Meg Wynn Owen
- Casting
Détails
| Autre nom | Margaret Shuttleworth |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Meg Wynn Owen, de son vrai nom Margaret Shuttleworth, est née le 8 novembre 1939 à Lancaster, dans le Lancashire (Angleterre), et s’est éteinte en 2022. Actrice britannique au parcours discret mais respecté, elle s’est illustrée principalement à la télévision britannique et sur les planches, incarnant souvent des personnages de classe ou d’autorité, avec cette sobriété toute britannique qui fait la force des seconds rôles bien construits.
Si son nom n’est pas familier du grand public, son visage, lui, l’est probablement à celles et ceux qui ont suivi les grandes séries historiques britanniques des années 1970 et 1980. Meg Wynn Owen, c’est une voix posée, une silhouette élégante, un jeu sans emphase, qui a traversé plusieurs décennies de productions télévisuelles de qualité.
Des débuts à la télévision britannique
Formée à la Royal Academy of Dramatic Art (RADA), Meg Wynn Owen commence sa carrière à la télévision au début des années 60. Elle s’intègre rapidement dans un système où la BBC et ITV produisent un grand nombre de fictions littéraires, de drames historiques et d’adaptations d’œuvres classiques. Son allure digne et son phrasé impeccable en font une candidate idéale pour incarner des femmes respectables, souvent de la bourgeoisie, parfois strictes mais jamais sans nuance.
Elle participe à des dizaines de productions britanniques, souvent dans des rôles secondaires solides, qui exigent de la précision et de la mesure. Des qualités qui deviennent sa signature.
Upstairs, Downstairs : son rôle le plus emblématique
Le rôle qui marque le plus durablement sa carrière est celui de Hazel Bellamy dans la série culte Upstairs, Downstairs (1973–1975). Véritable phénomène de la télévision britannique (et au-delà), la série explore les relations entre une famille aristocratique et ses domestiques au début du XXe siècle.
Hazel, personnage plus moderne, issue d’un milieu plus modeste que son mari, incarne la tension sociale et les changements de mœurs de l’époque édouardienne. Meg Wynn Owen y déploie un jeu tout en finesse, exprimant la retenue, les doutes, mais aussi la force d’émancipation de son personnage. Son interprétation contribue à faire de la série un modèle du genre, alliant rigueur historique et drame humain.
Ce rôle la fait connaître au niveau national, et reste l’un des sommets de sa carrière, tant sur le plan critique qu’en termes de notoriété.
Un visage du cinéma britannique… en retrait mais précieux
Au cinéma, Meg Wynn Owen reste en retrait, mais elle figure tout de même dans plusieurs films notables. On peut notamment la voir dans Love Actually (2003), où elle joue la secrétaire d'Alan Rickman, dans une intrigue secondaire mais mémorable, ou encore dans Gosford Park (2001) de Robert Altman, production dans laquelle elle retrouve un univers proche de celui de Upstairs, Downstairs, tout en contribuant à une critique plus acide du système de classes britannique.
Là encore, sa sobriété et son élégance de jeu lui permettent de s’imposer sans surjouer, dans des films au casting dense où la subtilité fait souvent la différence.
Une fin de vie discrète et marquée par les difficultés
La fin de vie de Meg Wynn Owen est malheureusement marquée par des difficultés personnelles, en particulier après le décès de son mari. Elle souffre de troubles de la mémoire et finit par être placée sous tutelle. Une affaire judiciaire éclate après qu’un ami proche, nommé exécuteur de ses biens, est reconnu coupable de lui avoir détourné une grande partie de sa fortune, la laissant dans le besoin durant ses dernières années.
Ces révélations, tardives, soulignent la précarité dans laquelle peuvent parfois se retrouver des artistes ayant pourtant eu des carrières solides, notamment dans le théâtre ou la télévision, sans les avantages financiers du star-system hollywoodien.
Une carrière modeste mais estimée
Meg Wynn Owen ne figure pas parmi les actrices les plus célèbres du Royaume-Uni, mais elle appartient à cette élite discrète du théâtre et de la télévision britannique, dont la qualité du travail est largement reconnue dans le milieu. Elle n’a jamais cherché à devenir une icône, mais plutôt une interprète fiable, capable de transmettre des émotions subtiles, souvent dans des contextes historiques ou sociaux bien définis.
Ses rôles ont peut-être été discrets, mais ils ont souvent enrichi les récits auxquels elle a participé, en apportant de la profondeur aux personnages secondaires, ces figures indispensables à toute bonne fiction.
Meg Wynn Owen, c’est une actrice au parcours classique, fidèle au jeu d’ensemble, dont l’héritage reste celui du sérieux et de la constance, loin des effets de manche, mais toujours à sa place, dans le décor comme dans la mémoire des amateurs de fictions britanniques.