Michael Pitt

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Filmographie 16 films

Biographie

Michael Pitt, né le 10 avril 1981 à West Orange, dans le New Jersey (États-Unis), est un acteur, musicien et parfois mannequin, connu pour son allure singulière et ses choix artistiques souvent audacieux. S’il est difficile à classer dans les catégories classiques du cinéma hollywoodien, c’est sans doute parce que Michael Pitt a toujours semblé fuir les chemins tracés, préférant des rôles habités, parfois marginaux, voire dérangeants. Un acteur insaisissable, au talent reconnu mais dont la trajectoire échappe volontairement aux radars du système.

Un début de carrière nourri de théâtre et de films indépendants

Avant d’apparaître sur grand écran, Michael Pitt fait ses armes dans le théâtre new-yorkais. Il se produit sur les planches, notamment dans The Trestle at Pope Lick Creek, où son jeu est remarqué pour sa tension intérieure et son regard intense — deux éléments qui deviendront des signatures de son style d’acteur. Très vite, il enchaîne avec des rôles à la télévision, dont une apparition dans Dawson's Creek qui le fait brièvement connaître du jeune public américain.

Mais c’est ailleurs que Michael Pitt va creuser son sillon. Très tôt, il se tourne vers des réalisateurs qui recherchent autre chose que des visages lisses ou des performances calibrées. Il tourne avec Larry Clark dans Bully (2001), un film dur et dérangeant inspiré d’un fait divers, où il incarne la violence et la fragilité mêlées. Puis viennent des collaborations décisives, notamment avec Gus Van Sant, dans Last Days (2005), où il interprète une figure inspirée de Kurt Cobain. Le film est contemplatif, presque silencieux, et Michael Pitt y livre une performance habitée, presque fantomatique.

Michael Pitt au cinéma : quand le jeu devient expérience

C’est sans doute dans The Dreamers (2003) de Bernardo Bertolucci que Michael Pitt se fait véritablement remarquer à l’international. Il y incarne Matthew, un étudiant américain à Paris qui se lie d’amitié — et plus — avec un frère et une sœur français dans le contexte bouillonnant de Mai 68. Le film, très charnel, divise autant qu’il fascine, et Michael Pitt y impose une présence à la fois candide et troublante. On est loin des archétypes hollywoodiens : ici, le corps, la pensée et la sensibilité sont mis à nu.

Par la suite, il tourne avec des cinéastes comme Michael Haneke, dans le remake américain de Funny Games (2007), un rôle glaçant qui montre une autre facette de son jeu : plus cérébral, plus dérangeant, presque clinique. Ce n’est pas un hasard s’il est choisi pour ce genre de rôles, tant Michael Pitt excelle dans les personnages ambigus, où l’intériorité l’emporte sur l’action.

Une incursion dans le grand public avec Boardwalk Empire

Bien que résolument orienté vers le cinéma d’auteur, Michael Pitt accepte aussi des projets plus visibles, comme son rôle dans Boardwalk Empire (2010-2011), la série produite par Martin Scorsese et diffusée sur HBO. Il y interprète Jimmy Darmody, un vétéran de la Première Guerre mondiale, ambitieux, instable, parfois brutal, et profondément abîmé. Son interprétation est saluée par la critique et contribue largement au succès des deux premières saisons. Mais fidèle à sa réputation, Michael Pitt quitte la série assez tôt, laissant entendre que les compromis de la télévision mainstream ne lui convenaient pas.

Une carrière musicale en parallèle, fidèle à l’esprit underground

Ceux qui connaissent Michael Pitt savent qu’il ne se limite pas au jeu d’acteur. Il est aussi musicien, fondateur du groupe Pagoda, dans lequel il est chanteur et guitariste. Leur musique, influencée par le grunge et le post-rock, rappelle les sonorités des années 1990, à mi-chemin entre Nirvana et Sonic Youth. Encore une fois, Michael Pitt ne cherche pas la facilité commerciale. Son groupe reste confidentiel, volontairement en marge des circuits de promotion classiques.

Cette activité musicale nourrit d’ailleurs plusieurs de ses rôles, et notamment dans Last Days, où il joue et chante lui-même. Le lien entre sa sensibilité musicale et son approche du jeu est évident : tout est question de rythme, de silence, de tension intérieure. Une forme d’art total, ou du moins, un refus clair de la superficialité.

Filmographie

16 sur 16 films

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