Michael Giacchino
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 39 films |
Biographie
Michael Giacchino, né le 10 octobre 1967 à Riverside, en Californie (États-Unis), est un compositeur de musique de film et de jeux vidéo américain, réputé pour son style lyrique, son sens du thème mémorable et sa capacité à s’adapter à tous les genres avec une aisance presque insolente.
Fils d’une famille d’origine italienne, Michael Giacchino n’a pas mis longtemps à se faire un nom à Hollywood. Dès ses premières partitions, il a imposé un son, une signature, une approche narrative de la musique qui fait aujourd’hui de lui l’un des compositeurs les plus respectés et sollicités de l’industrie.
À la fois nostalgique et moderne, classique et audacieux, son univers sonore emprunte autant aux grands maîtres du cinéma qu’à ses propres influences issues des jeux vidéo et de la culture populaire. Et quand il ne compose pas, il lui arrive aussi de passer derrière la caméra. Mais n’allons pas trop vite.
Des jeux vidéo à l’orchestre symphonique : une trajectoire peu commune
La carrière de Michael Giacchino ne commence pas dans les salles obscures, mais devant les écrans cathodiques des années 1990. Il signe d’abord les musiques de jeux vidéo, notamment pour DreamWorks Interactive, avec des titres comme Medal of Honor, qui marquera profondément les esprits par sa bande-son cinématographique bien avant que cela ne devienne la norme dans l’industrie vidéoludique.
Ce sont ces premiers travaux qui attirent l’attention des studios. Car même dans des formats restreints, Michael Giacchino montre une capacité à créer des ambiances riches, à construire des thèmes forts, et à insuffler une émotion sincère à des scènes d’action pixelisées. Il est l’un des premiers à faire le pont entre la musique de jeu et la musique de film, à une époque où peu prenaient encore les jeux au sérieux sur le plan artistique.
Son passage à la télévision, notamment avec la série Alias et surtout Lost (créée par J.J. Abrams), marque une autre étape clé. La musique de Lost, aux sonorités organiques, parfois angoissantes, parfois déchirantes, installe définitivement Michael Giacchino comme un compositeur narratif, dont les partitions accompagnent et enrichissent le récit.
Une ascension fulgurante dans le cinéma d’animation et de science-fiction
Le grand tournant arrive avec Pixar. C’est Les Indestructibles (2004) de Brad Bird qui lui permet d’entrer dans la cour des grands. La partition, bourrée d’énergie et d’hommages au jazz orchestral des années 60, fait mouche. Et surtout, elle prouve que Michael Giacchino sait jouer avec les codes du genre tout en y ajoutant une touche personnelle.
Dès lors, il devient un collaborateur régulier des studios Pixar et Disney. Ratatouille, Là-haut, Vice-Versa, Coco, Soul (en co-composition), tous portent sa marque. C’est Là-haut (Up) qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure musique originale en 2010, ainsi qu’un Golden Globe et un Grammy Award. Un triplé qui résume bien l’enthousiasme suscité par sa musique, à la fois immédiate, émotionnelle et structurée.
Et ce n’est pas tout. L’autre domaine où Michael Giacchino s’impose, c’est la science-fiction. De Star Trek à Jurassic World, en passant par Doctor Strange et Rogue One: A Star Wars Story, il s’invite dans les plus grandes franchises, souvent avec des délais très serrés, mais toujours avec une qualité constante. Il reprend même le flambeau de John Williams sur plusieurs projets Star Wars, ce qui en dit long sur la confiance que lui accordent les studios.
Un compositeur-cinéaste, ou l’envie de passer de l’autre côté
En parallèle de ses compositions, Michael Giacchino nourrit une passion ancienne : la réalisation. En 2022, il passe à l’action avec Werewolf by Night, un téléfilm Marvel atypique, en noir et blanc, qui rend hommage au cinéma d’horreur classique. C’est un projet personnel, soigné, presque artisanal dans un univers souvent calibré, et qui révèle un regard cinématographique prometteur.
Ce passage derrière la caméra ne doit rien au hasard. Depuis toujours, Michael Giacchino conçoit la musique comme une composante essentielle du langage du cinéma, et son travail témoigne d’une compréhension fine du montage, du rythme, du silence. Composer pour lui, c’est déjà mettre en scène.
Ce lien fort entre image et musique explique sans doute pourquoi tant de réalisateurs reviennent vers lui film après film. Il n’habille pas simplement les images, il participe à la narration. Il sait quand souligner, quand se taire, quand amplifier. Un art subtil, qui nécessite autant d’intuition que de technique.
Filmographie
39 sur 39 films