Mike Myers

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Filmographie 15 films

Biographie

Michael John Myers, dit Mike Myers, est né le 25 mai 1963 à Scarborough, dans l’Ontario, au Canada, au sein d’une famille d’origine britannique. Acteur, humoriste, scénariste, producteur et parfois même chanteur (si si), il est surtout connu pour avoir donné vie à quelques-unes des figures les plus déjantées de la culture pop : Austin Powers, Wayne Campbell, le chat dans The Cat in the Hat… et, bien sûr, la voix inoubliable de Shrek. Mike Myers, c’est l’humour absurde, les déguisements outranciers, les accents improbables et un amour évident pour le kitsch maîtrisé.

Des débuts à la télé, déjà en décalage

Comme beaucoup de comédiens nord-américains à l’humour vif, Mike Myers passe par l’étape quasi obligée : Saturday Night Live. Il y entre en 1989, et s’y distingue rapidement avec une galerie de personnages excentriques, souvent dotés d’accents rocambolesques, d’obsessions étranges et de punchlines cultes.

C’est là qu’il invente Wayne Campbell, métalleux passionné de rock et de télévision bas de gamme. Le personnage deviendra la vedette de Wayne's World (1992), film adapté de son sketch, coécrit et interprété par Myers. Succès surprise, le film donne lieu à une suite et propulse Mike Myers au rang de star comique du début des années 90. "Schwing!"

Austin Powers : l’apogée du pastiche pop

Mais c’est en 1997 que Mike Myers frappe un grand coup avec Austin Powers: International Man of Mystery, une parodie brillante et affectueuse des films d’espionnage des années 60, en particulier James Bond. Il y incarne non seulement le héros ringard et libidineux, mais aussi son nemesis chauve, le Docteur Denfer, dans un exercice de style qui mélange hommage, grotesque et absurdité avec un équilibre déconcertant.

La saga Austin Powers devient un phénomène planétaire. Trois films, des dizaines de répliques cultes ("Yeah, baby!", "Un million de dollars"), et surtout une démonstration du talent de caméléon de Myers, capable d’enchaîner les personnages et les accents dans un même plan sans jamais perdre le fil. Il coécrit chaque épisode, prouvant qu’il est autant un créateur qu’un interprète.

Shrek : l’ogre tendre à l’accent écossais

En 2001, Mike Myers prête sa voix à Shrek, dans le film d’animation du même nom. Et même si le personnage est en images de synthèse, l’humour, l’émotion et surtout l’accent écossais improvisé par Myers donnent au héros toute sa personnalité. Résultat : le film est un immense succès, engendre une franchise et inscrit la voix de Myers dans la culture populaire mondiale.

Shrek devient une icône du cinéma d’animation, autant adoré par les enfants que par les adultes pour son humour multi-niveaux. Myers y injecte, encore une fois, son goût du pastiche, de l’absurde et de l’irrévérence, mais avec une vraie tendresse. C’est sans doute l’un de ses rôles les plus universellement appréciés.

Une carrière plus discrète, mais jamais oubliée

Après le triomphe de Shrek et la troisième aventure d’Austin Powers, Mike Myers ralentit considérablement. Il se fait rare sur les écrans, choisit ses projets au compte-gouttes, et tente parfois des retours plus incertains (The Love Guru, hum…). Il prête néanmoins ses talents à des projets variés, de Bohemian Rhapsody (dans lequel il fait un clin d’œil savoureux à Wayne’s World) à des apparitions inattendues dans des talk-shows ou des documentaires musicaux.

Il continue aussi d’explorer son amour pour la culture britannique, que ce soit à travers ses personnages, ses références ou ses propres racines.

Mike Myers, entre culte et caricature assumée

Mike Myers, c’est l’incarnation de l’humour déformé par les miroirs déformants de la pop culture. Il transforme le ringard en chic, le vulgaire en hilarant, le grotesque en poétique. Certains le voient comme un comique à personnages, d’autres comme un scénariste de génie. Il est probablement un peu des deux.

Son univers est fait de costumes ridicules, de catchphrases absurdes, de personnages qui parlent trop fort, trop vite, trop mal – mais c’est là tout le charme de son cinéma. Derrière chaque grimace, il y a une vraie affection pour les genres qu’il parodie. Et une forme de sincérité comique rare.

Il n’a pas besoin d’être toujours sous les projecteurs pour continuer à exister dans l’imaginaire collectif. Il suffit qu’on entende "Austin Powers", "Wayne's World" ou "Shrek" pour qu’on sache : ça, c’est du Mike Myers.

Filmographie

15 sur 15 films

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