Mike Starr
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 18 films |
Biographie
Mike Starr, né le 29 juillet 1950 à Queens, dans l’État de New York, est un acteur américain que tout le monde a vu… sans toujours pouvoir mettre un nom sur son visage. Grand, costaud, regard à la fois dur et doux, Mike Starr est l’un de ces seconds rôles incontournables du cinéma américain des années 80 à aujourd’hui.
Il a bâti une carrière solide en incarnant des personnages de rue, des hommes de main, des chauffeurs de camion, des flics désabusés, ou encore des gars du syndicat, bref, des figures bien ancrées dans la classe ouvrière urbaine, souvent new-yorkaise, jamais caricaturales. Avec sa présence imposante, son phrasé reconnaissable et un jeu à la fois brut et nuancé, Mike Starr a été de tous les films, de toutes les séries, ou presque. Il ne fait pas de vagues, ne cherche pas la lumière à tout prix, mais chaque apparition laisse une impression durable.
Une silhouette imposante dans des classiques du cinéma
Mike Starr débute sa carrière dans les années 80, et s’impose très vite comme un acteur de caractère dans des productions majeures. Il apparaît dans des films devenus cultes comme The Natural (1984), Goodfellas (1990), Billy Bathgate (1991), Miller's Crossing (1990), ou encore Ed Wood (1994). Dans Goodfellas, il incarne Frenchy, un des complices du célèbre braquage de la Lufthansa. Même avec peu de répliques, il impose un mélange de nervosité et de bonhomie, typique de son registre.
Sa force, c’est d’être crédible dans la peau d’un mafieux comme dans celle d’un gentil colosse. Il passe avec aisance d’un polar de Scorsese à une comédie déjantée, sans jamais forcer le trait. En 1994, il se fait remarquer du grand public dans Dumb and Dumber, où il joue Joe Mentalino, un tueur maladroit aux prises avec les deux idiots attachants incarnés par Jim Carrey et Jeff Daniels. Même dans cette comédie burlesque, Mike Starr reste étonnamment humain, presque attendrissant, un contrepoint qui fonctionne à merveille.
La télévision : un terrain familier
Comme beaucoup d’acteurs de sa génération, Mike Starr trouve également un terrain de jeu riche à la télévision. Il enchaîne les apparitions dans des séries aussi diverses que The Sopranos, Law & Order, The Office, Blue Bloods, Ed, The Blacklist ou NCIS: New Orleans. Chaque fois, il joue des hommes simples, avec un fond de colère ou de mélancolie, qui donnent de l’épaisseur à l’intrigue sans voler la vedette.
Il est ce qu’on appelle souvent un acteur caméléon : il se fond dans l’histoire, dans la ville, dans le décor, mais finit toujours par capter l’attention par une ligne bien livrée ou un regard qui en dit long.
Un acteur de terrain, fidèle à ses origines
Issu d’une famille ouvrière, Mike Starr ne joue pas seulement des rôles populaires : il les incarne avec authenticité. Il n’a jamais cherché à lisser son accent ou à changer de registre pour coller à des rôles plus hollywoodiens. C’est justement cette fidélité à son style, à son physique, à sa manière de parler, qui fait sa singularité dans un paysage souvent aseptisé.
Il est de ces acteurs qui ne trichent pas. Quand il joue un videur, un syndicaliste, un policier fatigué ou un homme de main sentimental, on y croit, parce qu’il y met une part de vécu, ou tout du moins, une compréhension sincère du personnage.