Michel Vuillermoz
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Détails
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| Filmographie | 20 films |
Biographie
Michel Vuillermoz est né le 18 décembre 1962 à Orléans. Acteur de théâtre, de cinéma et de télévision, Michel Vuillermoz est également sociétaire de la Comédie-Française, l’une des plus prestigieuses institutions culturelles du pays.
Sa carrière, à la fois discrète et rigoureuse, témoigne d’un engagement profond envers l’art dramatique, avec une préférence affichée pour les rôles denses, qu’ils soient comiques, tragiques ou ambigus. Formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il fait partie de cette génération d’acteurs passés par une école exigeante, où le texte, le rythme et le corps deviennent des outils fondamentaux du jeu. Mais loin de rester confiné à la scène, Michel Vuillermoz s’est également fait un nom au cinéma, notamment grâce à sa collaboration régulière avec des réalisateurs tels que Albert Dupontel, Xavier Giannoli ou encore Arnaud Desplechin.
La Comédie-Française : une maison, un engagement
Entré à la Comédie-Française en 2003, Michel Vuillermoz en devient sociétaire en 2007, un statut rare et prestigieux, qui symbolise autant l’ancienneté que l’excellence. Il y interprète aussi bien Molière que Marivaux, Racine ou Corneille, avec une intensité de jeu saluée par la critique. Son passage dans la Troupe est marqué par un équilibre subtil entre tradition et modernité : capable d’habiter des personnages classiques sans rigidité, il y insuffle une énergie contemporaine sans rien perdre de la précision du verbe.
Au fil des saisons, Michel Vuillermoz s’impose comme l’un des piliers de la Maison de Molière, souvent distribué dans des rôles clés, que ce soit dans Le Misanthrope, Dom Juan, ou des pièces moins connues du répertoire. Il y joue aussi des textes contemporains, preuve d’un appétit constant pour le renouvellement des formes.
Son rapport au théâtre est total, presque organique : il fait partie de ces comédiens pour qui le plateau est un espace vivant, mouvant, à réinventer chaque soir. Il y met son intelligence du rythme, sa voix ample, sa capacité à faire surgir le comique dans la tragédie, ou inversement.
Un visage familier du cinéma français
Même si la scène reste son territoire de prédilection, Michel Vuillermoz est loin d’avoir négligé le cinéma. Il y développe un parcours parallèle, souvent en contrepoint de son image théâtrale. Il apparaît dans des films variés, dans des rôles secondaires marquants ou comme figure discrète mais essentielle du récit.
Il se distingue particulièrement dans le cinéma d’Albert Dupontel, avec qui il collabore régulièrement. On le retrouve dans Le Créateur, Enfermés dehors, 9 mois ferme, Au revoir là-haut ou encore Adieu les cons. Dans cet univers mêlant burlesque, satire sociale et émotion souterraine, Michel Vuillermoz déploie un jeu à la fois sobre et habité, souvent à la lisière entre l’absurde et le réel.
Il est également à l’aise dans un registre plus dramatique ou introspectif, comme dans Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli, L’Heure d’été d’Olivier Assayas, ou encore Comment je me suis disputé… d’Arnaud Desplechin. À chaque fois, sa présence apporte une forme de densité tranquille, une gravité élégante, même dans les seconds rôles.
Une voix, un phrasé, une identité
Ce qui marque immédiatement chez Michel Vuillermoz, c’est sa diction. Parfaite, précise, sans être affectée. Cette maîtrise du texte, héritée du théâtre, devient au cinéma un outil de singularité. Il n’a pas besoin d’en faire trop pour se distinguer : c’est le timbre, le phrasé, la posture qui suffisent à ancrer ses personnages dans le réel, tout en leur conférant une profondeur supplémentaire.
Cette voix, il la met aussi au service de la narration, dans des documentaires ou des lectures, où son intonation reconnaissable rend chaque texte plus incarné. Il pourrait lire l’annuaire que ce serait encore élégant.