Mia Farrow

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 9 films
Récompenses 5 nominations et 0 victoire

Biographie

Mia Farrow est née le 9 février 1945 à Los Angeles, en Californie, aux États-Unis. Fille de la comédienne irlandaise Maureen O’Sullivan et du réalisateur John Farrow, elle grandit au cœur d’Hollywood tout en développant une personnalité à la fois réservée et farouchement indépendante.

Actrice, militante humanitaire, mère d’une grande famille (biologique et adoptive), Mia Farrow a toujours été plus que ce que les apparences laissaient entendre. Elle incarne, dans son corps frêle et son regard clair, une forme de douleur douce et de force cachée qui a marqué le cinéma américain des années 60 à 90.

Sa silhouette gracile, sa voix douce et sa beauté presque éthérée ont parfois conduit les studios à la cantonner dans des rôles de femme fragile, mais Mia Farrow, derrière cette image, a souvent joué des personnages profonds, tiraillés, résistants — et parfois même inquiétants. Et en dehors de l’écran, elle s’est imposée comme l’une des personnalités les plus engagées de sa génération, sans jamais chercher le spectacle.

Une révélation glaçante avec Rosemary’s Baby

La carrière cinématographique de Mia Farrow prend un tournant décisif en 1968, lorsqu’elle tient le rôle principal dans Rosemary’s Baby de Roman Polanski. Ce film d’horreur psychologique devenu culte repose entièrement sur sa performance : une femme enceinte prise dans un engrenage de paranoïa et de manipulation, entourée de voisins étrangement bienveillants. Le basculement progressif vers la terreur, sa détresse de plus en plus palpable, et son apparente impuissance font de ce rôle l’un des plus emblématiques du genre.

Ce personnage de Rosemary, jeune épouse candide qui perd peu à peu le contrôle de sa vie et de son corps, entre en résonance avec l’image publique de Mia Farrow : douce, vulnérable, mais animée d’une lumière intérieure. Le film ancre définitivement son nom dans l’histoire du cinéma américain, et révèle une actrice capable de porter seule un récit psychologique d’une intensité rare.

Une muse de cinéma, mais pas une marionnette

Dans les années 1970 et 1980, Mia Farrow multiplie les collaborations avec Woody Allen, alors en pleine ascension. Leur relation, à la fois professionnelle et personnelle, durera plus d’une décennie. Elle joue dans 13 de ses films, dont The Purple Rose of Cairo, Hannah and Her Sisters, Alice ou Crimes and Misdemeanors. Ces rôles sont souvent écrits pour elle, ou en pensant à elle, et ils lui offrent une galerie de femmes intelligentes, mélancoliques, souvent en quête d’un ailleurs.

Loin de se contenter d’un rôle décoratif, Mia Farrow apporte à chacun de ces personnages une profondeur discrète, une complexité émotionnelle souvent plus marquée que celle de ses partenaires masculins. Elle incarne avec justesse les contradictions de ces femmes modernes, prises entre désirs personnels, pressions sociales et tiraillements moraux.

Mais cette période reste également marquée par une dépendance créative à un univers unique, celui d’Allen, et Mia Farrow s’en éloigne définitivement au début des années 1990, dans un contexte médiatique extrêmement tendu. La rupture entre les deux marque la fin d’un cycle, mais aussi le début d’un repositionnement personnel et artistique.

Une trajectoire personnelle indissociable de ses choix

En parallèle de sa carrière d’actrice, Mia Farrow est connue pour avoir fondé une famille très étendue, composée de nombreux enfants, biologiques et adoptés. Ce choix de vie hors-norme, souvent scruté, parfois critiqué, fait partie intégrante de sa personnalité. Elle a toujours affirmé que ses enfants étaient sa priorité absolue, bien au-delà de sa carrière ou de sa notoriété.

Elle devient, au fil des ans, une militante humanitaire active, notamment en tant qu’ambassadrice de bonne volonté pour l’UNICEF. Elle s’implique dans de nombreuses causes, en particulier les droits des enfants et les victimes de conflits armés, au Darfour notamment. Cet engagement n’a rien de symbolique : elle se rend sur le terrain, alerte, témoigne, utilise sa visibilité pour mettre en lumière les oubliés du monde. À l’opposé du vedettariat hollywoodien, Mia Farrow met son nom au service des autres.

Une actrice à la fragilité robuste, inclassable

Ce qui distingue Mia Farrow, c’est cette combinaison paradoxale : une allure de porcelaine, mais une volonté d’acier. Elle a souvent incarné des femmes silencieuses, qui encaissent plus qu’elles n’agissent — mais elle-même n’a jamais été passive. Que ce soit dans ses choix de carrière, dans son engagement familial ou dans ses prises de position politiques et sociales, elle a toujours suivi une voie peu spectaculaire, mais profondément cohérente.

Elle n’a pas cherché à vieillir dans le glamour, ni à réinventer sa carrière en courant après les rôles de mères excentriques ou de grand-mères délurées. Elle a préféré s’effacer doucement, tout en continuant à apparaître dans des productions plus modestes ou engagées. Une discrétion assumée, presque militante.

Filmographie

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