précisément dans la série Vikings, que Morgane Polanski se fait réellement remarquer. Elle y incarne la princesse Gisla, épouse de Rollo, un rôle récurrent qui lui permet d’évoluer dans un univers de fiction historique dense et très exposé à l’international.
Dans ce rôle, Morgane Polanski impose une prestance tranquille. Son personnage, bien qu’entouré de guerriers sanguinaires, n’est jamais relégué à la figure de potiche ou de faire-valoir romantique. Elle incarne une femme de pouvoir, stratège, capable de manœuvrer dans un monde dominé par les conflits politiques et militaires. Le jeu de Morgane Polanski y est contenu, sobre, presque froid parfois, mais d’une grande précision. Elle capte la caméra sans en faire trop — un style qu’elle conservera dans ses autres rôles.
Ce rôle lui ouvre les portes d’autres projets internationaux, mais elle ne se précipite pas. Elle choisit peu, mais bien.
Derrière la caméra : une voix singulière en devenir
Depuis 2019, Morgane Polanski s’est également tournée vers la réalisation. Elle signe plusieurs courts-métrages, dont The Stroke et The Understudy, dans lesquels elle explore des thèmes comme la solitude, l’obsession, le regard social et la construction de soi. Loin des récits classiques, ses projets jouent souvent sur des ambiances troubles, des dialogues épurés et une esthétique léchée.
Ce passage derrière la caméra confirme une chose : Morgane Polanski ne cherche pas la facilité. Elle ne s’appuie pas sur sa filiation pour monter des projets tapageurs, mais creuse au contraire des pistes personnelles, parfois presque confidentielles. Elle semble plus attirée par l’expérimental que par la course à la visibilité.
Elle cite des influences aussi variées que Roman Polanski (logique), Lars von Trier, Yórgos Lánthimos, ou encore David Lynch. Des cinéastes exigeants, parfois inconfortables, ce qui en dit long sur ses ambitions artistiques.