Michael Cera
- Casting
- Production
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 12 films |
| Récompense | 1 nomination et 0 victoire |
Biographie
Michael Cera, de son nom complet Michael Austin Cera, est né le 7 juin 1988 à Brampton, en Ontario (Canada). Acteur, scénariste, musicien et parfois même voix off déjantée, il s’est imposé dès les années 2000 comme l’une des figures les plus singulières du cinéma indépendant et de la comédie américaine.
Sa marque de fabrique ? Une awkwardness (comprenez "gêne sociale") parfaitement maîtrisée, un air perpétuellement désorienté, des personnages aussi maladroits que sincères… et souvent totalement dépassés par ce qui leur arrive.
Avec ses grands yeux inquiets, son débit hésitant et ses épaules qui ne savent jamais où se placer, Michael Cera a réussi à transformer la gêne en art comique — et ce, sans jamais se caricaturer lui-même. Ce qui est peut-être encore plus impressionnant.
Arrested Development, genèse d’un humour décalé
La carrière de Michael Cera prend un sérieux coup d’accélérateur lorsqu’il incarne George Michael Bluth dans la série Arrested Development, lancée en 2003. Dans ce rôle de fils modèle embarrassé par une famille totalement dysfonctionnelle, il pose déjà les bases de ce qui deviendra son style : l’humour par le silence, la nervosité et l’absurde feutré. Il n’a pas besoin d’être bruyant pour faire rire, il suffit d’un regard inquiet ou d’un soupir trop long pour déclencher une scène culte.
La série devient rapidement culte, en grande partie grâce à l’intelligence de son écriture, mais aussi à la justesse de jeu de ses interprètes. Michael Cera, adolescent timide pris dans des situations toujours plus étranges, devient une figure familière du petit écran. Un statut qu’il consolidera rapidement au cinéma.
Superbad et le teen movie revisité
C’est en 2007 que Michael Cera perce véritablement au cinéma, grâce au succès de Superbad. Il y campe Evan, lycéen un peu paumé, qui tente de profiter d’une soirée pour déclarer sa flamme à la fille de ses rêves — tout en gérant une série de catastrophes sociales. En duo avec Jonah Hill, il redéfinit le "nerd comique" moderne, en le rendant moins caricatural, plus humain, parfois touchant, parfois irritant, mais toujours drôle.
La même année, il est à l’affiche de Juno, aux côtés d’Elliot Page. Il y incarne Paulie Bleeker, un ado doux, un peu lunaire, légèrement à côté de ses baskets mais incroyablement sincère. Le film, salué pour son ton original et son écriture fine, montre une autre facette de Michael Cera : celle du comédien capable de glisser vers la tendresse sans jamais tomber dans le mièvre.
Anti-héros, clins d’œil méta et virage indé
Plutôt que de se cantonner à un type de rôle, Michael Cera explore très vite des chemins plus expérimentaux. Il joue dans Nick and Norah’s Infinite Playlist, Youth in Revolt, Paper Heart, et surtout dans l’étonnant Scott Pilgrim vs. the World (2010), où il incarne un loser romantique confronté aux ex maléfiques de sa nouvelle petite amie dans un univers pop et stylisé comme un jeu vidéo. Là encore, sa capacité à jouer le gars "normal" dans un monde anormal fonctionne à merveille.
Et lorsqu’il s’offre un caméo hilarant et odieux de lui-même dans This Is the End, il prouve qu’il est non seulement conscient de son image publique, mais aussi prêt à la détourner jusqu’à l’absurde. Il y incarne une version de Michael Cera totalement vulgaire, snob, accro à tout ce qui traîne, à des années-lumière de son personnage habituel. Un moment de bravoure comique, et un joli doigt d’honneur au stéréotype.
Parallèlement, il se tourne vers le cinéma indépendant, multiplie les collaborations artistiques atypiques, travaille avec des cinéastes exigeants comme Sebastián Silva (Crystal Fairy, Magic Magic), participe à des projets musicaux (notamment avec le collectif Mister Heavenly), et sort même un album de folk lo-fi enregistré maison. Oui, Michael Cera fait aussi de la musique — et ce n’est pas qu’un caprice.
Une présence constante, mais jamais intrusive
Au fil des années, Michael Cera a su préserver une certaine distance avec l’exposition médiatique. Très peu actif sur les réseaux sociaux, rarement dans les interviews promo classiques, il cultive une forme de normalité, presque d’invisibilité volontaire. Il ne cherche pas la lumière, ce qui est en soi assez rare dans le paysage hollywoodien contemporain. Et pourtant, il continue de tourner, de faire rire, d’émouvoir… sans jamais forcer.
On le retrouve dans Molly's Game, Gloria Bell, Life & Beth, Black Mirror, ou encore dans l’univers de Barbie, où il incarne Allan — un personnage si secondaire que personne ne l’avait vraiment retenu... jusqu’à ce que Michael Cera en fasse l’un des moments les plus drôles du film. Classique.
Filmographie
12 sur 12 films