Michael Pataki
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Michael Pataki, né le 16 janvier 1938 à Youngstown, dans l’Ohio, et décédé le 15 avril 2010 à North Hollywood, Californie, est un acteur américain dont la carrière s’est étendue sur plus de quatre décennies. Visage familier du cinéma et de la télévision américaine, Michael Pataki a incarné une grande variété de rôles, souvent dans l’ombre des premiers rôles, mais toujours avec un style reconnaissable, une voix grave et une présence affirmée.
Issu d’une famille d’origine hongroise, Michael Pataki fait ses études à l’Université de Californie du Sud, où il se forme à l’art dramatique. Il commence sa carrière d’acteur dans les années 60, à la télévision, un média qui restera son terrain de jeu principal, même s’il ne dédaigne pas les apparitions sur grand écran. Son physique robuste, son jeu expressif, parfois un brin excessif, en font un choix idéal pour les personnages d’autorité, de méchants ou de figures troubles.
Une carrière prolifique à la télévision américaine
Michael Pataki apparaît dans une multitude de séries télévisées cultes, traversant les décennies avec une régularité impressionnante. Il joue dans Star Trek (la série originale), où il incarne le consul klingon Korax dans l’épisode The Trouble with Tribbles, un rôle qui, malgré un temps d’écran limité, reste gravé dans la mémoire des fans.
On le retrouve aussi dans des classiques comme Batman, Mission: Impossible, Bonanza, The Twilight Zone, Charlie's Angels, Happy Days, The Amazing Spider-Man, The Dukes of Hazzard ou encore McCloud. Il y tient souvent des rôles de passage, mais sa capacité à incarner des personnages crédibles, voire mémorables, dans des épisodes isolés, lui vaut une réputation de « solide second couteau » du petit écran américain.
Il est aussi connu des amateurs de voix-off pour avoir prêté sa voix à George Liquor, personnage controversé dans l’univers des cartoons de John Kricfalusi, créateur de Ren & Stimpy.
Michael Pataki au cinéma : de l’horreur au nanar culte
Au cinéma, Michael Pataki laisse une empreinte surtout dans les genres populaires : horreur, science-fiction, films d’exploitation ou comédies satiriques. Il joue dans Dracula’s Dog (1977), un film d’horreur aujourd’hui considéré comme un plaisir coupable chez les fans du genre, où il incarne un descendant du comte Dracula... traqué par un chien vampire. Oui, vraiment.
Il participe aussi à des films comme Grave of the Vampire (1972), Airport ’77 (1977), Love at First Bite (1979), et Halloween 4: The Return of Michael Myers (1988), dans lequel il joue le shérif Ben Meeker, l’un des rares personnages autoritaires crédibles face à Michael Myers.
Même dans des films à petit budget ou franchement oubliés par la critique, Michael Pataki s’investit à fond dans ses rôles, ce qui explique en partie l’attachement qu’ont certains fans pour lui. Il donne aussi la réplique à Sylvester Stallone dans Rocky IV (1985), en jouant Nicoli Koloff, le représentant soviétique d’Ivan Drago, preuve que son profil de “méchant de l’Est” collait parfaitement à l’imaginaire hollywoodien de l’époque.
Un acteur de caractère, toujours entre deux mondes
Ce qui ressort du parcours de Michael Pataki, c’est une constance sans flamboyance. Il n’a jamais été une star, mais a toujours travaillé, avec un professionnalisme évident, dans des productions variées, souvent très codées, parfois franchement kitsch. Il est ce genre d’acteur qu’on voit partout, qu’on reconnaît sans toujours connaître le nom, et qu’on est toujours content de retrouver.
À une époque où les productions de genre cherchaient des visages expressifs, des personnalités capables d’installer un personnage en quelques lignes de dialogue, Michael Pataki était une valeur sûre. Il jouait avec intensité, parfois avec excès, mais toujours avec une sorte de sincérité dans l’incarnation.
Michael Pataki, ou l’art du second rôle durable
Disparu en 2010 à l’âge de 72 ans, Michael Pataki laisse derrière lui une filmographie impressionnante par sa diversité. Il fait partie de cette génération d’acteurs qui ont donné corps et voix à des centaines de personnages anonymes, mais essentiels à l’univers de la télévision et du cinéma américain.
Son héritage n’est pas dans les trophées ni dans les têtes d’affiche, mais dans la mémoire collective des spectateurs qui, au fil des décennies, ont croisé ce visage aux traits marqués et à la voix grave dans un épisode, un film de minuit ou une rediffusion improbable. Et c’est peut-être là, dans cette familiarité silencieuse, que réside sa vraie trace.