Michael J. Fox
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Détails
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Michael J. Fox, né le 9 juin 1961 à Edmonton, dans l’Alberta (Canada), est un acteur, producteur et auteur canado-américain, devenu l’une des figures les plus populaires du cinéma des années 1980 grâce à des rôles à la fois drôles, dynamiques et profondément humains. Son nom complet est Michael Andrew Fox, mais c’est sous le nom de Michael J. Fox qu’il conquiert Hollywood – le "J" rendant hommage à l’acteur Michael J. Pollard (et disons-le, sonne mieux que "Michael A. Fox").
Acteur fétiche de la génération VHS, éternel adolescent à l’écran, puis voix engagée pour la recherche médicale, Michael J. Fox est l’exemple rare d’une célébrité dont l’impact dépasse largement la simple sphère du divertissement.
Des débuts canadiens aux plateaux de sitcoms américains
Michael J. Fox grandit entre plusieurs villes du Canada, son père étant militaire. Très tôt passionné par la comédie, il décroche son premier rôle dans une série télévisée canadienne à l’adolescence, avant de tenter sa chance à Los Angeles. Il y arrive avec une valise et un accent canadien, et enchaîne les auditions pour décrocher ses premiers petits rôles.
C’est finalement à la télévision qu’il obtient son coup d’éclat : Alex P. Keaton dans la série Family Ties (Sacrée Famille, 1982–1989). Il y incarne un jeune républicain obsédé par l’argent et la politique, élevé dans une famille de hippies. Le contraste est hilarant et Fox devient rapidement une star du petit écran, multipliant les récompenses, dont plusieurs Emmy Awards.
Retour vers le futur : Marty McFly, le rôle culte de Michael J. Fox
En 1985, Michael J. Fox entre dans la légende avec le rôle de Marty McFly dans Retour vers le futur (Back to the Future), de Robert Zemeckis. Petite anecdote devenue célèbre : le film avait déjà commencé à être tourné avec un autre acteur, Eric Stoltz, mais le ton ne collait pas. Fox est alors rappelé en urgence, tournant la journée pour Family Ties et la nuit pour le film. Résultat : un mélange parfait de cool, de nervosité et d’autodérision qui propulse le film au rang de phénomène mondial.
Marty McFly, ce jeune ado qui voyage dans le temps à bord d’une DeLorean, devient un héros générationnel. Fox reprend le rôle dans Retour vers le futur II (1989) et Retour vers le futur III (1990), consolidant son statut d’icône pop et de figure incontournable du cinéma fantastique.
Une carrière variée entre comédies, drames et animation
Michael J. Fox ne se limite pas à son rôle de voyageur temporel. Il enchaîne les films dans les années 1980 et 1990, jouant dans Teen Wolf (1985), The Secret of My Success (1987), Casualties of War (1989) de Brian De Palma, ou encore Doc Hollywood (1991). Il alterne avec aisance entre comédies légères et drames plus profonds, prouvant qu’il est bien plus qu’un visage sympathique.
Il prête également sa voix à des films d’animation, comme Stuart Little (1999), où il incarne une petite souris pleine de ressources, ou Atlantis : L’Empire perdu (2001) dans le rôle de Milo Thatch.
Le diagnostic de la maladie de Parkinson : un tournant dans sa vie
En 1991, à seulement 29 ans, Michael J. Fox apprend qu’il est atteint de la maladie de Parkinson, une pathologie neurodégénérative incurable. Il garde le secret pendant plusieurs années, avant de rendre sa condition publique en 1998. Ce moment marque un tournant majeur dans sa carrière et sa vie personnelle.
Loin de se retirer du monde médiatique, il devient un militant actif pour la recherche médicale. Il crée la Michael J. Fox Foundation for Parkinson’s Research, aujourd’hui l’une des principales organisations mondiales consacrées à cette maladie. Son engagement est salué par la communauté scientifique et par le public, qui découvre une nouvelle facette de sa personnalité : résiliente, lucide et profondément humaine.
Retour à l’écran et reconnaissance durable
Malgré la progression de sa maladie, Michael J. Fox continue de travailler ponctuellement. Il revient à la télévision dans des séries comme Spin City (1996–2000), qui lui vaut un Golden Globe, puis dans des rôles plus courts mais marquants dans Rescue Me, The Good Wife ou encore Curb Your Enthusiasm.
En parallèle, il écrit plusieurs autobiographies, dont Lucky Man (2002) et Always Looking Up (2009), où il raconte son parcours avec humour et honnêteté. Son style est direct, drôle et profondément inspirant, à l’image de l’acteur lui-même.